#法语新闻用语

Journal en français facile 19/07 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Vincent Souriau :
Il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Merci d'être avec nous à l'écoute de RFI. C’est l’heure du journal en français facile, que je vous présente en compagnie de Céline Pellarin. Bonsoir Céline.

Céline Pellarin :
Bonsoir Vincent, bonsoir à tous.

VS :
Au sommaire aujourd’hui, la Turquie. Les purges dans l'administration continuent après le coup d'état manqué de la semaine dernière.

CP :
En France, le débat relatif à la prolongation de l'état d'urgence vient de commencer à l'Assemblée nationale. Le Premier ministre Manuel Valls prononce en ce moment même son discours devant les députés.

VS :
Et puis, ce couac, hier, pendant la convention républicaine aux États-Unis. La femme de Donald Trump, Melania, prise en flagrant délit de plagiat. Elle s'est largement inspirée des propos tenus par Michelle Obama en 2008.

CP :
Le pouvoir turc prend de nouvelles mesures de rétorsion après le coup d'état manqué de la semaine dernière.

VS :
Après les arrestations dans l'armée, dans la police et dans la magistrature, ce sont désormais les fonctionnaires de l’Éducation nationale et plusieurs médias privés qui sont visés en Turquie. Mille-cinq-cents recteurs et doyens d'universités vont devoir présenter leur démission. Plusieurs radios et télévisions ne pourront plus émettre. Leurs responsables sont, à leur tour, accusés de soutenir le mouvement de Fethullah Gülen. Or, c'est cet homme que les autorités turques accusent d'avoir voulu renverser le gouvernement. Et le Premier ministre turc, Binali Yildirim, le répète : la Turquie va fournir aux États-Unis les preuves de la responsabilité de ce prédicateur dans la tentative de coup d'état survenue la semaine dernière :

« Nous allons éradiquer cette organisation et la déraciner avec la précision d'un rasoir. Nous allons éradiquer tous les terroristes de façon si nette et si efficace que personne, aucune organisation ni groupe n'osera s'en prendre à nouveau à la Turquie et à notre nation. Les Américains veulent des preuves ? Nous leur avons envoyé des dossiers, même si ce n'est pas nécessaire, tant les preuves sont évidentes. Nous n'avons aucun doute sur l'origine de ce putsch vicieux et nous connaissons tous les détails. Mais puisque les Américains le veulent, nous allons mettre ces preuves sur la table. »

VS :
Binali Yildirim, le Premier ministre turc. Propos recueillis par Alexandre Billette. Ce soir, le président américain, Barack Obama, promet à son homologue turc, Recep Tayyip Erdoğan, l'aide des États-Unis dans l'enquête qui vise à éclaircir les circonstances de cette tentative de coup d'état.

CP :
Près de 60 civils sont morts en Syrie aujourd'hui, dans la province d'Alep.

VS :
Ils ont été tués dans des bombardements signalés par l'Observatoire syrien des droits de l'homme, une organisation qui dispose d'un vaste réseau d'informateurs en Syrie et qui attribue ces frappes à la coalition internationale menée par les États-Unis. Ce soir, Amnesty International demande une enquête sur de possibles violations du droit humanitaire international.

CP :
Pour la première fois, le groupe Etat islamique revendique un attentat en Allemagne.

VS :
La nébuleuse djihadiste affirme que le demandeur d'asile tué hier dans le sud du pays était l'un de ses combattants. Elle a diffusé une vidéo dans laquelle ce demandeur d'asile, âgé de 17 ans, annonce qu'il va commettre son crime. Il a été abattu par les forces de police alors qu'il avait agressé à la hache plusieurs personnes à bord d'un train et sur le quai de la gare de la ville de Wurtzbourg, en Bavière. Explications de notre correspondant à Berlin, Pascal Thibault.

C'est la première fois que l'organisation Etat islamique revendique un attentat en Allemagne. Dans un communiqué publié par l'agence Amaq, liée à Daesh, on peut lire à propos de l'auteur de l'agression : « Il a mené cette opération en réponse aux appels à viser les pays de la coalition qui combat l'Etat islamique en Irak et en  Syrie ». Une perquisition au domicile du jeune Afghan de 17 ans a permis de découvrir un drapeau de cette organisation fabriqué artisanalement. Le ministre de l'Intérieur bavarois, Hermann, est resté à la mi-journée très prudent au sujet de cette revendication. Il a expliqué que les premiers témoignages récoltés ne décrivaient en rien une quelconque radicalisation de l'adolescent, ce qui pourrait signifier qu'elle ait eu lieu récemment. Le jeune homme avait agressé brutalement hier soir des passagers dans un train régional près de Wurtzbourg, en Bavière. Il était armé d'une hache et d'un couteau. Trois des blessés sont encore entre la vie et la mort. L'agresseur avait été rapidement rattrapé par la police qui l'a abattu alors qu'il menaçait les forces de l'ordre. L'Allemagne a été plutôt épargnée par les attentats islamistes jusqu'à présent. Cette agression et sa revendication par l'organisation Etat islamique risquent de relancer les débats sur le risque terroriste lié à l'arrivée de nombreux réfugiés. Pascal Thibault, Berlin, RFI.

