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Journal en français facile 28/09/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous

RA : À la une de l'actualité ce soir : les affrontements dans le Haut-Karabakh. C'est une région séparatiste d'Azerbaïdjan, soutenue par l'Arménie. Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées depuis hier. Aujourd'hui le Président turc Recep Tayyip Erdogan a apporté son soutien à l'Azerbaïdjan.

SB : C'est la fête la plus importante du judaïsme aujourd'hui. Yom Kippour se tient dans un contexte particulier avec la pandémie de coronavirus et les habitants d'Israël à nouveau confinés.

RA : Et puis Uber pourra continuer à exercer à Londres pendant au moins 18 mois. C'est ce qui ressort d'une décision en appel de la justice britannique. Une nouvelle bataille remportée par la société américaine de réservation de voitures.

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SB : Les combats se sont poursuivis ce lundi dans la région du Haut-Karabakh.

RA : Région séparatiste située à l'ouest de l'Azerbaïdjan, où vivent en majorité des Arméniens. Le conflit oppose donc les forces d'Azerbaïdjan aux forces arméniennes. Et c'est un conflit qui dure depuis près de 30 ans et il y a régulièrement des regains de tensions, c'est le cas depuis hier dimanche avec les combats les plus meurtriers depuis 2016. Plus de 60 personnes ont été tuées en deux jours selon des bilans incomplets. Et ce conflit pose question car les puissances régionales ont un rôle à jouer, et en premier lieu la Turquie. Ankara, ennemi de l'Arménie, soutient donc l'Azerbaïdjan. Et le Président Recep Tayyip Erdogan a pris la parole aujourd'hui pour le rappeler.  Correspondance d'Anne Andlauer.

Dans son premier discours depuis la reprise des combats dans le Haut-Karabagh, Recep Tayyip Erdogan n’a pas appelé une seule fois à l’apaisement et à un cessez-le-feu. Au contraire, le président turc a rappelé que son pays était prêt à soutenir, « par tous les moyens », je cite, « le pays frère et ami qu'est l'Azerbaïdjan » : « Le temps est venu pour que cette crise qui a commencé avec l'occupation du Haut- Karabakh prenne fin. Aussitôt que l'Arménie aura quitté le territoire azerbaïdjanais qu'elle occupe, la région retrouvera la paix et la sérénité. » Recep Tayyip Erdogan s’en est ensuite pris aux trois médiateurs du « Groupe de Minsk » – la Russie, les États-Unis et la France –, accusés d’avoir « tout fait pour ne pas résoudre ce conflit depuis 30 ans ». Le président turc a donné entièrement raison à Bakou : « L’Azerbaïdjan vous avait demandé de résoudre ce problème… À qui appartiennent les territoires sous occupation ? À l’Azerbaïdjan ! Estimant que l’heure des comptes était arrivée, l’Azerbaïdjan n’a pas eu d'autre choix que de prendre les choses en main. » La Turquie, par la voix du porte-parole du parti au pouvoir, a en revanche fermement démenti les accusations de l’Arménie, qui faisaient état de l’envoi par Ankara d’armements et de mercenaires dans le Haut-Karabagh. Anne Andlauer Istanbul RFI.

RA : Et a noter que le conflit dans le Haut-Karabakh sera au programme d'une réunion d'urgence à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU demain mardi, à la demande de  plusieurs pays européens.

SB : Emmanuel Macron veut s'impliquer davantage dans la crise en Biélorussie.

RA : Le Président français est en visite en Lituanie depuis aujourd'hui. Il doit rencontrer demain la cheffe de file de l'opposition Svetlana Tikhanovskaïa qui vit désormais en exil en Lituanie, une grande partie de l'opposition a trouvé refuge à l'étranger. Ce n'était pas le cas de Svetlana Alexievitch, écrivaine, autre figure du mouvement pro démocratie, qui vivait en Biélorussie. Mais ce lundi l'une de ses amies a annoncé son départ pour l'Allemagne. Svetlana Alexievitch doit recevoir des soins médicaux. Explications Heike Schmidt.

Les forces de l’ordre surveillaient et harcelaient Svetlana Alexievitch depuis des semaines. Le prix Nobel obtenu en 2015 n’a donc pas pu protéger cette écrivaine âgée de 72 ans – confrontée à des menaces à cause de son engagement pour une transition démocratique. À la fin du mois d’août, alors qu’elle est convoquée par la police et refuse de s’y rendre, Svetlana Alexievitch déclare à la presse, je cite : « Les autorités essaient de nous faire peur, mais nous ne sommes coupables de rien. Nous voulons juste vivre en liberté. » Membre du Conseil de coordination formé pour promouvoir une transition pacifique, elle se trouvait en première ligne de la révolte contre l’autocrate Alexandre Loukashenko. Parmi les sept membres de ce conseil, Svetlana Alexievitch était la seule encore en liberté et en Biélorussie – les six autres étant soit arrêté soit contraints à l’exil…comme Svelana Tikhanovskaïa, le visage le plus connu du mouvement de contestation refugiée en Lituanie. Pour autant, Svetlana Alexievitch a fait savoir qu’elle ne renoncera pas son engagement politique et qu'elle quitte son pays uniquement pour des raisons médicales. L’écrivaine compte bien revenir à Minsk dans un mois.

