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Journal en français facile 25/05/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Merci d'écouter RFI, il est 22h à Paris, 20h en temps universel.

Julien Coquelle-Roëhm : L'heure de retrouver comme tous les soirs votre Journal en français facile. Avec à la Une :

- Le retour des terrasses de cafés et de restaurants à Barcelone en Espagne. La Catalogne et la région de Madrid étaient encore confinées, car plus touchées que les autres par le coronavirus. Les restaurateurs devront ouvrir avec une table sur deux seulement pour respecter les gestes barrières.

- Dans beaucoup de pays qui ont choisi le confinement pour se protéger, de nombreux commerces et de nombreuses entreprises ont dû fermer pendant longtemps. Pourront-elles rouvrir malgré les difficultés économiques ? Le Royaume-Uni annonce un plan de sauvetage des secteurs stratégiques avec plus de moyens et plus de prêts.

- Au Brésil, Jair Bolsonaro s'est offert un bain de foule sans geste barrière hier, alors que l'épidémie s'accélère dans le pays et que les États-Unis interdisent l'entrée aux personnes qui en viennent.

- Et puis en Allemagne, la justice a condamné aujourd'hui Volkswagen à rembourser un client qui avait acheté un moteur diesel truqué. Un dénouement très attendu par les victimes du Dieselgate.

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L'Espagne annonçait hier plus de 28 000 morts du coronavirus depuis l'arrivée de l'épidémie sur son sol. C’est plutôt rare, elle a revu à la baisse ce bilan en fin d'après-midi, aujourd’hui, retirant près de 2 000 décès de la liste. Certains décès avaient été comptés plusieurs fois, d'autres n'étaient pas liés au Covid-19. Pendant ce temps, les dernières zones encore confinées ont commencé à assouplir les mesures de restriction. Ce matin, tous les départements sont désormais au moins dans la phase 1 de leur déconfinement. C'est le cas notamment de Barcelone où les terrasses de café ont rouvert aujourd'hui. Reportage sur place de notre correspondante, Élise Gazengel.

C'est une image qui avait disparue des rues de Barcelone. Depuis ce lundi, avec l'entrée en vigueur de la phase 1 du déconfinement de la ville, les terrasses de bars et restaurants sont de nouveaux installées et ont rapidement été occupées par les habitants, à l'image d'Enrique Floch assis avec sa fille, son gendre, sa petite-fille, sa femme et ses beaux-frères : « On est venus fêter ça ! Cela faisait deux mois qu'on ne se voyait pas et nous sommes super contents. » Selon les règles imposées par le gouvernement, ces terrasses doivent réduire de moitié leur capacité pour ouvrir. Résultat : les places sont chères comme l'a remarqué David Lopez, 19 ans : « L'idée d'ouvrir les bars est super, même si je crois que tout le monde a eu la même idée aujourd'hui et il y a plus de monde qu'avant la quarantaine. » Cette ouverture est surtout un soulagement pour de nombreux propriétaires de bars comme Cristina Rosic : « La sensation est la même que lorsque qu'on a ouvert il y a 23 ans et qu'on a mis la terrasse pour la première fois. » Mais selon une première estimation, seul un restaurateur sur trois à Barcelone a décidé d'ouvrir aujourd'hui. Ils critiquent le manque de rentabilité d'une telle mesure et préfèrent attendre la réouverture à 100% de leurs terrasses et le retour des touristes en juillet.

JCR : Et l'Espagne qui va de nouveau autoriser la venue des touristes. Il faut dire que le pays est le deuxième le plus visité du monde. Les mesures d'isolement pour les voyageurs étrangers seront levées à partir du 1er juillet.

Le déconfinement continue aussi en Italie qui a été pendant un temps le pays le plus touché du monde par le coronavirus. Après les restaurants, la semaine dernière, les Italiens ont retrouvé aujourd'hui les salles de sport et les piscines. En Allemagne, les restaurants ont rouvert aujourd'hui comme certains hôtels. Le gouvernement allemand veut en revanche prolonger les règles de distanciation sociale jusqu'au 5 juillet. Partout le coronavirus et les mesures de restriction coûtent très cher. En France, le déconfinement aussi pourrait affecter la croissance économique. Le confinement a déjà coûté six points de PIB, Produit intérieur brut, à l'économie française. La Banque de France estime que le déconfinement pourrait en coûter trois de plus ce matin. Le ministre français de l'Économie a donné quelques pistes sur le plan de sauvetage du secteur automobile qui sera présenté demain par Emmanuel Macron. L'État négocie toujours avec Renault pour lui prêter 5 milliards d'euros. Le groupe doit s'engager en échange à investir dans la fabrication de batteries électriques. De l'autre côté de la Manche, le ministre britannique des Finances autorise un plan de sauvetage pour les sociétés considérées comme stratégiques. Agnieszka Kumor.

