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Journal en français facile 18/09/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Raphaël Reynes : Vous écoutez Radio France Internationale. Nous sommes en direct de Paris, où il est 22h. Bonsoir à tous. Merci de nous rejoindre pour votre Journal en français facile, en compagnie, ce soir, de Sylvie Berruet. Bonsoir, Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Raphaël, bonsoir à toutes et à tous.

RR : Washington va accélérer le rythme des expulsions de migrants par avion. Déclaration du gouvernement américain alors que le nombre de clandestins massés à la frontière sud du pays ne fait qu'augmenter. Ils sont près de 12 000 regroupés sous un pont, au Texas.

SB : Les élections législatives en Russie. Elles ont lieu tout ce weekend et la pression du gouvernement russe est efficace. Après Google, après Apple, la messagerie instantanée Telegram bloque l'accès aux sites de l'opposant Alexeï Navalny. L'opposition proteste contre ce qu'elle appelle de la « censure ».

RR : Et puis, nous parlerons des premiers attentats meurtriers en Afghanistan, depuis le départ des troupes américaines. Deux personnes, au moins, sont mortes dans des explosions à Jalalabad, dans l'Est du pays.

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SB : Ils étaient 2 000, en début de semaine. Ils sont désormais près de 12 000. Des migrants (en majorité originaires de Haïti) qui campent sous un pont, à la frontière sud des États-Unis.

RR : Dans la ville de Del Rio, au Texas, où ils sont arrivés par vagues successives et où ils continuent d'arriver.

Cette petite ville de 35 000 habitants n’était pas préparée à cette situation. L'État du Texas veut envoyer des soldats de la garde nationale pour fermer la frontière. Alors certains habitants de Del Rio demandent l'intervention des autorités fédérales (celles de Washington). C'est le cas de Yunis Yam, qui est venue apporter de l'eau et de la nourriture aux migrants. Sous le pont de Del Rio une dizaine de milliers de migrants ont construit des abris de fortune avec les branches des arbustes aux alentours. Ils sont la plupart en famille et certains sont là depuis 6 jours. Avec des températures qui atteignent les 37 degrés. Il y a de l'eau mais la nourriture doit être achetée de l'autre côté du fleuve Rio Grande. Alors des groupes incessants passent du côté mexicain en traversant le fleuve sur une digue dont l'eau arrive à hauteur de taille. Ils vont au Mexique pour acheter de la nourriture qu'ils revendent à prix d'or aux autres restés du côté américain. Dans ce camp de fortune les tas d'ordure atteignent plusieurs mètres et au moins deux femmes ont déjà donné naissance sous ce pont. L'une d'entre elle a été testé positive au Covid-19 une fois transférée à l'hôpital. Plus personne ne sort sauf les malades ou personnes déshydratées. Et en ville une dizaine d'haïtiens qui attendaient depuis vendredi sont désormais partis en autocar. Ils ont embarqué pour rejoindre San Antonio ou Houston avant de poursuivre vers une destination où les attends un proche : Miami, New Jersey, Oklahoma. Mais ce sont les deniers migrants à avoir pu quitter Del Rio. Thomas Harms, Del Rio, RFI

RR : L’administration de Joe Biden pourrait reprendre les expulsions de migrants vers Haïti.

SB : 24 heures après le rappel des ambassadeurs français aux Etats-Unis et en Australie, le diplomate en poste à Cambera a donné une interview à la radio australienne.

RR : Et l'ambassadeur parle d'une « énorme erreur diplomatique » et d'une « très, très mauvaise gestion du partenariat » entre les deux pays à propos de l'annulation par l'Australie, de l'achat de 12 sous-marins français. Jean-Pierre Thébault évoque aussi une « situation incroyable, maladroite, inappropriée et non australienne ». La dernière crise diplomatique entre les deux pays remonte à 1995. À l'époque, Canberra avait protesté contre la reprises des essais nucléaires français dans le Pacifique Sud. Et c'est l'Australie qui avait rappelé son ambassadeur en France.

SB : C'est dans ce contexte que le ministre français des Affaires étrangères s'est entretenu avec son homologue indien.

RR : Un entretien dont assez peu de choses ont filtré. Le Quai d'Orsay a juste indiqué que les deux ministres souhaitent « approfondir leur partenariat stratégique ».

