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Journal en français facile 23/01 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Juliette Jacquemin :
Merci d'écouter RFI, 21h ici à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous et bienvenue dans votre journal en français facile. A la une de l'actualité, ce soir,  les négociations d'Astana au Kazakhstan à propos de l'avenir de la Syrie... C'était aujourd'hui la première journée mais pour l'instant le bilan est décevant. Les différentes parties se sont opposées sur la question du cessez le feu notamment.

A la une de l'actualité, également, l'avancée de l'armée du régime au Yémen. Elle annonce qu'elle a reconquis un port sur la Mer rouge qui était jusqu'ici aux mains des rebelles.

Donald Trump envisage de mener des actions contre le groupe État islamique en Syrie, aux côtés de la Russie. Il vient de l'annoncer. Le nouveau président américain qui a aussi signé plusieurs décrets aujourd'hui, nous y reviendrons.

Et puis l'ancien ministre de l'intérieur français Claude Guéant condamné en appel à deux ans de prison, dont un ferme, dans une affaire de détournement de fond.

Les trois pays organisateurs des négociations, l'Iran, la Turquie et la Russie, l'avaient dit : les discussions, ouvertes aujourd'hui à Astana, au Kazakhstan, se tiendraient directement entre le gouvernement syrien et les rebelles. Mais cette première journée a finalement été décevante : les deux parties sont si méfiantes qu'elles n'ont même pas pu se réunir dans la même salle. Les discussions connaissent déjà un premier blocage : la question du cessez le feu. Muriel Pomponne :

Les rebelles accusant le gouvernement de violation du cessez le feu, le représentant du gouvernement traitant les rebelles de terroristes, le climat n'était tellement pas à la détente lors de cette première journée de pourparlers qu'il a fallu abandonner l'idée de négociations directes. C'est la Russie et la Turquie qui ont joué les intermédiaires entre la délégation gouvernementale et celle de l'opposition. Pas question pour les opposants d'accepter la médiation de l'Iran, bien que Téhéran fasse partie des trois pays parrains des pourparlers. D'ailleurs, avant d'envisager des négociations directes, la délégation rebelle a posé comme condition le respect du cessez le feu par les forces favorables au gouvernement, et en particulier, le retrait des milices étrangères, iraniennes, afghanes, irakiennes, libanaises dont l'opposition évalue le nombre 90 000 personnes. Cette exigence de la rébellion a tendu le climat des discussions. Les opposant citent le cas des combats qui ont lieu dans la ville de Wadi Barada où se situent les réservoirs d'eau qui alimentent Damas, et demandent aux Russes et aux Turcs d'envoyer des observateurs. Les rebelles estiment que les Russes respectent globalement le cessez le feu, mais accusent les gouvernements et les Iraniens de le violer. La délégation de l'opposition qui comprend treize membres, représentant 63 groupes, exigent également que soit discuté  l'aide humanitaire et les échanges de prisonniers, qu'ils évaluent à 30 000, avant de parler d'autres choses, notamment de politique.

Au Yémen, cette fois, il n'y pas d'espoir de cessez-le-feu prochain. La guerre se poursuit, depuis près de deux ans, maintenant, et les forces du régime annoncent aujourd'hui qu'elles ont pris le port de Mokha, sur la mer Rouge. Un port qui était avant dans les mains des rebelles chiites, les houthis. Nicolas Falez :

Le port de Mokha serait tombé aux mains des forces loyalistes à l'issue de combats ayant fait plusieurs dizaines de victimes, mais selon des témoignages recueillis par l'Agence France Presse, le reste de la ville serait encore aux mains de la rebellion chiite. Mokha est située sur la côte-ouest du Yémen, baignée par la Mer Rouge, et selon le camp loyaliste, ce port a été utilisé par les rebelles pour se procurer des armes, malgré le blocus mis en place par la coalition commandée par l'Arabie Saoudite. Entrée en guerre en mars 2015, cette force régionale tente de reconquérir les régions contrôlées par la rébellion houthie, avec pour objectif de rétablir l'autorité du Président Abed Rabbo Mansour Hadi sur l'ensemble du territoire. Mais ces deux dernières années, la ligne de front a relativement peu évolué, alors que le bilan lui ne cesse de s'alourdir, s'élevant à 7 400 morts selon l'Organisation Mondiale de la Santé, 10 000 victimes civiles selon un coordinateur humanitaire de l'ONU. Les combats à Mokha s'inscrivent dans une offensive lancée il y a deux semaines par les forces loyalistes et leurs alliés de la coalition arabe, qui voient dans le conflit au Yémen l'un des terrains de leur affrontement régional avec l'Iran qu'ils accusent d'armer la rébellion chiite.