CP :
Les députés français sont réunis en ce moment à l’Assemblée nationale pour prolonger l'état d'urgence après l'attentat survenu à Nice la semaine dernière.

VS :
Le texte visant à prolonger cette mesure d'exception est défendu par Manuel Valls en ce moment même à la tribune du palais Bourbon. Le Premier ministre met en garde, je cite, « contre les divisions, car les populismes rôdent ». Le chef du gouvernement ajoute que « ceux qui promettent que l'on peut régler le terrorisme d'un coup de baguette magique mentent ». L'exécutif répond aux attaques de l'opposition, qui a mis en cause les progrès de la lutte anti-terroriste en France après le drame de Nice. Le contexte politique est délicat, et ce climat a pesé sur le déplacement de François Hollande aujourd’hui. Le président de la République était en visite au Portugal. Reportage d'Anissa El Jabri.

Des Français du Portugal graves, presque recueillis sur le gazon de l’ambassade. Un silence de plomb pour la première adresse solennelle du président depuis quatre jours. L'opinion se raidit et le président n’a plus de nouveaux effectifs de sécurité à recruter, plus de nouvelles lois à faire voter, plus de nouvelles mesures de fermeté. Il est allé, dit-il à l’opposition sans la nommer, au maximum de ce qui était possible dans un État de droit. « Certains nous disent : mieux vaudrait ne plus avoir d’État de droit et être en liberté. Mais nous n’aurions ni la liberté, ni l’Etat de droit. Et nous aurions toujours le terrorisme. Parce que je suis chef de l’Etat, je dois dire aux Français qu’ils doivent vivre et montrer cette capacité de résistance, cette conviction que nous sommes la France et que nous ne mettons pas un genou à terre. Et qu’il y a du sens à défendre nos libertés. » Défendre les libertés, cela passe aussi par se mobiliser pour le pays. Ce mercredi, François Hollande sera dans une caserne de gendarmes, en Dordogne, pour un appel, cette fois, à rejoindre la réserve opérationnelle. Anissa El Jabri, Lisbonne, RFI.

VS :
Dans l’actualité également, une base militaire attaquée par des hommes armés aujourd’hui au Mali dans le centre du pays, près de la frontière avec la Mauritanie. Douze soldats ont été tués, on dénombre au total une trentaine de blessés.

CP :
La convention républicaine de Cleveland aux États-Unis marquée par un premier couac.

VS :
Les accusations de plagiat visant la femme de Donald Trump, Melania, à l'issue de son discours, hier soir. Certains extraits de son allocution sont, quasiment au mot près, les mêmes que ceux prononcés par la première dame américaine, Michelle Obama, en 2008. Correspondance à Washington signée Anne Marie Capomaccio.

Erreur due à l'inexpérience, sottise d'un collaborateur qui a écrit le discours pour l'épouse du candidat ? L'équipe de campagne n'a pas préparé de réponse, et c'est un peu la cacophonie. La presse américaine publie ce matin les deux textes côte à côte, celui de Melania Trump et celui de Michèle Obama en 2008, et la comparaison n'est pas à l'avantage de l'épouse du milliardaire. Deux passages sont identiques à la virgule près. Le président du parti et un conseiller demandent le renvoi du collaborateur qui a commis, je cite, « l'impardonnable erreur ». Le problème est que l'ancien mannequin était en direct à la télévision juste avant de monter sur la scène à Cleveland. Elle expliquait avoir écrit elle-même le fameux texte. Les Républicains se seraient bien passés de cette controverse, qui jette une ombre sur la future première dame en puissance. Son intervention était censée rendre plus humain un candidat peu populaire. C'est raté. Et c'est dommage, souligne avec ironie le Washington Post, car Melania Trump a plagié Michèle Obama. La faute aurait été effacée si elle avait choisi un texte écrit par l'épouse d'un candidat républicain. Anne Marie Capomaccio, Washington, RFI.

CP :
Du sport. Le tour de France. Les coureurs étaient au repos aujourd'hui. La nouvelle du jour, c'est l'abandon du Britannique Mark Cavendish.

VS :
Lui qui avait gagné quatre étapes depuis le départ de la course annonce qu'il jette l'éponge. Il se dit fatigué, à tel point que s'il continuait, cela pourrait être dommageable pour les Jeux olympiques, qui sont son prochain objectif sportif cette année.

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