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Journal en français facile 26/05/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Merci d'écouter RFI, il est 22h à Paris, 20h en temps universel.

Julien Coquelle-Roëhm : L'heure de retrouver comme tous les soirs votre Journal en français facile. Avec à la Une :

- Le début des libérations de prisonniers talibans en Afghanistan après trois jours de cessez-le-feu. Depuis février et la signature de l'accord de paix américain, les insurgés réclament que 5 000 d'entre eux soient relâchés des prisons du gouvernement.

- Pendant ce temps, le coronavirus continue d'affaiblir l'économie un peu partout dans le monde. LATAM, la plus grande compagnie aérienne sud-américaine s'est déclarée aujourd'hui en faillite aux États-Unis.

- En France, Emmanuel Macron promet 8 milliards d'euros pour sauver l'industrie automobile et la rendre plus respectueuse de l'environnement. Les Français vont pouvoir toucher des primes à l'achat pour les voitures électriques.

- Et puis, c'est une décision que la communauté LGBTI attendait depuis un an et demi. Le Costa Rica a autorisé hier soir le mariage entre personnes du même sexe. Huit minutes plus tard, deux femmes se mariaient près de la capitale.

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Depuis 2001 et le début de la guerre en Afghanistan, les talibans n'avaient jamais appelé d'eux-mêmes à poser les armes, mais il y a trois jours les insurgés ont annoncé un cessez-le-feu qui se termine ce soir pour les fêtes de l'Aïd qui marquent la fin du ramadan. Une initiative saluée et acceptée par les autorités afghanes qui ont accepté dans la foulée de faire un pas vers le groupe. Ce week-end, le président Ashraf Ghani annonçait la libération de 2 000 prisonniers talibans. 900 d'entre eux ont été libérés aujourd’hui. Les précisions à Kaboul de Sonia Ghezali.

Des files indiennes à la sortie des prisons de Pol-e-Charkhi et Bagram à Kaboul ainsi que celles de 19 autres provinces. Les libérations ont commencé à la mi-journée pour s’achever en fin de soirée. Les 900 prisonniers talibans libérés ce mardi s’ajoutent aux 1 000 autres détenus libérés avant le cessez-le-feu. Au total, 2 000 prisonniers talibans ont retrouvé la liberté. Le président Ashraf Ghani s’y était engagé dimanche dernier. Ce processus de libération des prisonniers est très long puisqu’il a commencé quelques semaines après la signature de l’accord entre Américains et talibans le 29 février dernier. Les talibans exigent la libération de 5 000 prisonniers avant d’entamer des discussions intra-afghanes. En échangent, ils s’engagent à libérer 1 000 prisonniers de leurs prisons. Il s’agit de membres des forces de sécurité et d’employés du gouvernement. Il y a eu des interruptions dans ce processus. Comme récemment, au lendemain de l’attaque de la maternité de MSF à Kaboul le 12 mai dernier. Les talibans ont nié toute implication. Ashraf Ghani avait tout de même aussitôt annoncé la reprise de l’offensive des forces de sécurité afghane contre les talibans et la suspension de la libération de leurs hommes. Le chemin vers la paix et vers des discussions intra afghane est long, il est aussi périlleux.

JCR : Et l'espoir du gouvernement afghan c'est que ces libérations poussent les talibans à prolonger leur cessez-le-feu au-delà de ce soir, « le futur dépend de la prochaine décision des talibans », a dit-aujourd'hui le porte-parole du Conseil national de sécurité. Contactés par nos confrères de l'Agence France presse, les insurgés se sont montrés plutôt optimistes à ce sujet. Une première source talibane annonce la libération dans les prochains jours de 200 prisonniers.

Alors que le coronavirus a plongé de nombreux pays dans la crise économique, les premières faillites s'accumulent. La semaine dernière, c'était le géant américain de la location de voiture Hertz qui se déclarait en faillite au Canada et aux États-Unis. Aujourd'hui, le coronavirus a fait une nouvelle victime dans le secteur aérien. LATAM, la plus grande compagnie d’Amérique latine, qui dessert 146 pays, a annoncé tout à l'heure qu'elle allait mettre fin à ses activités aux États-Unis. Pour l'instant, le trafic aérien n'est pas perturbé. Altin Lazaj.

Faute de pouvoir honorer ses échéances financières, LATAM Airlines se déclare en faillite aux États-Unis. Une décision prise suite à la chute de son activité causée par la pandémie de coronavirus. La compagnie aérienne continue cependant d’assurer le transport de passagers et des marchandises, car elle a eu recours au dispositif du chapitre 11, spécifique aux États-Unis. C’est un dispositif qui permet à une entreprise n'arrivant plus à rembourser sa dette de se restructurer, à l'abri des créanciers, et de poursuivre ainsi son activité. Frappé de plein fouet par la crise liée au coronavirus, en avril, LATAM a réduit de 95% ses vols. Par conséquent, mi-mai, la direction a décidé de réduire la taille de l’entreprise et a annoncé le licenciement de 1 400 employés dans ses filiales au Chili, en Colombie, en Équateur et au Pérou. Cette faillite est un coup dur pour le secteur aérien en Amérique latine, car LATAM est la plus grande compagnie du continent. Née de la fusion entre les compagnies LAN -chilienne- et TAM -brésilienne- elle transporte plus de 74 millions de passagers par an.

