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Journal en français facile 25/09/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une : le discours du Président iranien à l’Assemblée générale de l’ONU. Hassan Rohani s’est livré à un nouveau réquisitoire contre les États-Unis de Donald Trump.

ZK : Donald Trump, justement. Il est visé par une procédure de destitution. Le Président américain à qui il est reproché un échange avec son homologue ukrainien sur fond d’enquête sur son rival Joe Biden.

LB : À Londres, le retour de Boris Johnson à la Chambre des Communes. Le Premier ministre britannique qui met au défi les députés de voter une motion de censure contre lui à un mois du Brexit.

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ZK : L’Assemblée générale des Nations Unies se poursuit à New York et avec elle, le défilé des Chefs d’État à la tribune onusienne.

LB : Après Donald Trump, après Jair Bolsonaro et Emmanuel Macron hier, ce mercredi aura été marqué par l’intervention d’Hassan Rohani. Prise de parole attendue du Président iranien dont on attendait la réaction aux déclarations de son homologue américain. Sans grande surprise, il s’est livré à un nouveau réquisitoire contre Washington et ses sanctions. Envoyée spéciale à New York, Murielle Paradon.

[Transcription manquante]

ZK : Ça se passe aussi aux États-Unis, le parti démocrate a décidé la nuit dernière de lancer la première étape d’une mise en accusation du président Donald Trump.

LB : Elle doit conduire à une procédure de destitution. L’élément déclencheur de cette initiative réclamée depuis plusieurs mois au sein du parti c’est une conversation téléphonique entre Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. Une conversation au cours de laquelle Donald Trump lui aurait demandé d’enquêter sur son rival politique, Joe Biden. Comment se déroule une procédure d’impeachment comme on l’appelle aux États-Unis ? Romain Lemaresquier nous livre quelques explications.

Comme le stipule l’article 2 de la Constitution américaine : « le président sera destitué de sa charge sur mise en accusation et condamnation pour trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs. » Cela implique donc plusieurs étapes dans cette procédure. La première concerne la mise en accusation qui doit être votée par la Chambre des représentants, ce qui ne devrait être qu’une formalité puisque la chambre basse est à majorité démocrate. Cette mise en accusation, une fois validée, permet de lancer les enquêtes avant la tenue d’un procès devant le Sénat. La deuxième étape de cette procédure s’ouvre devant la Chambre haute avec la tenue d’un procès qui sera présidé par le président du Sénat. Procès qui ressemble à s’y méprendre à une procédure pénale ordinaire. À la fin de ce procès, un vote au deux tiers est organisé au Sénat et si les sénateurs votent la culpabilité, il peut destituer le Président et l’interdire d’exercer toute fonction officielle. Mais ce sont les républicains qui sont actuellement majoritaires au Sénat et il existe donc peu de probabilité qu’ils votent en faveur d’une destitution. Petite précision : en cas d’élections présidentielles et de réélection de la personne visée, la procédure de destitution reste en vigueur. Enfin : ce n’est que la troisième fois dans l’histoire des États-Unis qu’une telle procédure est lancée. Jusqu’à présent cela n’avait concerné que des présidents démocrates : Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998.

ZK : Dans l’actualité également, Benjamin Netanyahu mandaté pour former le prochain gouvernement en Israël.

LB : C’est le choix du président Reuven Rivlin une semaine tout juste après les législatives qui avaient vu le Premier ministre sortant s’imposer d’une courte tête devant le parti centriste « bleu-blanc ». « Bleu-Blanc » dont le leader Benny Gantz a refusé l’offre de son rival : Benjamin Netanyahu lui avait demandé de le rejoindre dans un gouvernement d’union.

ZK : Pas d’union non plus au Royaume-Uni, mais de députés qui réclament le départ du Premier ministre.

LB : Boris Johnson les a justement mis au défi ce soir à la Chambre des Communes. « Le Parlement doit soit se tenir à l’écart et laisser le gouvernement mettre en œuvre le Brexit, soit présenter une motion de défiance », mais « Auront-ils le courage de le faire ? » a-t-il déclaré au lendemain d’une énième claque : la Cour Suprême ayant retoqué sa décision de suspendre les travaux parlementaires pendant 5 semaines.

ZK : Eux, lancent un nouveau cri d’alarme pour la sauvegarde de la planète et de ses océans.

LB : Eux, ce sont les experts du GIEC, le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat qui publie ce mercredi son rapport spécial sur les conséquences du réchauffement climatique sur les océans et la cryosphère -c’est-à-dire la partie glacée de la terre. Le texte met en lumière une accélération de la fonte des glaces et de la hausse du niveau de la mer. Ludovic Frère-Escoffier, responsable du programme vie des océans au WWF France joint par Christine Siebert.

[Transcription manquante]

ZK : On part pour la Chine pour refermer ce journal avec une première mondiale qui justement a pour objectif de réduire l’emprunte carbone : la mise à flots du plus grand porte-conteneur motorisé au gaz liquéfié.

LB : Le navire est commandé par l’armateur français CMA CGM. Il pourra transporter jusqu’à 23 000 conteneurs entre l’Asie et l’Europe et dans le réservoir donc un nouveau carburant. Stéphane Lagarde était à la cérémonie de mise à l’eau, c’était ce matin à Shanghaï.

La danse des lions, des hôtesses en robe de soie, des journalistes invités et un parterre d’officiel le vice maire de Shanghai, Lei Fenpei le président de la China State Shipuilding corporation, Jiang Minbao chef ingénieur au ministère chinois des Transports, de l’ambassadeur de France en Chine et du consul de France à Shanghai devant la poupe de ce nouveau géant des mers. Pour la partie chinoise, ce chantier colossal fait partie des grandes réalisations mises en avant par le régime à l’occasion du 70e anniversaire de la République populaire de Chine. 1000 ingénieurs et ouvriers, 7 ans de recherche développement, 2 millions 500 000 heures de travail. Le « Jacques Saadé » navire participe de la transition, d’une révolution vers un transport maritime plus économe en énergie. Xavier LECLERCQ responsable de la flotte en propriété chez l’armateur français CMA CGM : [...]. L’hélice de 100 tonnes a été taillée pour améliorer le rendement propulsif du navire, 18 000 m3 de gaz naturel liquéfié sont nécessaires à l’alimentation du moteur de 85 000 chevaux. Cet achèvement est « une étape majeure dans la transition énergétique de l’industrie et la lutte contre le changement climatique » affirme le président de CMA CGM à la tribune.   Au côté du commandant de bord, 25 membres d’équipage en uniformes dont une personne de plus dédiée à la surveillance de la « chaîne gaz », la transformation du gaz naturel liquéfié à moins 161 degrés en carburant gazeux, et la cheffe mécano Anne Delahais : [...]. Un porte-conteneurs qui après 4 mois d’essai mer et d’essais gaz et quelques réglages techniques devrait prendre le large en juin prochain à destination de l’Europe.

LB : Du football avec la suite de la 7e journée de Ligue 1. Le leader PSG reçoit Reims au Parc des Princes. À noter parmi les autres rencontres du jour, les victoires du Metz, Montpellier, Bordeaux, Lille, Nantes et Angers et le nouveau nul pour Lyon face à Brest 2-2. L’OL qui enchaîne son sixième match sans victoire cette saison.

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