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Journal en français facile 28/01/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Raphaël Devolvé : Avec moi pour présenter ce Journal en français facile, Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

SB : Bonsoir Raphaël, bonsoir à tous.

RD : Dans ce journal, nous évoquerons la grande actualité internationale du jour. Le plan de paix américain pour le conflit israélo-palestinien. Il a été dévoilé par le président des États-Unis ce mardi. Le plan propose une paix à travers la répartition de territoires à chacune des deux parties. Jérusalem serait la capitale d'Israël et Jérusalem-Est celle de la future Palestine. Mais les Palestiniens ne veulent pas de ce plan. Leur dirigeant l'a dit ce soir.

SB : Le coronavirus venu de Chine continue d'inquiéter le monde. À l'image de ce qu'a décidé Hong Kong ce mardi, le territoire partageant une frontière avec la Chine a décidé de fermer plusieurs de ses points de passage. La maladie respiratoire a déjà fait plus de 100 morts en Chine où l'on compte également plus de 4 500 cas.

RD : Et puis nous irons également en Belgique. L'ancien roi des Belges, Albert II a fini par reconnaître une fille qu'il a eue avec une autre personne que son épouse. Delphine née en 1968. Il y a un mot pour définir ce cas précis. En français, on parle de fille adultérine.

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SB : Il devait le présenter depuis longtemps. Donald Trump a dévoilé son plan de paix pour le conflit entre Israël et les Palestiniens.

RD : Le président américain l'a dévoilé à la Maison Blanche où se trouvait également Benyamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, ce mardi. Le plan prévoit notamment de créer deux États. Une carte présentant l'étendue de chacun des territoires a notamment été présentée par Donald Trump. Le plan prévoit aussi de faire de Jérusalem, la capitale officielle d'Israël. La partie Est de Jérusalem serait, elle, la capitale de la future Palestine. Écoutons le président américain, tout à l'heure, à la Maison Blanche :

« Cette carte va plus que doubler le territoire palestinien et offrir une capitale à Jérusalem-Est où les Américains ouvriront fièrement une ambassade. Aucun Palestinien ou Israélien ne sera déraciné de chez lui. Israël travaillera de près avec une personne merveilleuse, le roi de Jordanie, pour s’assurer que le statu quo sera préservé sur le mont du Temple et que des mesures fortes seront prises pour s’assurer que tous les musulmans qui veulent visiter en paix la mosquée al-Aqsa et y prier puissent le faire. Notre vision mettra un terme au cycle de la dépendance des Palestiniens vis-à-vis de l’aide étrangère. Pour garantir le succès d’un État palestinien, nous demandons aux Palestiniens de relever le défi d’une coexistence pacifique. Cela inclue l’adoption de lois qui garantissent les droits de l’homme, protègent contre la corruption financière et politique, qu'ils stoppent les activités nocives du Hamas, du Jihad islamique et des autres ennemis de la paix, mettent fin à la propagande haineuse contre Israël, c’est un aspect très important, et mettent un terme définitif à toute compensation financière accordée aux terroristes. »

RD : Le président américain Donald Trump, tout à l'heure, à la Maison Blanche.

Et du côté des Palestiniens, il y avait une réunion à Ramallah, ce mardi soir. Toutes les branches politiques du peuple palestinien étaient représentées. Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, a déclaré, je cite, que « ce plan ne passerait pas ». Et puis, une autre grande puissance, la Russie, a réagi. Elle appelle Israéliens et Palestiniens à négocier directement.

SB : L'épidémie de coronavirus, une grave maladie respiratoire, dépasse désormais les 100 morts en Chine. Il y aurait également 4 500 personnes atteintes du virus dans tout le pays.

RD : Le virus, qui est apparu en premier dans la ville de Wuhan, depuis ce week-end, 56 millions de personnes sont coupées du monde dans la région où se trouve la ville pour éviter de transmettre la maladie ailleurs. Ce coronavirus s'est d'ailleurs déjà transmis dans d'autres villes chinoises, mais aussi d'autres pays. Hong Kong, qui fait partie de la Chine mais avec un statut spécial, a déjà huit malades sur son territoire. La région à moitié autonome a pris de nouvelles mesures pour se protéger de la vue de la maladie. Plusieurs de ses frontières avec la Chine ont ainsi été fermées. Les détails de notre journaliste à Hong Kong, Florence de Changy.

Le visage camouflé par un masque chirurgical, la chef de l’exécutif de Hong Kong Carrie Lam a annoncé d’un ton grave, mardi en fin de journée, une série de nouvelles mesures pour lutter contre l’arrivée du virus de Wuhan à Hong Kong. À partir de jeudi à minuit, six des 14 points d’entrée entre la Chine et Hong Kong seront fermés. Les arrivées par train et par ferry seront interrompues, les arrivées par avion diminuées de moitié et le trafic routier considérablement réduit. D’autres mesures administratives devraient totalement stopper l’arrivée des touristes chinois. Les livraisons notamment de nourriture seront toutefois toujours autorisées. L’Association des médecins du secteur public a estimé ces mesures encore insuffisantes et menace de faire grève. Lundi, des professeurs d’épidémiologie de l’université de Hong Kong ont estimé le nombre de personnes contaminées, dans la seule ville de Wuhan, de l’ordre de 44 000, et non 3 000 comme l’affirment les autorités chinoises. Sur les 44 000, environ la moitié serait des « porteurs sains », encore en période d’incubation. Selon ces médecins, l’épidémie devrait connaître un pic en avril ou mai, avant de s’atténuer. Florence de Changy, Hong Kong, RFI.