JCR : Et après cette annonce, l'action de LATAM a plongé de 35% à la mi-journée à la bourse de Santiago.

En France, c'est le secteur de l'automobile lui aussi durement frappé par la crise, qu'Emmanuel Macron veut sauver. Il était en visite aujourd'hui dans une usine du nord de la France spécialisée dans les pièces de batteries électriques pour voiture. C'est là qu'il a annoncé un plan historique de plus de huit milliard d'euros pour soutenir le secteur, mais aussi faire de la France le premier producteur de véhicules propres en Europe, c'est-à-dire des véhicules qui polluent moins. Il appelle les Français à acheter au plus vite des voitures électriques. Ils pourront bénéficier pour le faire d'une prime de 7 000 euros pour les particuliers et 5 000 euros pour les entreprises. Dans le même temps, le gouvernement français continue de négocier avec le groupe Renault. On apprend dans l'édition de cette semaine du journal Le Canard Enchaîné que le constructeur automobile pourrait fermer quatre de ses usines face à la crise. Selon Le Figaro, Renault s'apprêterait à supprimer 5 000 emplois d'ici 2024. Emmanuel Macron demande des garanties au groupe pour les salariés de deux usines, pour que l'État prête 5 milliards d'euros à Renault. Le président de la République demande des négociations entre le constructeur, les syndicats et les élus concernés par l'avenir des usines.

Avant et après la crise du coronavirus, quelles sont les préoccupations des Français sur l’avenir de la transition écologique ? Voilà la question que se pose le ministère de l'Écologie qui organisait ce matin la deuxième session de ses conférences de « diagnostic commun ». Quatre structures ont rendu leurs enquêtes : la Fondation Jean Jaurès, l'institut de sondage Harris Interactive, l'institution publique France stratégie et l'ONG Make.org. Les conclusions de leurs études avec Agnès Rougier.

Des enquêtes menées par ces différentes structures auprès de la population française, il ressort d’abord un constat : le confinement a joué un rôle d’accélérateur des fractures socio-économiques. Les différences de conditions de travail, la pénibilité due au risque sanitaire pour certaines professions très exposées au risque, les contrats courts et les faibles rémunérations, sont autant de points qui ont conduit France stratégie à dissocier deux catégories professionnelles très vulnérables : d’une part, les ouvriers de l’industrie et du bâtiment ; d’autre part, tous les métiers qui nécessitent un rassemblement : la culture, la restauration, et les transports, la santé et l’enseignement, qui ont été en première ligne pendant la crise. Les enquêtes montrent qu’avant l’apparition du Covid, les Français étaient déjà inquiets des conséquences de la mauvaise qualité de l’air et de l’environnement sur la santé. Mais avec l’épidémie, Make.org a constaté, l’apparition d’un consensus pour la mise en place d’une politique publique efficace pour se réconcilier avec l’environnement. Trois sujets consensuels ont été mis en avant lors de ces enquêtes : la mise en place de circuits courts à l'échelle humaine, la réduction des déchets et plastiques, et la végétalisation des villes.

JCR : Et puis terminons ce journal au Costa Rica qui est devenu hier soir le premier pays d’Amérique centrale à autoriser le mariage entre personne de même sexe, dans un pays qui compte une forte communauté chrétienne évangélique opposée à ce type d’union. Cette légalisation fait suite à un jugement de la Cour suprême. Romain Lemaresquier.

Huit minutes après cette annonce historique de l’autorisation du mariage homosexuel, une première union était célébrée entre deux jeunes femmes dans la localité d’Heredia, à quelques kilomètres de la capitale San José. Cette décision de légaliser le mariage entre personnes de même sexe était très attendue au Costa Rica depuis plus d’un an et demi, suite au jugement de la Cour suprême qui estimait à l’époque que l'interdiction du mariage homosexuel qui figurait dans le code de la famille était anticonstitutionnelle. La plus haute cour de justice du pays avait donné 18 mois au Parlement pour modifier la loi alors en vigueur sans quoi l'interdiction tomberait automatiquement au terme de ce délai. Et c’est ce qui est arrivé ce lundi soir à minuit. Un changement qui fait la Une de toute la presse locale ce mardi. Désormais toute une série de lois jugées discriminatoires vont devoir être révisées par les tribunaux. Seul bémol pour la communauté LGBTI qui attendait cette décision depuis des mois : il était impossible de fêter comme il se doit un tel changement à cause du Covid-19, même si pour l’instant moins de 1 000 personnes ont été infectées depuis l’apparition du virus au Costa Rica.

JCR : Romain Lemaresquier.

C'est avec lui qu'on termine ce Journal en français facile. Merci de l'avoir suivi. Vous pouvez le réécouter et le lire sur le site de RFI Savoirs. On s'y retrouve quand vous voulez.

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