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Journal en français facile 27/05/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Jérôme Bastion : Bienvenue sur Radio France internationale, il est 22h à Paris, 20 h en temps universel, et c'est l'heure de votre Journal en français facile.

- Le premier vol habité de la fusée SpaceX, un engin privé qui appartient à l'entrepreneur Elon Musk, également patron des voitures électriques Tesla, est sur le point de démarrer au centre spatial Kennedy, en Floride, si la météo reste calme.

- La petite enclave de Hong Kong sur des charbons ardents alors que le bras de fer avec Pékin tourne à l'imbroglio diplomatique. Washington estime que l'ancienne colonie britannique a perdu son statut d'indépendance.
- Le gel hydroalcoolique, désinfectant incontournable dans la lutte contre le coronavirus, est-il compatible avec les valeurs musulmanes, qui bannit l'ingestion d'alcool ? C'est le débat qui agite actuellement la Malaisie, nous racontera notre correspondante.

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Le compte à rebours a commencé et il se poursuit normalement pour l’instant. C'est dans une demie heure que doit décoller la fusée SpaceX, première fusée privée lancée par la Nasa avec à son bord deux astronautes qui doivent rejoindre la Station spatiale internationale. L'écoutille, autrement dit la petite porte étanche de la capsule, est fermée depuis près de deux heures, la rampe d'accès à cette capsule a été rétractée, retirée, les réservoirs ont été remplis, et les conditions météorologiques étant jusque-là favorables, plus rien ne s'oppose à ce décollage que le patron de SpaceX, Elon Musk, décrit comme un rêve devenu réalité. Eric de Salve, vous êtes notre correspondant aux États-Unis, le président Donald Trump et la première dame Melania ont fait le déplacement pour assister en personne au déplacement, mais leur avion est arrivé sous la pluie, car il y a toujours une incertitude météorologique.

(Transcription manquante)

JB : Donald Trump, le président américain, qui, par ailleurs, a menacé mercredi de « fermer » des plateformes de réseaux sociaux après le signalement par Twitter de certains de ses messages présentés comme « trompeurs ». Dans une initiative inédite le réseau social de microblogging a appelé ses utilisateurs à « vérifier les faits », après que le président a affirmé dans un de ses messages postés sur Twitter que le vote par correspondance est forcément frauduleux. Ce qui a déchaîné la fureur du chef de l'Etat : « Les républicains - c'est-à-dire le parti de Donald Trump - ont le sentiment que les plateformes de réseaux sociaux censurent totalement les voix conservatrices. Nous allons les réglementer sévèrement, ou les fermer, pour empêcher qu'une telle chose se produise Une action de grande ampleur est à venir », a-t-il expliqué dans son tweet, fin de citation.

Situation tendue à Hong Kong où le Parlement local a débattu ce mercredi en deuxième lecture d'un projet de loi punissant toute insulte à l'hymne national chinois, un texte combattu par les militants pro-démocratie. Au moins 300 manifestants auraient été interpellés. Mais le dispositif policier était tel que seulement quelques centaines de manifestants avaient répondu à l'appel du mouvement pro-démocratie. Heike Schmidt.

Le Legco, le Parlement hongkongais était barricadé et gardé telle une forteresse par la police anti-émeute. La hantise des forces de sécurité étant que les manifestants puissent à nouveau prendre d’assaut le bâtiment, comme ils l’avaient fait l'an dernier. Pékin semble plus que jamais déterminé à étouffer toute agitation politique dans l’œuf. Du coup, les foules n’étaient pas au rendez-vous, et ce malgré les appels du mouvement pro démocratie de sortir en force pour protester contre cette loi qui criminalise tout outrage à l’hymne national chinois. « Nous sommes là pour défendre notre liberté d’expression », dit une jeune femme citée par le South China Morning Post, « sinon Hong Kong ne sera plus Hong Kong, mais juste une ville chinoise comme une autre ». La police n’a pas hésité à disperser quelques centaines de jeunes à l’aide de tirs de gaz poivré et de gaz lacrymogène. Des heurts ont opposé manifestants et forces de l’ordre qui tentaient de dégager des routes bloquées par des barricades de fortunes érigées par des manifestants.