Le Trésor britannique se dit prêt à intervenir en dernier ressort pour aider les entreprises dont la chute toucherait de manière disproportionnée le reste de l'économie. Ces derniers mois, des firmes cruciales pour l'économie du pays font face à d'énormes difficultés financières. Baptisé « Project Birch », le plan de sauvetage est destiné à celles d'entre elles qui auraient utilisé toutes les autres options prévues par les programmes de prêts gouvernementaux. Pour cela, précise le chancelier de l'Échiquier, Rishi Sunak, le gouvernement a accru les moyens d'action du Trésor. Une extension exceptionnelle des prêts qui, selon TheCityUK, le groupe de pression du secteur financier, pourrait grimper jusqu'à 100 milliards de livres. Parallèlement, l'État n'exclut pas d'entrer dans le capital de certaines entreprises-clef. Ce plan de sauvetage couvre tous les secteurs économiques : de l'industrie au secteur aérien. Ainsi, les compagnies Virgin Atlantic et Loganair discutent déjà de leur sauvetage avec le gouvernement. C'est aussi le cas pour le géant de la sidérurgie Tata Steel.

JCR : Agnieszka Kumor.

Et concernant cette fois les entreprises plus modestes, le Premier ministre britannique Boris Johnson prévoit de rouvrir les commerces « non essentiels » le 15 juin. « Des centres commerciaux aux petits magasins indépendants », les salons de coiffure et de beauté ainsi que les hôtels resteront en revanche fermés.

Toujours au Royaume-Uni, c'est un conseiller spécial de Boris Johnson qui crée la polémique alors qu'on apprend qu'il n'a pas respecté le confinement. Dominic Cummings est parti de Londres fin mars et a fait 400 kilomètres pour rejoindre ses parents alors qu'il craignait d'être atteint du Covid-19. Dans une conférence de presse aujourd’hui, il affirme avoir agi de manière « légale et responsable ».

Plus de 360 000 cas de coronavirus selon les chiffres officiels, le Brésil est devenu officiellement le deuxième pays le plus touché du monde par la pandémie, après les États-Unis. Et malgré la hausse rapide des chiffres ces derniers jours, le président Jair Boslonaro continue de faire la sourde oreille, comme on dit de quelqu'un qui refuse d'écouter, et n'applique toujours pas les règles sanitaires. C’était encore le cas ce dimanche à Brasilia lors d’un bain de foule avec ses partisans devant le Palais présidentiel. Romain Lemaresquier.

Empêtré dans des affaires avec notamment une enquête explosive qui cherche à savoir s’il a fait obstruction à la justice pour protéger sa famille, le président brésilien essuie quotidiennement de très nombreuses critiques pour sa gestion de l’épidémie du coronavirus. Cette « simple grippe » comme l’appelle Jair Bolsonaro fait pourtant des ravages dans le plus grand pays d’Amérique du Sud, désormais le deuxième pays le plus touché au monde. Ce qui ne l’a pas empêché de serrer des mains, d’enchaîner les accolades et même de prendre dans ses bras un enfant, ce dimanche, lors d’un rassemblement avec ses partisans. Un président qui apparaissait pour l’occasion tout sourire et portant un masque qu’il s’est dépêché de retirer. La situation sur le plan sanitaire au Brésil n’invite pourtant pas à l’optimisme avec plus de 22 000 décès enregistrés depuis le début de l’épidémie. Et face à cette situation, les États-Unis ont annoncé ce dimanche des mesures drastiques avec l’interdiction d’entrer sur le territoire pour toute personne en provenance du Brésil. Une décision qui risque de tendre les relations entre deux présidents qui se disaient très proches jusqu’à présent. Deux chefs d’États qui n’hésitaient pas à minimiser le risque de pandémie.

JCR : Et puis dans le reste de l'actualité, Près de cinq ans après ses débuts, l'affaire du « Dieselgate » continue de poursuivre Volkswagen. En septembre 2015, on apprenait que le constructeur allemand de voiture avait manipulé des millions de véhicules roulant au diesel pour réduire artificiellement leurs émissions polluantes et satisfaire les normes légales. Depuis l'affaire a coûté plus de 30 milliards d'euros à Volkswagen. La réputation de la société en a sérieusement souffert, et ce matin la plus haute juridiction allemande a donné raison à un client trompé, Pascal Thibault.

31 490 euros. C’est le prix qu’avait payé Herbert Gilbert début 2014 pour une Volkswagen Sharan Diesel d’occasion. En septembre 2015, le sexagénaire apprenait que sa voiture, comme onze millions de véhicules du constructeur allemand, avait été équipée de logiciels permettant de truquer les émissions polluantes. En appel, le propriétaire avait obtenu partiellement gain de cause : Volkswagen était condamné à reprendre le véhicule et à verser au client floué la somme de 25 000 euros, les juges ayant pris en compte la perte de valeur due à l’utilisation du véhicule. La Cour fédérale allemande a confirmé ce jugement. Volkswagen devra donc rembourser partiellement ses clients. Cela concerne 60 000 personnes d’après le constructeur, jusqu’à 100 000 d’après des experts. Cette décision est plus favorable pour les clients qu’une procédure collective conclue en avril. 235 000 clients de Volkswagen recevront des indemnisations allant de 1 350 à 6 250 Euros. En acceptant cet accord, ils renonçaient à toute poursuite individuelle. Le constructeur automobile devra débourser 750 millions d’euros sur cette base, bien moins que les milliards que lui ont coûté jusqu’à présent le Dieselgate.

JCR : C'est ainsi que se termine ce Journal en français facile, merci de l'avoir suivi. Vous pouvez le ré-écouter sur le site de RFI Savoirs.

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