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Journal en français facile 27/10/2020 20h00 GMT

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RFI
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Aurélien Devernoix : Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile.
Les pays européens continuent d'annoncer de nouvelles mesures de restriction pour faire face à la deuxième vague de Covid-19. Mais elles ne font pas toujours l'unanimité : des manifestations ont ainsi eu lieu en Italie. 

Nous rejoindrons également nos envoyés spéciaux dans le Haut Karabagh où les combats entre forces arméniennes et azerbaïdjanaises continuent de faire rage. Des civils commencent à prendre les armes pour défendre la ville de Stepanakert.

La diplomatie américaine à la manœuvre pour contrarier les ambitions chinoises. Washington a signé un accord de défense avec l'Inde, en conflit territorial avec Pékin, accord portant sur l'échange de données militaires.

Et puis la campagne de boycott contre les produits français se poursuit dans plusieurs pays musulmans. La position d'Emmanuel Macron sur la question des caricatures du prophète Mohamet suscite toujours de nombreuses réactions, notamment en Tchétchénie. 

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AD : Mais tout d'abord en France, Emmanuel Macron s'exprimera demain à 20h heure de Paris pour évoquer la situation sanitaire dans le pays. Le président français devrait annoncer de nouvelles mesures de restriction. Celles-ci seront ensuite discutées au Parlement jeudi a précisé de son côté le Premier ministre Jean Castex. Un premier conseil de défense s'est tenu ce mardi au palais de l'Élysée, la résidence du chef de l'État. Plusieurs options ont été discutées, notamment celle d'un reconfinement national. Il s'agirait du scénario privilégié par les autorités selon des informations publiés par plusieurs médias français ce soir. La situation sanitaire est très dégradée dans le pays : plus de 33 000 nouveaux cas ont été détectés ces dernières 24 heures et 523 morts déplorés selon l'agence Santé Publique France. La France pourrait donc à nouveau se calfeutrer, se mettre à l'abri contre le coronavirus.

La deuxième vague qui provoque une multitude de décisions sanitaires en Europe. En Italie, par exemple, les bars et restaurants ne peuvent plus servir à partir de 18h. Une décision qui ne passe pas dans le pays. Après Naples, des manifestations ont eu lieu la nuit dernière dans plusieurs grandes villes dont Milan et Turin. La correspondance à Rome d'Anne le Nir

Après Naples, dans toutes les grandes villes d’Italie la colère s’intensifie contre les nouvelles mesures qui obligent les bars et restaurant à ne plus servir de clients à table dès 18h et suspendent pratiquement toutes les activités culturelles et sportives -même en petits groupes. Au cours des manifestations de la nuit dernière, selon les informations des médias ce mardi, une trentaine d’interpellations ont été effectuées par les forces de l’ordre dont celles de 13 mineurs à Milan et de 5 adultes « ultras » à Turin. D’autres manifestations ont eu lieu ce mardi dans le sud du pays. Et d’autres encore sont prévues pour demain, notamment à Rome. Déçus par le gouvernement qui semble naviguer à vue dans sa lutte contre la propagation du coronavirus, par milliers les Italiens descendent dans les rues et expriment leur sentiment d’exaspération, scandant ces slogans: « Laissez-nous travailler. Liberté, Liberté ! ». Et parfois ils passent à la violence. Comme à Turin où des boutiques de luxe ont été saccagées et à Milan où des tramways ont été vandalisés. Il faut toutefois préciser que ce sont des jeunes, et moins jeunes, d’extrême droite, ou des activistes, provenant des centre sociaux autogérés, qui sont à l’origine des violences et non pas tous les manifestants, dispersés par la police anti -émeute ,à coup de gaz lacrymogènes. Mais le gouvernement n’en redoute pas moins une bombe sociale. C’est pourquoi des aides financières plus consistantes, pour les secteurs en difficulté, seront versées au plus tard le 15 novembre selon les promesses du ministre de l’Économie, Roberto Gualtieri. Anne Le Nir Rome RFI. 

AD : Et à noter que le président algérien Abdelmajid Tebboune a été hospitalisé ce mardi : il présente des symptômes du Covid-19, mais son état de santé n'inspire aucune inquiétude selon la présidence. Le chef de l'État algérien est âgé de 74 ans.

En Argentine, la légende du football Diego Maradona a été placé à l'isolement. Le double champion du monde, qui entraîne aujourd'hui le club de Gimnasia la Plata, a été en contact avec une personne malade. Quarantaine également pour le chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov.

Au lendemain de l'échec d'une nouvelle tentative de cessez-le-feu, l'Azerbaïdjan accuse l'Arménie d'avoir tué au moins 4 civils après un tir de missile dans la région de Barda. L'Arménie dément toute attaque. Dans le Haut Karabagh, région disputée par les deux pays, les affrontements eux se poursuivent. Nos envoyés spéciaux Anastasia Becchio et Richard Riffonneau se trouvent à Stepanakert, la principale ville de la zone où la plupart des habitants ont fui. Mais quelques-uns refusent d'abandonner leur maison. Reportage aux côtés d'un vétéran de la première guerre du Haut Karabakh dans les années 90, qui participe à sa manière, à la défense de la ville. 

