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Journal en français facile 24/08/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Guillaume Naudin : Il est 22h ici à Paris, 19h en temps universel. Merci d'écouter RFI.
Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans le journal en Français facile avec Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Guillaume

GN : Dans l'actualité de ce lundi, il y a le début de la convention républicaine aux Etats-Unis. Donald Trump est officiellement investi par son parti pour tenter de se faire réélire.

ZK : Toujours aux Etats-Unis, la police à nouveau mise en cause. Un policier tire 7 balles dans le dos d'un homme noir qui est dans un état grave.

GN : L'opposant russe Alexeï Navalny probablement empoisonné. C'est ce que dit le gouvernement de l'Allemagne où l'homme politique est soigné.

ZK : De plus en plus de contaminations au coronavirus en France. L'inquiétude augmente, mais les hôpitaux ne sont pas encore débordés. 

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ZK : Aux Etats-Unis, c'est le début ce soir de la convention républicaine.

GN : L'événement qui se tient à Charlotte en Caroline du Nord sera largement en visioconférence. Donald Trump est néanmoins arrivé sur place au moment où il était investi formellement comme candidat républicain à un deuxième mandat par les délégués. Correspondante aux Etats-Unis, Anne Corpet.

Quatre ans de plus scandent les délégués réunis à Charlotte. « Si vous voulez vraiment les rendre fous, dites douze ans de plus » lance le président avant de s’en prendre une fois de plus au vote par correspondance mis en place dans la majorité des États pour éviter la propagation du virus.
« Ce qu’ils font, c’est utiliser le COVID pour voler les élections avec ces 80 millions de vote par correspondance sur lesquels ils travaillent nous devons faire très très attention parce que c’est le scrutin le plus important de l’histoire de ce pays ».
Donald Trump rompt avec la tradition et s’exprimera chaque jour de la convention avant son discours final attendu jeudi. Le parti ne compte pas adopter de programme formel pour ce second mandat mais les orateurs vont mettre l’accent sur la loi et l’ordre, la défense de la police, du port d’armes, et les baisses d’impôts. Ils vont tenter aussi de diaboliser leurs opposants. Donald Trump a assuré que le pays sombrerait dans le chaos si Joe Biden accédait à la Maison Blanche.
Anne Corpet Washington RFI

ZK : Nouvelle bavure policière aux États-Unis.

GN : L'État du Wisconsin a ouvert ce lundi une enquête criminelle après que la police de la ville de Kenosha a tiré ce dimanche à plusieurs reprises dans le dos d'un homme noir. La victime se trouve dans un état grave. Les policiers impliqués ont été placés en congé administratif. Stefanie Schüler.

Un voisin filme la scène avec son téléphone portable: on y voit Jacob Blake faire le tour de sa voiture garée devant une maison. Il est suivi par deux policiers qui pointent leurs armes sur lui. Quand l'afro-américain ouvre la porte pour s'installer sur le siège du conducteur, l'un des policiers l'attrape par la chemise et lui tire à sept reprises dans le dos. Selon des médias locaux, les trois fils de Jacob Blake se trouvent à l'intérieur du véhicule au moment des faits.
La police de Kenosha déclare avoir répondu à un appel pour un incident domestique. Il est alors cinq heures de l'après-midi ce dimanche. Les témoins racontent que Jacob Blake avait tenté de s'interposer dans une dispute entre deux femmes et qu'il n'était pas armé.
Alarmés par la diffusion de la vidéo sur les réseaux sociaux, plusieurs centaines de manifestants se ruent dans la soirée vers le lieu du drame et s'affrontent aux policiers anti-émeutes jusqu'au petit matin. Un couvre-feu est instauré dans la ville.
Ce lundi, l'indignation est grande. « Nos vies ont si peu de valeur », s'insurge l'avocate des droits civiques Sherrilyn Ifill, « que les policiers n'hésitent pas à tuer pour ne pas avoir à parler ou à négocier ».

ZK : De nouvelles arrestations en Biélorussie.

GN : Deux membres du Conseil de coordination de l'opposition ont été interpellés ainsi que d'autres responsables de l'opposition. Ces nouvelles arrestations interviennent au lendemain d’une nouvelle manifestation monstre qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes dans les rues de Minsk pour de nouveau contester les résultats de l'élection présidentielle du 9 août. Le président contesté Alexandre Loukachenko est apparu près de sa résidence en gilet pare-balles et armé d'un fusil d'assaut. Le mouvement de contestation entre dans sa troisième semaine.

