#法语新闻用语

Journal en français facile du 03/04/2016 - 20h00 - 20h10 TU

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RFI
Transcription

Pierre Pillet :
Vous écoutez Radio France Internationale, il est 20 heures en temps universel, 22 heures à Paris et Bruxelles. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre journal en français facile, l'actualité de la journée, celle de demain et pour nous accompagner : Zéphyrin Kouadio. Bonsoir, Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio :
Bonsoir, Pierre, bonsoir à tous.

PP :
Dans cette édition, on va vous parler du « Panama leaks », un scandale d’évasion fiscale international. Les médias commencent à publier des révélations. Des présidents, des sportifs très connus sont impliqués.

ZK :
Des sportifs de haut niveau, il en est aussi question au Royaume-Uni. 150 d'entre eux auraient reçu des produits dopants de la part d'un médecin, c’est-à-dire des produits interdits parce qu'ils faussent les résultats.

PP :
Les avions ont commencé à redécoller de l'aéroport de Bruxelles, en Belgique : trois vols ce dimanche. Le lieu était fermé depuis presque deux semaines à cause des attentats commis par des kamikazes.

ZK :
Et puis à la fin de cette édition : « casser la baraque », c'est l'expression de la semaine dont vous parlera Yvan Amar.

ZK :
Depuis ce soir, les journaux du monde entier commencent à publier des révélations sur un scandale international d’évasion fiscale.

PP :
Plusieurs présidents qui sont en poste actuellement sont cités dans des documents confidentiels que se sont procurés près de 400 journalistes. On trouve aussi des hommes d’affaires et des sportifs connus. Anastasia Becchio, le nombre de documents traités est impressionnant !

Onze millions et demi de documents, 2,6 téraoctets… c’est dix fois plus que le dossier Offshore leaks révélé en 2013. Ces données proviennent des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, un cabinet spécialisé dans le montage de sociétés offshore. Cette masse de documents, qui comporte des mails, des notes, des tableaux, des fax, a été livrée par une source anonyme au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. Pour les décrypter, le journal s’est associé à des dizaines de rédactions à travers le monde et au Consortium international des journalistes d’investigation basé à Washington. Depuis ce soir, donc, ces journaux publient des révélations qui pourraient s’avérer délicates pour certains.

ZK :
Anastasia, quelles sont les personnalités citées dans ces enquêtes ?

Douze chefs d’État (dont six en exercice) sont mis en cause. Il y a aussi des milliardaires, des grands noms du sport comme le footballeur Lionel Messi ou Michel Platini. Tous sont soupçonnés d’avoir recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs. Parmi les noms cités : Nawaz Sharif, le Premier ministre pakistanais, le roi Salman d’Arabie saoudite, le président ukrainien Petro Porochenko, son homologue argentin Mauricio Macri, ou le Premier ministre islandais accusé d’avoir caché durant la crise financière qu’il possédait des obligations bancaires émises par les trois grandes banques qui ont mis l’Islande en difficulté en 2008. Il était donc personnellement intéressé au règlement de la crise des banques. Les révélations éclaboussent des proches de Vladimir Poutine et notamment le parrain de sa fille. Les documents montrent comment les amis du président russe ont amassé et sorti du pays des sommes colossales puisées dans l’argent public.

PP :
Merci, c’était les explications d’Anastasia Becchio. Les mouvements vont commencer ce lundi. Après l'accord entre l'Union européenne et la Turquie, en mars, destiné à stopper l'afflux de migrants qui viennent en Europe, un premier groupe de Syriens va être accueilli en Allemagne.

ZK :
Et des réfugiés bloqués en Grèce vont être renvoyés en Turquie. Il s'agit de ceux qui n'ont pas demandé l'asile ou dont la demande a été refusée.

PP :
Et dans l'actualité, Zéphyrin, ces images : trois avions ont décollé de l'aéroport de Bruxelles, direction l'Italie, la Grèce et le Portugal. Il s'agit des premières liaisons depuis les attentats du 22 mars dans le bâtiment des départs. Deux kamikazes s'étaient fait exploser.

ZK :
Ce dimanche, la plupart des voyageurs sont arrivés très en avance en raison de la mise en place des nouvelles mesures de sécurité. Notre correspondant, Pierre Bénazet, nous explique ce qui se passe désormais entre le moment où on arrive à l'aéroport et celui où on s'assoit à bord de l'avion.

