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Journal en français facile 29/11 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Sylvie Berruet :
Bonsoir Juliette, bonsoir à tous.

Juliette Jacquemin :  
Le conseil de sécurité des Nations-Unies va se réunir d'urgence à propos de la situation à Alep, dans le nord de la Syrie. Les bombardements continuent, toujours très intenses. Et les rebelles perdent encore du terrain dans la ville.

SB :
Les Cubains continuent à se recueillir par milliers devant les cendres de Fidel Castro sur la place de la révolution à La Havane. Notre envoyée spéciale Véronique Gaymard est allée à leur rencontre.

JJ :
Le Brésil sera en deuil national pour trois jours après la catastrophe aérienne qui a tué 75 personnes dont la plus grande partie d'une équipe de football, près de Medellin en Colombie.

SB :
Et puis le constructeur d'avions Airbus va supprimer plus de 1.500 postes en Europe, et fermer un site. Les explications à la fin de ce journal.

JJ :
C'est un chiffre qui montre, une fois encore, la violence des combats à Alep, dans le nord de la Syrie.

SB :
D'après le Comité international de la Croix-Rouge, 20.000 personnes ont quitté les quartiers contrôlés par les rebelles en seulement 48 heures. Pendant longtemps, elles n'ont pas voulu fuir
car les conditions de sécurité n'étaient pas réunies.

JJ :
Les rebelles, eux, perdent toujours plus de terrain dans les quartiers est de la ville, après un week-end dramatique. Et la population souffre particulièrement de la situation. C'est ce qu'explique Nick Finney, il est respondable, pour la Syrie, de l'Organisation non gouvernementale Save The Children.

« La situation sur le terrain dans la partie-Est d'Alep est actuellement très grave. Au cours des dernières 36 heures, l'offensive sur Alep-Est a déplacé des milliers de personnes, et 250.000 personnes restent coincées dans ce qui constitue en fait la dernière partie de la ville encore tenue par l'opposition. Donc notre organisation, Save the Children, exprime sa vive inquiétude à ce stade, car 100.000 enfants se trouvent dans cette zone, pris au piège. Il n'y a pas d'issue et c'est un territoire qui n'a de cesse de se réduire. Les enfants deviennent des cibles immobiles, ni plus ni moins. Les témoignages qui nous parviennent font état d'une situation terrible, au point que certaines familles craignent de ne pas survivre jusqu'au lendemain... »

JJ :
Le responsable de Save The Children, Nick Finney, il était interrogé par Nicolas Falez. Et le conseil de sécurité de l'ONU va se réunir en urgence, demain, pour étudier la situation à Alep. C'est la France qui réclamait cette réunion.

SB :
Le Rwanda annonce qu'il a ouvert une enquête sur le rôle des responsables français, dans le génocide de 1994.

JJ :
Un génocide qui a fait 800.000 morts, surtout dans la minorité tutsi. Une commission rwandaise a publié une liste de 22 officiers supérieurs français. Elle les accuse d'être impliqués dans le génocide. C'est une réponse à la décision de deux juges français, de relancer l'enquête sur l'attentat contre l'ancien président Juvénal Habyarimana.

SB :
Les dirigeants de gauche d'Amérique du Sud arrivent à Cuba pour un dernier hommage à Fidel Castro, mort vendredi dernier à l'âge de 90 ans.

JJ :
Nicolas Maduro, le président vénézuélien est arrivé hier soir. Le chef d'état bolivien Evo Morales est aussi sur l'île. Les obsèques auront lieu dimanche. Mais depuis hier les Cubains peuvent se recueillir devant les cendres de Fidel Castro, sur la place de la Révolution à La Havane. Des centaines de milliers de personnes ont déjà fait le déplacement. Et l'ambiance est au recueillement. Le reportage de notre envoyée spéciale Véronique Gaymard.

L’ambiance dans la capitale est étonnamment calme. Le reggaeton et la salsa ont cédé la place à des chants à la gloire de Fidel Castro, comme celui-ci diffusé sur Radio Rebelde. Luis, économiste reconverti en chauffeur de taxi est ému : « Moi, je suis né dans la période de la révolution en 1970. Je lui dois beaucoup à Fidel. Si ça se trouve, avec le type de gouvernement qu’il y avait avant ici, je n’aurais été personne. Avec la révolution, j’ai pu étudier, j’ai eu mon diplôme en économie, même si aujourd’hui je suis chauffeur de taxi. J’ai un travail, une famille, une maison, j’ai tout, grâce à la Révolution. » Soudain Luis arrête la voiture. Des cortèges encadrés par des motards passent devant nous : « Il y a des présidents de plusieurs pays qui arrivent pour l’acte d’hommage place de la Révolution. » Carlos Alberto Pis Rodriguez lui, s’est déjà rendu sur la place de la révolution et il s’y est pris très tôt lundi avec ses confrères dentistes de sa clinique : « On est partis à 5 heures du matin, et la place était déjà remplie de monde. On a réussi à y pénétrer vers 10heures 30. Ici à La Havane mais aussi dans toutes les provinces de Cuba. » Sur Radio Rebelde, les émissions se succèdent à la gloire de Fidel Castro, des images de l’urne où reposent ses cendres ont été diffusées ce lundi. Elles seront acheminées jusqu’à Santiago de Cuba en suivant le cortège de la victoire, en référence à sa conquête de Cuba en 1959. Manu Pochez, Véronique Gaymard, La Havane, RFI

SB :
Une minute de silence observée en France avant les matchs de foot de ligue 1 et de ligue 2, ce soir et demain...

