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Journal en français facile 22/10/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir en compagnie de Mehdi Meddeb, bonsoir Mehdi.

Mehdi Meddeb : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une ce soir : Saad Hariri nommé Premier ministre au Liban. Il revient à ce poste pour la quatrième fois, alors qu'il avait dû démissionner il y a un an en raison d'une vaste mobilisation populaire.

MM : Donald Trump face à Joe Biden cette nuit à la télévision. Il s'agira du deuxième et dernier débat entre les deux candidats à la Présidentielle américaine. Et des règles ont été mises en place pour éviter que l'exercice vire à nouveau au règlement de comptes.

RA : Il y a 10 ans les révélations de Wikileaks sur la guerre en Irak. Des centaines de milliers de documents américains secrets rendus publics et qui ont mis en lumière des actes de violence perpétrés par la coalition internationale.

MM : Et puis le Prix Sakharov décerné à l'opposition démocratique en Biélorussie. Annonce aujourd'hui du Parlement européen.

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MM : Au Liban le retour de Saad Hariri.

RA : Trois fois Premier ministre le revoilà à ce poste. Pas sûr que cela apaise la crise sociale qui touche le Liban car Saad Hariri avait dû démissionner il y a un an, après une vague de mobilisation populaire contre l'ensemble de la classe politique. Depuis la situation ne s'est pas améliorée, la formation du gouvernement s'annonce donc délicate. Cependant cette nomination qui s'est faite lors des consultations parlementaires, était attendue. À Beyrouth pour RFI Laure Stephan.

Comme prévu, Saad Hariri a été désigné Premier ministre, et il n’a obtenu qu’un appui limité : sur les 120 députés actuellement en poste, seuls 65 l’ont nommé. Des blocs importants, comme ceux du Hezbollah, du parti fondé par le président Michel Aoun, ou des Forces libanaises, n’ont pas apporté leur soutien à Saad Hariri, pour des raisons différentes. Mais ils n’ont pas proposé de concurrent : ils n’ont donc pas entravé sa possible prise de fonction. La tâche s’annonce maintenant ardue : former un gouvernement, un processus qui peut prendre des mois au Liban, et obtenir l’aval du Parlement. Saad Hariri a dit vouloir s’inscrire dans le cadre de « l’initiative française » au Liban et vouloir composer une équipe de « spécialistes non-partisans » : cette formulation fait grincer des dents ses adversaires : il est-lui-même un politicien. Le Liban n’a pas le luxe de longues négociations, comme cela se passe souvent : le pays est en banqueroute, il est sommé d’enclencher des réformes pour espérer obtenir des fonds internationaux. Son retour est un camouflet pour la contestation, qui réclame toujours un renouveau de l’ensemble de la classe politique. Mais les dirigeants mènent leur propre lutte interne pour le pouvoir, loin des revendications de la rue. Ils comptent sans doute encore moins les écouter que la contestation s’est essoufflée. Laure Stephan Beyrouth RFI.

RA : Les réactions : le coordinateur spécial de l'ONU pour le Liban ne s'est pas montré très optimiste : « Ce sont les forces politiques traditionnelles qui encore une fois ont choisi la marche à suivre, malgré leurs nombreux échecs du passé », affirme-t-il.

MM : Aux États-Unis a lieu cette nuit le deuxième et dernier débat entre Donald Trump et Joe Biden, à 12 jours de l'élection présidentielle.

RA : On se souvient du premier débat, marqué par des échanges extrêmement violents. Le ton sera-t-il le même lors de ce second exercice ? Réponse à partir d'1h du matin temps universel. En tout cas des règles ont été mises en place pour qu'il y ait davantage d'échanges. Les explications de Marie Normand.

La Commission pour les débats présidentiels a trouvé un moyen simple d'empêcher qu'un candidat interrompe son adversaire : couper son micro ! Ce sera le cas lorsque chacun sera invité à présenter, en deux minutes précises, sa position sur chacun des thèmes retenus ce soir : la crise du coronavirus, les questions raciales, le changement climatique ou encore la sécurité nationale. Donald Trump a d'ores et déjà qualifié ces nouvelles règles de très injustes, en taclant au passage la modératrice du débat de soir pour son manque supposé de neutralité. Ce n'est donc qu'après ces introductions - sans interruption - que les deux micros seront rouverts en même temps pour permettre les échanges et rien ne dit que le ton sera plus courtois que la dernière fois. Un débat aux enjeux de toute façon limités. D'abord parce que ces rencontres télévisées n'influencent pas beaucoup les électeurs en général. Et puis parce que plus de 44 millions d'Américains ont déjà voté, par correspondance ou physiquement, par anticipation, dans l'un des bureaux de votes déjà ouverts.