GN : Des traces d'empoisonnement pour l'opposant russe Alexeï Navalny. C'est l'hôpital où il est soigné à Berlin et placé sous protection qui l'affirme ce lundi. Le gouvernement allemand juge assez probable un empoisonnement volontaire de l'avocat et homme politique russe. Il avait dans un premier temps été hospitalisé à Omsk en Russie où les médecins avaient affirmé n'avoir pas trouvé de trace d'empoisonnement avant qu'Alexeï Navalny soit évacué vers l'Allemagne par une Organisation non gouvernementale. Berlin, Pascal Thibault.

Inhibiteurs de cholinestérases, c’est le nom du groupe de substances actives découvertes dans le corps d’Alexei Navalny et qui permet de conclure à un empoisonnement de l’opposant russe. Un antidote lui a été administré. Son état de santé reste sérieux et Navalny est toujours plongé dans un coma artificiel dans une unité de soins intensifs. Ses jours ne sont pas en danger. Les médecins de l’hôpital de la Charité à Berlin ne peuvent toutefois pas exclure que des dommages durables subsistent pour le système nerveux du patient. Le communiqué de l’hôpital précise que les médecins traitant sont en contact étroit avec l’épouse d’Alexei Navalny qui se trouve sur place.  Avant que ces informations ne soient rendues publiques, le porte-parole de la chancelière Merkel avait abandonné sa prudence habituelle en déclarant : « on peut dire avec une quasi-certitude qu’il y a eu une attaque par empoisonnement ». Une analyse qui explique la décision du gouvernement de placer l’opposant russe sous protection à l’hôpital. La Russie n’a pas réagi à ces déclarations officielles. Pascal Thibault, Berlin, RFI.

GN : Tensions diplomatiques entre la Russie et l'Autriche. La Russie expulse un diplomate autrichien. Cette décision intervient après l'expulsion d'un diplomate russe par le gouvernement de Vienne. Expulsion qui fait suite à des informations de presse selon lesquelles ce diplomate était impliqué dans une affaire d'espionnage industriel.

ZK : La prudence de l'OMS à propos du nouveau traitement au plasma du coronavirus.

GN : Les preuves de l'efficacité de ce traitement sont de faible qualité selon l'organisation mondiale de la santé. Hier le président américain Donald Trump a délivré une autorisation en urgence pour cette thérapie. A ce jour, la pandémie a fait près de 810 000 morts dans le monde. 
En France, plus de 4900 cas de Covid 19 ont été recensées en 24h. C'est un record depuis la fin du confinement. Le nombre de tests positifs continue d'augmenter chaque jour et sept départements ont été classés en niveau de vulnérabilité élevé. Malgré ces mauvais chiffres, les hôpitaux sont encore loin d'être submergés comme l'explique le Professeur Frederic Adnet, chef du service des urgences de l'hôpital Avicenne à Bobigny.

Transcription manquante.

GN : Le Professeur Frederic Adnet, chef du service des urgences de l'hôpital Avicenne à Bobigny en région parisienne répondait à Nicolas Rocca.

ZK : Discussions sans résultat au Mali entre les représentants des pays Ouest-Africain et la junte militaire au pouvoir depuis une semaine à Bamako.

GN : Le but était de trouver un accord pour un retour à un pouvoir civil. Les militaires avaient annoncé une transition civile dans un délai raisonnable mal défini alors que la CEDEAO exigeait un retour immédiat à l'ordre constitutionnel. Des discussions difficiles, donc. Et finalement, après trois jours de discussion, il n'y a pas d'accord entre les négociateurs.

GN : La mort ce lundi de l'ancien président congolais Pascal Lissouba. C'est son parti politique qui l'annonce. Pascal Lissouba avait 88 ans et il avait dirigé le Congo de 1992 et 1997 entre les premières élections pluralistes dans le pays et le retour au pouvoir de Denis Sassou Nguesso après une guerre civile. Pascal Lissouba avait alors été contraint de s'exiler en France. Il a notamment été condamné pour "haute trahison" et "complot" contre Denis Sassou Nguesso. Pascal Lissouba est mort à Perpignan, dans le sud de la France.

ZK : On termine avec les sports.

GN : Retour discret pour les footballeurs parisiens après leur défaite 1 à 0 hier soir face au Bayern Munich en finale de la ligue des champions. Les supporters ultras avaient prévu un rassemblement près de Parc des Princes pour accueillir l'équipe. Rassemblement annulé car interdit par la préfecture de police, ainsi que tous les défilés dans toute a capitale.

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