JJ :
c'est l'un des nombreux hommages célébrés dans le monde entier, après l'accident de l'avion qui transportait l'équipe brésilienne de Chapecoense. L'avion s'est écrasé, près de Medellin, en Colombie. Il y a 75 morts, et parmi eux presque toute l'équipe. Seules six personnes ont survécu. L'équipe se rendait en Colombie pour disputer la finale de la Copa Sudamericana... Au Brésil il y aura trois jours de deuil... Le Brésil qui est sous le choc. François Cardona.

Dans la ville de Chapeco, tout au Sud du Brésil, un deuil de 30 jours a même été annoncé par la mairie. Les fêtes de fin d'année sont annulées. Ses 200 mille habitants sont sous le choc. Des célébrations et une veillée funèbres sont organisées depuis le début de la journée dans le stade la ville. Le modeste club Chapecoense avait surpris tout le pays en arrivant en finale de la coupe Sud-americana pour la première fois de son histoire, après avoir réussi à éliminer en demi-finale l'équipe argentine de San Lorenzo. Le crash et la disparition de la quasi totalité de l'équipe bouleverse le Brésil tout entier. D'autant que parmi les victimes se trouvent aussi une vingtaine de journalistes et de cameramans, qui venaient couvrir la finale à Medellin. La confédération brésilienne de football a donc décrété une semaine de deuil. La finale de la coupe du Brésil, qui devait avoir lieu dimanche prochain, a été reportée au 11 décembre. Un mouvement de solidarité prend même de l'ampleur parmi les clubs brésiliens, qui ont proposé de mettre des joueurs gratuitement à disposition du club endeuillé, pour qu'il puisse participer aux compétitions l'année prochaine. Ils ont même suggéré qu'il ne puisse pas être rétrogradé durant les 3 prochaines saisons. François Cardona. Rio de Janeiro. RFI

SB :
L'homme qui a blessé neuf personnes hier, près d'une université, dans l'Ohio, dans le nord-est des Etats-Unis, était un « soldat » de l'organisation État islamique.

JJ :
C'est le groupe terroriste qui l'affirme aujourd'hui dans un communiqué. Mais les autorités américaines précisent qu'il s'est radicalisé tout seul. Le jeune homme d'origine somalienne avait blessé neuf personnes avec sa voiture et avec un couteau, avant d'être tué par un policier.

SB :
L'équipe qui va travailler avec Donald Trump, quand il deviendra officiellement président des États-Unis, compte une nouvelle personne.

JJ :
Il s'agit de Tom Price. Il va devenir ministre de la santé. C'est une mauvaise nouvelle pour l'Obamacare, ce système de santé mis en place par Barack Obama pour offrir une assurance maladie aux plus pauvres. Tom Price s'y est toujours opposé très fermement. Il est aussi connu pour être anti-avortement. Donald Trump explique que Tom Price est « exceptionnellement qualifié pour mener à bien le projet de supprimer, et de remplacer l'Obamacare ».

SB :
Une restructuration massive pour le constructeur d'avions Airbus en Europe : 1.164 postes vont être supprimés...

JJ :
La décision a été confirmée par le comité européen, aujourd'hui à Toulouse. C'est le secteur administratif qui va être le plus touché. Explications, avec Myriam Berber :

C'est le résultat d'un plan de restructuration qui vise à réduire les coûts. 1 164 postes sont supprimés, en Europe. La direction annonce la fermeture du site de Suresnes, près de Paris, en 2018, qui emploie plus de 600 personnes aujourd'hui, ce qui entrainera 308 suppressions de postes et 150 mobilités de Suresnes vers le site de Toulouse. Ce sont les services liés à l’innovation technologique, la communication et la stratégie qui sont les plus affectés. L’objectif de ce plan de restructuration, baptisé Gemini, est de concentrer sur Toulouse toutes les fonctions sièges du groupe qui sont, actuellement réparties sur quatres sites, Toulouse, Paris, Suresnes, et Ottobruneu, près de Munich. Cette fusion va permettre d'éliminer les doublons qui existent, entre les différents sites. Et générer une cinquantaine de millions d'euros d'économies. Les syndicats dénoncent une logique financière, alors qu'Airbus dispose d'un carnet de commandes record de mille milliards d'euros. Mais la direction met en avant la réduction des coûts, pour faire face à la concurrence de l'américain Boeing et des avionneurs chinois.

JJ :
RFI, 21h10 à Paris, merci Sylvie Berruet. Belle soirée à tous sur la radio du monde.

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