Qu’il soit au volant de son 4x4 ou à pied dans les rues de Stepanakert, Artur Arustamyan ne se déplace jamais sans son fusil automatique. Une habitude que cet ancien policier de 60 ans, à la retraite a prise ces dernières semaines. « Vous avez sans doute entendu parler de ces saboteurs… il y en a beaucoup un peu partout, surtout dans le sud, mais rien ne dit que demain ils ne viendront pas ici. C’est pourquoi, toutes les nuits on organise des rondes autour de la ville » . Lorsque cette guerre a débuté, fin septembre, Artur a conduit son épouse, ses filles, belle fille et petits enfants à Erevan, avant de revenir à Stepanakert, au plus près de son fils, qui est sur le front. Son beau-fils a lui été blessé dans les combats. Lui, qui a fait la guerre des années 90, et qui y a perdu son jeune frère, assiste presqu’impuissant à une nouvelle hécatombe. « Il y a énormément de morts. Personne n’en connait le nombre exact, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils sont très nombreux. Tous les corps n’ont pas encore été retrouvés. On ne sait pas si ces personnes sont mortes, ou disparues ou retenues en otage, il n’y a pas beaucoup d’information. Mais le nombre de victimes est élevé ». Artur suit avec inquiétude les nouvelles du front, en particulier dans le sud, près du corridor stratégique de Lachin. Si Lachin était menacée, soupire-t-il, ce serait terminé pour nous, avant d’ajouter : « mais nous nous battrons jusqu’au bout ».

AD : La médiation tentée par les États-Unis le week-end dernier n'aura donc pas abouti. Washington qui poursuit par ailleurs ses efforts diplomatiques en Asie. Le secrétaire d’État et le ministre américain de la défense étaient en visite officielle en Inde ce mardi. Ilss en ont profité pour signer avec le gouvernement indien un accord important d’échange de données militaires. Explications de notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis

Le Basic Exchange and Cooperation agreement, ou BECA, va permettre un échange direct d’informations satellites et topographiques entre les armées indiennes et américaines. La plupart de ces données ne seront pas classées défense, mais une clause autorise également cette option. Cela offrira d’abord à l’Inde des cartes plus précises de la sous-région, et particulièrement du Pakistan et de la Chine, deux pays hostiles à l’Inde. Mais cela permettra surtout à l’armée indienne de synchroniser ses instruments avec les satellites américains et son système GPS, afin d’offrir une plus grande précision à ses missiles et ses drones. C’est le 4e accord en 18 ans entre les deux pays concernant les échanges d’informations militaires, et cela renforce encore plus leur alliance dite de l’indopacifique, dont le but est de contrer l’influence de la Chine dans la région. Pékin a d’ailleurs reçu le message, et a exhorté les États-Unis, je cite, « de cesser de semer la discorde entre la Chine et les pays de la région ». Une discorde qui est déjà bien établie: les armées indiennes et chinoises se sont affrontées dans les montages du Ladakh en juin dernier, causant la mort de 20 soldats indiens et d’un nombre indéterminé de Chinois.

AD : Les États-Unis dont un ressortissant a été enlevé ce mardi au Niger. Des hommes armés sont venus le chercher dans son domicile situé non loin de la frontière avec le Nigeria.

Par ailleurs 300 migrants ont été secourus ces deux derniers jours au large de la Mauritanie. Ils cherchaient à atteindre l'archipel espagnol des Canaries. Deux personnes au moins auraient péri. 4 exilés dont deux enfants se sont également noyés après être tombé d'une embarcation qui tentait de rejoindre la Grande Bretagne depuis les côtes françaises.

La France toujours vilipendée, critiquée, dans le monde musulman. En cause, les déclarations d’Emmanuel Macron défendant le droit à caricaturer le prophète Mohamet. Les réactions se multiplient, parfois d’une très grande violence. C’est le cas en Tchétchénie où les autorités locales, dont le dirigeant Ramzan Kadyrov, accusent le président français de pousser les Musulmans au terrorisme. Correspondance à Moscou de Daniel Vallot

Dans un premier message publié après la mort de Samuel Paty, Ramzan Kadyrov avait présenté ses condoléances, mais il avait insisté sur la responsabilité de la France dans la mort du professeur d’histoire. Ce mardi dans un long texte publié sur les réseaux sociaux, le dirigeant tchétchène va beaucoup plus loin, en comparant Emmanuel Macron à un « terroriste qui appelle les Musulmans à commettre des crimes ». En soutenant la publication des caricatures de Mahomet, le président français est devenu aux yeux de Ramzan Kadyrov, « le chef de file du terrorisme en France. » « Stoppez les provocations et les attaques contre la foi islamique », conclut le dirigeant tchétchène, « avant qu’il ne soit trop tard » fin de citation. Le texte de Ramzan Kadyrov fait écho celui publié quelques heures auparavant par le Mufti de Tchétchénie, qui faisait d’Emmanuel Macron le « terroriste numéro 1 » et qui accusait à tort le président français d’avoir ordonné l’accrochage des caricatures sur tous les édifices de France. En janvier 2015, après la tuerie de Charlie Hebdo, les autorités tchétchènes avait mobilisé dans la rue des centaines de milliers de personnes. Non pas pour protester contre la mort des journalistes français, mais pour dénoncer les insultes faites à l’Islam. Daniel Vallot Moscou RFI. 

AD : On termine avec du football. 8 matchs de Ligue des Champions se disputent ce soir. À suivre notamment le déplacement du Real Madrid à Mönchengladbach en Allemagne et celui de Manchester City à Marseille. Demain le FC Barcelone jouera sur la pelouse de la Juventus Turin. 

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