RD : Et puis aux États-Unis, des chercheurs des instituts de santé travailleraient d'ores et déjà à l'élaboration d'un vaccin, c'est-à-dire un moyen de protéger les humains d'une infection. Leurs travaux pourraient durer jusqu'à six mois. Aussi, en France, un quatrième cas de coronavirus a été détecté. Un touriste chinois actuellement dans un état grave.

SB : Les États-Unis ont dit être déçus par le gouvernement britannique. Londres a donné son accord au chinois Huawei pour sa participation au futur réseau 5G.

RD : Le réseau 5G, c'est la prochaine génération d'internet pour téléphone portable bientôt développé au Royaume-Uni, mais également dans d’autres pays du monde. Huawei sera donc intégré au projet, mais le fabricant de téléphones chinois est pourtant considéré comme un équipementier télécoms « à risque » par le gouvernement britannique. Huawei souvent accusé d'être un espion du gouvernement chinois, notamment par les États-Unis. Il faut toutefois préciser que cette participation chinoise à la 5G au Royaume-Uni ne sera que limitée. Les précisions à Londres de Muriel Delcroix.

Les pressions et menaces de Washington n’y auront rien fait : Boris Johnson a tranché et décidé d’autoriser Huawei à jouer un rôle dans la construction du réseau 5G britannique. Néanmoins, pour amoindrir la colère des États-Unis qui accusent régulièrement l’équipementier chinois d’espionnage pour le compte de Pékin, Londres a pris soin de limiter l’implication du géant des télécoms. Qualifié de « fournisseur à haut risque », Huawei ne pourra participer qu’aux infrastructures comme les antennes ou les stations relais, il sera exclu du traitement des données comme de tous les réseaux et lieux sensibles tels que les sites nucléaires et les bases militaires. Par ailleurs, la part de marché du groupe chinois sera plafonnée à 35%. Ces précautions seront-elles suffisantes pour apaiser le gouvernement américain ? Pas si sûr, alors que Donald Trump a clairement averti que la coopération bilatérale en matière de renseignement serait compromise. Qui plus est, Londres prend le risque de mécontenter les États-Unis au moment même où le pays espère négocier un accord commercial privilégié avec Washington après le Brexit. Mais si Boris Johnson a pris ce risque, c’est qu’il mise sur les retombées économiques du développement de nouvelles infrastructures télécoms et d’un réseau 5G high-tech qui pourraient attirer les investisseurs étrangers. Muriel Delcroix, Londres, RFI.

SB : C'est une reconnaissance qui était attendue en Belgique. L’ancien roi, Albert II a reconnu un enfant qu'il a eu avec une autre femme que son épouse.

RD : Il s'agit d'une fille appelée Delphine et âgée aujourd'hui de 52 ans. Des procédures judiciaires étaient en cours, il a donc fini par reconnaître sa fille. À Bruxelles, Pierre Benazet.

Depuis un article de presse en 1997, puis un livre cinq ans plus tard, l’existence de Delphine était en Belgique un secret de polichinelle. Née d’une relation hors mariage entre le prince Albert, à l’époque, et une certaine Sybille de Sélys Longchamps, Delphine a fini par reprendre le nom de jeune fille de sa mère après avoir porté le nom de Boël, le mari de celle-ci. Elle a entamé des procédures judiciaires de reconnaissance en paternité en 2013, l’année de l’abdication d’Albert II. Six ans plus tard, après de multiples rebondissements, où l’ancien roi des Belges a tout fait pour nier cette paternité, Albert II a fini ce lundi soir par se plier à contrecœur et reconnaître les preuves de l’analyse ADN imposée par la justice. Une reconnaissance du bout des lèvres puisque dans son communiqué, il affirme, je cite « une paternité légale n’est pas nécessairement le reflet d’une paternité biologique ». L’ancien roi continue à appeler sa fille Delphine Boël et ceci pourrait d’ailleurs ouvrir un nouveau feuilleton judiciaire sur le nom qu’elle va désormais porter. Elle ne pourra pas porter le titre de princesse, mais elle aura le droit de porter le nom de famille de son père. Mais Albert II n’a pas de nom de famille à part le titre de prince de Belgique et le patronyme dynastique des Saxe-Cobourg-Gotha n’est plus usité depuis un siècle dans la famille royale. Pierre Benazet, Bruxelles, RFI.

RD : Fin de ce Journal en français facile.

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