JB : Et puis le chef de la diplomatie américaine, dans un communiqué, s’en prend justement à ce texte en estimant que Hong Kong ne jouit plus de l'autonomie promise vis-à-vis de Pékin, et donc ne peut continuer à bénéficier de privilèges commerciaux avec les États-Unis, « aucune personne sensée ne peut soutenir aujourd'hui que Hong Kong conserve un haut degré d'autonomie par rapport à la Chine, au vu des faits sur le terrain », a-t-il dit.

C’est une question cruciale qui se pose en Malaisie, pays musulman pionnier dans l’industrie halal - autrement dit l’alimentation conforme aux canons de l'Islam et du Coran - depuis l’arrivée du coronavirus, on se demande en effet, si l’utilisation du gel hydroalcoolique est conforme avec les règles de l’islam ? Si les autorités religieuses assurent que l’alcool est toléré quand il n’est pas bu, certaines marques profitent tout de même des doutes de certains pour vendre des gels désinfectants sans alcool. Tour d’horizon avec notre correspondante à Kuala Lumpur, Gabrielle Maréchaux.

Un musulman peut-il utiliser du gel hydroalcoolique ? C’est une question à laquelle le ministère des Affaires religieuses a vite dû répondre en citant des hadiths et des fatwas. Et voici la conclusion tirée de cet examen théologique explique Marwani Hassan, consultante dans l’industrie halal : « L’alcool est "haram" lorsqu’il intoxique, mais l’alcool qui est utilisé dans les cosmétique, dans les médicaments, lui, n’intoxique pas, bien au contraire, il nettoie ». Pionnière dans l’industrie halal, la Malaisie vend déjà des parfums halals, des vaccins halals. Une certification exigeante qui implique par exemple l’interdiction de tests animaux ou l’utilisation de graisses animales, et qui est un des arguments de vente de la marque de Mohammed Faical, qui propose notamment un désinfectant pour les mains sans alcool. « Nous, nous avons toujours pensé que l’alcool dans les produits médicaux ne devrait pas être un problème, que l’on peut s’en mettre sur les mains et aller faire sa prière, mais il y a encore des musulmans qui ne sont pas à l’aise avec ça. Donc au moins nous donnons la possibilité, si vous pensez que cela est haram, vous pouvez utiliser notre produit. » Si ce produit à base d’extraits de plantes se vend très bien depuis la pandémie du coronavirus, il ne répond cependant pas aux critères de l’OMS et du ministère de la Santé malaisien qui recommandent de se désinfecter les mains avec une solution comportant au minimum 70% d’alcool. Gabrielle Maréchaux, Kuala Lumpur, RFI.

JB : C’était l’une de ses promesses de campagne, Benyamin Netanyahu répète qu’il entend annexer des pans de la Cisjordanie à partir du 1er juillet prochain. Mais il n’est pas sûr que son vice Premier ministre Benny Gantz le soutienne et, en tout cas, l’opposition la plus problématique pour « Bibi » vient des colons eux-mêmes. Guilhem Delteil.

À l’annonce même du plan de Donald Trump fin janvier, les représentants des colons avaient émis des réserves. Dans leur majorité, ils sont opposés à l’idée d’un État palestinien, même morcelé. Et s’ils se réjouissent de la perspective d’une annexion de certains pans de la Cisjordanie, ils souhaitent peser sur le tracé des zones à annexer. Aux yeux du Conseil de Yesha, la principale organisation représentant les colons, les cartes en cours d’élaboration par un comité israélo-américain ne sont pas acceptables en l’état. « Elles étoufferaient le projet de colonisation », assure son président pour qui il vaut mieux renoncer à l’annexion plutôt que de poursuivre le projet tel quel. L’organisation a lancé une campagne auprès des députés de droite pour obtenir une extension des zones à annexer. Le président du Conseil régional de Samarie, qui regroupe les colonies du nord de la Cisjordanie, est lui aussi en campagne projet américain. Il dénonce un « cadeau empoisonné », remarquant que, selon le plan Trump, certaines colonies seraient des enclaves au sein du futur État palestinien. Si les colons rallient à leur cause certains députés de droite, l’obtention d’une majorité sur ce projet d’annexion risque de s’avérer difficile pour Benyamin Netanyahu. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

JB : C’est la fin de ce journal, merci à vous de l’avoir suivi. Il est 22h10 à Paris. L'info revient dans 50 minutes sur RFI.

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