Des précisions signées Nicolas Falez. Cela fait trois jours maintenant que Donald Trump est officiellement président des Etats-Unis et le milliardaire a déjà commencé à prendre des décisions. Aujourd'hui il a signé plusieurs décrets, des textes qui doivent faire appliquer des nouvelles règles rapidement. Le premier texte empêche de nouvelles embauches dans l'administration fédérale du pays, sauf dans l'armée. Et puis le deuxième décret permet aux Etats-Unis de se retirer de l'accord économique de la région pacifique. L'accord de libre-échange nord-américain, l'Alena, devrait lui être bientôt renégocié. Un peu avant cela dans la journée, il avait rencontré plusieurs grands patrons, ce matin. Le récit de cette nouvelle journée avec Anne-Marie Capomaccio :

Suppression des trois quarts des réglementations, baisses massives des impôts sur les sociétés. Ce sont les annonces faites ce matin par Donald Trump à quelques chefs d'entreprises réunis dans le bureau ovale. Les patrons de Ford, Dell, Lockheed Martin étaient notamment présents. Le président des États-Unis a employé sa méthode habituelle, alternant promesses et menaces. « Nous pensons pouvoir supprimer 75% des réglementations... et les taxes vont beaucoup baisser aussi... donc vous aurez des incitations... mais je vous préviens, vous devez rester ici. Ne partez pas, ne licenciez pas des américains, ce sont les meilleurs. Produire à l'étranger ? Ne l'imaginez même pas ! » C'est le crédo de la campagne électorale, l'Amérique d'abord qui est mis en action. Toutes ces réglementations, sont d'après le président Trump, je cite, « des obstacles à la création d'emplois », tout comme le décret que le président vient de signer, concrétisant le retrait des États-Unis de l'accord commercial transpacifique. Et la promesse de renégocier immédiatement l'Alena pour l'Amérique du Nord. Une renégociation avec le Canada et le Mexique dès la fin du mois, qui inclut, d'après la maison blanche, une discussion sur la sécurité des frontières, et la construction du fameux mur entre le Mexique et les États-Unis.

Et le président mexicain a aujourd'hui justement réagi à l'investiture de Donald Trump. Enrique Peña Nieto le dit : il n'y aura « ni confrontation, ni soumission » avec le président américain.

Au Venezuela, les opposants au président Nicolas Maduro étaient de nouveau dans la rue, aujourd'hui. Ils demandent que des élections se tiennent le plus vite possible car la crise politique et économique qui secoue le pays est trop grave d’après eux. L'opposition ne veut plus dialoguer avec le gouvernement tant qu'il n'y aura pas eu de nouvelles élections.

Pendant ce temps, le président français François Hollande, lui, est toujours à l'étranger. Aujourd'hui, après le Chili, il a commencé sa visite en Colombie. Et il a rencontré deux négociateurs importants pour la paix. Entre le gouvernement, et la guérilla des FARC, les forces armées révolutionnaires de Colombie. Il a aussi rencontré aujourd'hui le président Juan Manuel Santos, Prix Nobel de la paix 2016.

L'actualité française et l’ancien ministre de l'intérieur Claude Guéant, rattrapé par la justice : il a été condamné aujourd'hui à deux ans de prison, dont un ferme, pendant son procès en appel. Il est accusé de s'être versé 5 000 euros de primes par mois, de l'argent qu'il avait prélevé dans un budget normalement destiné aux policiers quand il était ministre de l'intérieur. Franck Alexandre :

Claude Guéant écope donc d'un an de prison ferme. Mais il n'ira pas derrière les barreaux : un an, la peine est aménageable, l'administration va donc lui proposer un traitement alternatif à la détention. La condamnation est en revanche plus sévère pour le porte-monnaie de Claude Guéant, puisqu'outre 75 000 euros d'amende, il va devoir intégralement rembourser les fameuses primes indûment perçues. De plus, le cardinal ou le président bis comme on le surnommait à l'Élysée se voit interdire d'exercer une fonction publique pendant 5 ans. Michel Gaudin, l'ancien directeur de la police nationale qui à la demande de Claude Guéant piochait dans la caisse des frais d'enquête pour alimenter ses primes est condamné à 18 mois de prison avec sursis. Quant aux collaborateurs du ministère de l'intérieur, Daniel Canepa, Gérard Moisselin et Michel Camux, bénéficiaires des primes, ils écopent de six mois à un an de prison avec sursis. Des peines moins sévères que les réquisitions du parquet qui avait tiré à boulets rouges, dénonçant l'état d'esprit de ces hauts fonctionnaires qui n'ont pas servi l'État, mais se sont servis.

Et puis un œil sur le football, et sur la coupe d'Afrique des nations pour terminer ce journal. Ce soir c'est le groupe B, qui joue pour la troisième journée. Deux matches en ce moment même :
Le Sénégal rencontre l'Algérie... pour l'heure il y a 2 à 1 pour l’Algérie. Et puis l'autre rencontre, c'est Zimbabwe-Tunisie et pour le moment il y a 4 à 1 pour la Tunisie. Des matchs à suivre sur notre site internet afriquefoot.rfi.fr. Pour réécouter ce journal en français facile cette fois c'est sur notre site internet RFI savoirs… Un journal réalisé par Laurent Philippot aujourd'hui. RFI il est 21h10 ici à Paris.

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