RA : Débat à partir d'1h du matin temps universel depuis Nashville dans le Tennessee. Et à propos de vote sachez que la Maison Blanche a annoncé que Donald Trump voterait de manière anticipée ce samedi en Floride.

Et puis également concernant l'actualité américaine, le Sénat qui a franchi ce jeudi une première étape vers la confirmation de la juge Amy Coney Barrett à la Cour suprême. Concrètement les 12 élus républicains de la commission judiciaire du Sénat ont voté pour transmettre le dossier à l'ensemble de la chambre haute du Congrès. Les démocrates ont boycotté le processus. Et cela veut dire que dès lundi pourrait avoir lieu le vote final en séance plénière. Et ainsi permettre la nomination de la juge conservatrice à la Cour suprême avant l'élection du 3 novembre, comme le souhaite Donald Trump.

MM : Les États-Unis et la guerre en Irak, c'était en 2003 suite aux attentats du 11 septembre. Une guerre à l'issue de laquelle de très nombreux documents secrets ont été rendus public.

RA : Ce sont les fameuses révélations du site Wikileaks. La plus grande fuite de l'histoire militaire des États-Unis au total 400 000 documents secrets qui ont été rendus publics. Les révélations de Wikileaks, c'était il y a 10 ans jour pour jour. Elles ont montré l'ampleur de la violence commise par les forces de la coalition menée par les États-Unis, ou la violence couverte par cette coalition (c'est-à-dire qui n'a pas été dénoncée). Quel impact ont eu ces révélations ? Notre correspondante à Bagdad, Lucile Wassermann, a pu s'entretenir avec un expert de le politique irakienne.

Ce son est extrait d'une vidéo qui a fait le tour du monde en avril 2010. On y voit hélicoptère américain ouvrir le feu sur une dizaine de civils, dont deux journalistes de Reuters. La vidéo est publiée par Wikileaks, et fait connaître le site mondialement. Quelques mois plus tard, en octobre, il publie quelques 400 000 documents secrets sur la guerre en Irak, et impactent largement les relations américano irakiennes, selon Sajad Jiyad, spécialiste de l'Irak. « C'est difficile de dire que ce qu'a fait Wikileaks a poussé les forces américaines à partir d'Irak [à l'époque]. Je n'ai pas de preuves à cela. Mais je pense que cela n'a pas aidé les relations entre l'Irak et les Etats-Unis. Et je pense que la vision que les gens ici ont des Américains a été impactée par Wikileaks. Quand ils sont revenus en 2014, et puis après, je pense qu'il n'y avait pas beaucoup de confiance en eux. » Ces révélations impliquent les forces américaines, mais aussi et surtout les forces irakiennes, accusées de diverses violences à l'encontre de civils. Elles ne provoquent pas la surprise en Irak, explique ce spécialiste. « Je pense que pour les Irakiens, chaque fois qu'ils regardaient ce que Wikileaks proposait, cela confirmait le fait que ce gouvernement n'était pas vraiment un gouvernement du peuple. Je dirais que la confiance dans les politiciens ne s'est pas rétablie depuis. » Aujourd'hui, c'est en partie pour ces documents que les autorités américaines demandent l'extradition du fondateur de Wikileaks, Julian Assange. Il risque aux États-Unis 175 ans de prisons. Lucile Wassermann Bagdad RFI.

MM : Moins de deux semaines après le prix Nobel de la paix, le prix Sakharov a été décerné aujourd'hui.

RA : Le prix Sakharov récompense des personnalités ou organisations qui défendent les droits de l'homme et les libertés fondamentales. C'est le Parlement européen qui décide du lauréat de ce prix Sakharov, et cette année il s'agit de l'opposition démocratique en Biélorussie. L'annonce a été faite aujourd'hui. Correspondance à Bruxelles de Joana Hostein.

Un message politique fort pour soutenir les citoyens biélorusses qui manifestent, pacifiquement, depuis 11 semaines consécutives. C’est cela que le Parlement européen a souhaité adresser avec le prix Sakharov. Isabel Wiseler-Lima, eurodéputé luxembourgeoise. […] Dans l’hémicycle, on ne se fait guère d’illusion sur l’impact de cette récompense sur le terrain. Il faut poursuivre la pression diplomatique pour obtenir la démission d’Alexandre Loukachenko explique la présidente de la sous-commission Droits de l’homme au Parlement et aussi lutter contre l’impunité. Maria Arena. […] Quelques 14 000 manifestants ont été détenus depuis le début du mouvement de contestation, rappelle le Parlement. Joana Hostein à Bruxelles, RFI.

MM : Et puis du football, après la Ligue des Champions, ce soir c'est la Ligue Europa

RA : La « petite Coupe d'Europe » comme elle est surnommée. Un club français sur le terrain c'est Lille qui se déplace actuellement sur la pelouse du Sparta Prague. C'est le début de la seconde période, 1 but partout entre les deux équipes

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