À cause de l'absence de transports en commun (qui n'ont toujours pas été remis en service à l'aéroport de Zaventem) les passagers arrivent tous en voiture ou en taxi. À 300 mètres des bâtiments de l'aérogare, un premier point de contrôle de leur identité et de leur titre de transport est effectué par la police, qui a installé une chicane sur l'arrivée de l'autoroute. Après avoir été déposés dans le seul parking autorisé, ils doivent subir ensuite un contrôle d'identité et des bagages, avant même de pouvoir pénétrer dans le hall d'enregistrement installé dans un bâtiment temporaire en préfabriqué, une mesure réclamée et obtenue par les syndicats de policiers. Après l'enregistrement, un nouveau contrôle a lieu, cette fois à l'endroit habituel car cette partie-là n'a pas été endommagée par la double explosion du 22 mars. Au total, les trois vols qui ont décollé ce dimanche après-midi ont emporté 230 passagers. Pour les vols retour, moins de 120 personnes étaient enregistrées à bord des trois avions. La société gestionnaire de l'aéroport se félicite du bon déroulement de cette première journée mais le petit nombre de passagers en faisait surtout une journée symbolique, prouvant que l'aéroport était capable de rouvrir. Pierre Bénazet, Zaventem, RFI.

PP :
Pour l'instant, seuls 800 voyageurs peuvent être pris en charge par heure au lieu de 4000. Le directeur de l'aéroport espère un retour à la normale fin juin ou début juillet. L'actualité africaine, avec le chef d'Ansaru arrêté dans le centre du Nigeria vendredi.

ZK :
Khalid al-Barnawi était en haut de la liste des terroristes que nous recherchons déclare le porte-parole de l'armée. Ansaru, c'est un groupe terroriste nigérian lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique.

PP :
Il est 21 heures six à Londres... Au Royaume-Uni, un médecin anglais aurait prescrit à des dizaines de sportifs de haut niveau des produits dopants.

ZK :
C'est-à-dire des produits interdits parce qu'ils améliorent les performances et faussent donc les résultats. Cette affaire est révélée par le journal britannique Sunday Times qui a enquêté en caméra cachée. Les explications de Marina Daras.

Filmé en caméra cachée, le médecin londonien Mark Bonar a affirmé aux journalistes du Sunday Times avoir eu un réseau secret de 150 sportifs britanniques et étrangers qu'il aurait traités avec des substances interdites telles que de l'EPO, des stéroïdes et de l'hormone de croissance. Des footballeurs d'Arsenal, de Chelsea et de Leicester City figureraient notamment parmi les sportifs concernés mais les clubs de la Premier League ont formellement démenti cet après-midi tout contact avec le docteur Bonar. Le médecin évoque aussi des cyclistes, des joueurs de tennis, un boxeur britannique, un joueur de cricket et des champions d'arts martiaux. Aucun nom de sportif n'a toutefois été révélé mais le ministre britannique des Sports, John Whittingdale, a immédiatement ordonné l'ouverture d'une enquête indépendante, se disant « choqué et très préoccupé » par cette affaire. Hormis l'enregistrement en caméra cachée, il n'y a pour l'instant aucune preuve matérielle pour prouver ces révélations mais l'UKAD, l'agence anti-dopage britannique, avait déjà reçu une plainte contre Mark Bonar dans le cadre d'une autre affaire de dopage qui avait été classée sans suite. Marina Daras, Londres, RFI.

PP :
Du football sur les terrains cette fois: en France, un partout entre Lorient et Lyon, on joue la seconde période. C'est le dernier match de la 32e journée de championnat. Et comme tous les dimanches, dans votre journal en français facile : l’expression de la semaine.

ZK :
Toujours en rapport avec l'actualité Pierre !

PP :
Yvan Amar a choisi : « Casser la baraque ».

François Fillon, ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, aimerait bien se présenter à la prochaine élection présidentielle en France. Mais on dit qu’il n’est pas très bien parti : les sondages ne lui sont pas très favorables. Pourtant, il vient de déclarer qu’il voulait « casser la baraque… pour la reconstruire autrement ! » Casser la baraque ! Voilà une expression familière ! Une baraque, c’est une cabane, une petite construction. Et en argot, c’est simplement une maison. « Je rentre à la baraque » signifie « je rentre à la maison. » Mais cette formule, casser la baraque, a un sens particulier : c’est avoir un succès extraordinaire. Pourquoi pas à propos d’une élection ! Gagner avec un score formidable, qui fait exploser les prévisions. Ou à propos d’un concert, l’expression peut aussi s’entendre : on pense aux passages de Johnny Hallyday à l’Olympia, quand il n’avait pas 18 ans et que les jeunes spectateurs cassaient les fauteuils pour manifester leur enthousiasme ! Est-ce cela que souhaite François Fillon ? Pas du tout ! Car il ne s’arrête pas là : « Casser la baraque pour la reconstruire autrement » dit-il ! Il transforme cette image de destruction en image de reconstruction; il détourne, il change cette expression. Alors, il surprend d’abord – la formule est familière : c’est étonnant de la part d’un candidat si sérieux – ensuite, il rassure et il propose… une vraie phrase de politicien.

ZK :
Merci Yvan Amar, et à dimanche prochain une nouvelle expression de la semaine.

PP :
C'est la fin de ce journal en français facile que vous pouvez retrouver sur notre site internet : www.rfi.fr. Merci, Zéphyrin Kouadio.

ZK :
Merci, Pierre Pillet, il est 20 heures 10 en temps universel, 22 heures 10 à Paris.

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