SB : Direction à présent Israël où l'on célèbre Yom Kippour ce lundi.

RA : C'est la fête la plus importante du judaïsme, pour les croyants c'est une journée de jeûn et de prières. Et à cette occasion le pays fonctionne au ralenti, les transports en commun sont arrêtés, les déplacements en voiture sont extrêmement rares. Cette année en raison de la pandémie de coronavirus la fête est un peu gâchée car depuis la semaine dernière l'ensemble de la population d'Israël est à nouveau confinée. Alors les habitants célèbrent comme ils peuvent Yom Kippour, quitte parfois à ne pas respecter strictement les mesures. C'est un reportage à Tel Aviv de Guilhem Delteil.

Ashley Millner et Daria Tarkhov sont assises sur un banc face à la mer Méditerranée. Les deux jeunes femmes portent une tenue de sport. Cette pause conclut une séance d’exercice physique sur le front de mer. C’est conforme aux consignes gouvernementales, soulignent-elles. Mais Ashley Millner relève une souplesse dans l’application des règles de confinement. « Je n’ai pas l’impression qu’il y ait une application aussi stricte que lors du premier confinement. Je crois que la police aussi en a marre de ces règles ! Ce n’est pas que le corona n’est pas un sujet important mais tout le monde, je crois, a perdu la confiance placée dans le gouvernement et ils s’en moquent. » Habituellement, ces deux trentenaires respectent les traditions de Kippour, la fête du Grand Pardon : elles jeûnent notamment durant toute la journée. Mais cette année, ajouter des restrictions religieuses au confinement était trop dur, juge Daria Tarkhov. « Cette année, nous avons décidé de ne pas jeûner. Car c’est très dur déjà de se sentir comme en prison, ou qu’on n’a pas le droit de faire quoi que ce soit. » Toutes deux tiennent également leur téléphone en main. Conformément aux règles religieuses, Daria Tarkhov s’en passe habituellement pendant cette journée de fête. Mais 2020 est une année exceptionnelle. « Je pense que Dieu me pardonnera (rires). Parce que les temps sont difficiles. » Sur Twitter, le chanteur Aviv Geffen estime même que « cette année, c’est Dieu qui doit demander pardon ». Guilhem Delteil, Tel Aviv, RFI.

SB : Et puis dans l'actualité économique une nouvelle bataille judiciaire remportée par Uber.

RA : Uber la société de réservation de voitures. Ce lundi un tribunal de Londres se penchait sur une décision de la capitale britannique de suspendre son permis, pour des raisons de sécurité. Mais Uber avait fait appel, et Uber a gagné ce lundi en appel. La société pourra continuer à exercer à Londres pour 18 mois. Explications Altin Lazaj.

Pour le juge du tribunal de Londres en charge du dossier, Uber a pris les mesures nécessaires pour rendre ses services plus sûrs pour les passagers. L'autorité des transports londoniens lui avait en retiré en novembre dernier son permis pour des raisons de sécurité. Elle estimait notamment que le système informatique de la plateforme ne permettait pas d’éviter le travail des conducteurs sans permis ou sans assurances.Uber a toutefois continué d’exercer dans l’attente de la décision de justice. Une décision qui a exacerbé la colère des chauffeurs de taxi qui voient d’un mauvais œil la concurrence des chauffeurs d’Uber. La firme californienne est en effet très implantée à Londres ou elle compte 45 000 conducteurs et plus de 3 millions et demi de clients. Cette victoire judiciaire n’est pas une première pour Uber. La plateforme de réservation en ligne avait déjà été privée d'exercer en septembre 2017 par la ville de Londres pour les mêmes raisons, mais la cours d’appel lui avait reconduit son permis pour 15 mois.

RA : Et cette victoire va faire du bien à Uber durement touché par la pandémie de coronavirus, la société américaine a enregistré au deuxième trimestre une perte d'1,8 milliards de dollars.

SB : Enfin en tennis la deuxième journée de Roland Garros.

RA : À nouveau sous un temps très mauvais. À retenir, la qualification pour la deuxième tour de l'Espagnol Rafael Nadal vainqueur 12 fois du tournoi, qualification également de Dominic Thiem. Grosse déception côté français avec l'élimination de Gaël Monfils. Et puis le match marathon du jour : la défaite du Français Corentin Moutet 18-16 au 5e set, après plus de 6h de match. C'est le deuxième match le plus long de l'histoire de Roland Garros

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