SB : En Afghanistan, la rentrée scolaire est totalement masculine, ce samedi.

RR : Les filles ne sont pas privées d'éducation mais elles n'ont tout simplement pas été mentionnées par le ministre de l'Éducation du nouveau gouvernement taliban. Il a annoncé que seuls les garçons de 12 à 17 ans, ainsi que leurs professeurs masculins devaient reprendre le chemin de l'école, aujourd'hui. Voilà qui rappelle la fin des années 90, lorsque les talibans étaient au pouvoir en Afghanistan.

SB : L'Afghanistan, où plusieurs attentats ont été commis, ce samedi.

RR : Ce sont les premiers attentats meurtriers depuis le départ des troupes américaines. Plusieurs explosions ont eu lieu à Jalalabad, dans l'Est du pays. Le bilan provisoire fait état de 2 morts et d'une trentaine de blessés. Vincent Souriau.

Très peu de détails ont filtré, mais les autorités locales confirment à l'Agence France Presse que l'une de ces explosions est survenue au passage d'un véhicule des forces de sécurité talibanes. Mine ou bombe artisanale, les versions divergent. Les services d'urgence de l'un des hôpitaux de la province nous indiquent avoir pris en charge une trentaine de blessés, en majorité des civils, y compris des femmes et des enfants. À ce stade, ces attentats n'ont pas été revendiqués. Ils surviennent un peu plus d'un mois après la prise de Kaboul par les Talibans et moins de trois semaines après le départ des derniers soldats américains.

RR : Vincent Souriau.

SB : Les élections législatives en Russie. Après Apple et après Google, Telegram a retiré toute référence à l'application mobile du mouvement d'Alexeï Navalny.

RR : C'est ce que l'on appelle un « effet boule de neige ». Sur Telegram, désormais, il n'y a plus aucun accès à l'application ni aux recommandations du mouvement de l'opposant qui est actuellement en prison. Telegram a fait disparaitre le « système Navalny » qui doit informer les électeurs sur les candidats de l'opposition au président Vladimir Poutine. Anissa El Jabri.

Légaliste avant tout. Le fondateur russe de Telegram s’est justifié en deux temps cette nuit. Pavel Durov qui juge d’abord qu’il n’avait plus le choix après la décision d’Apple et Google, ces deux entreprises qui je cite « dictent les règles du jeu aux développeurs comme nous ». Pavel Durov qui juge ensuite et surtout se conformer simplement à la loi qui interdit de faire campagne pendant le vote : « Nous considérons cette pratique comme légitime et exhortons les utilisateurs de Telegram à la respecter ». Ces derniers mots, ils ne passent pas dans l’opposition russe se revendiquant à la fois de Steve jobs et de Che Guevara, Pavel Durov avait jusqu’ici toujours tenu tête au gouvernement. Il vit hors du pays depuis 2014. Au deuxième jour de scrutin il ne reste plus qu’une seule possibilité pour accéder aux consignes de vote du camp Navalny : un lien vers un google doc. Pas facile à trouver et déjà bloqué cette semaine pendant plusieurs heures. Anissa el Jabri, Moscou, RFI.

SB : Pelé, le roi du football, brièvement placé en soins intensifs, hier soir.

RR : Agé de 80 ans, le Brésilien souffrait de difficultés respiratoires après une opération à l'abdomen qui a eu lieu au début du mois. Pelé a été placé en soins intensifs durant quelques heures, seulement, précise l'hôpital Albert Einstein de San Paolo. Son état s'est rapidement stabilisé et il a pu regagner le service de soins semi-intensifs.

SB : En France, les services de soins intensifs sont de moins en moins sous pression.

RR : L'épidémie de Covid-19 continue de ralentir. Une nouvelle baisse du nombre de patients en réanimation a été annoncée ce samedi. Et, pour la 10e semaine de suite, des manifestations contre la passe sanitaire ont eu lieu en France. 180 cortèges étaient organisés, à travers le pays. 80 000 personnes ont manifesté. C'est beaucoup moins que la semaine dernière.

SB : Les diplomates et les chefs d’État peuvent-ils (et doivent-ils) échapper aux règles qui s'imposent à tous, lors d'une épidémie ?

RR : Il y a 10 jours, la ville de New York a annoncé que l’ONU était un lieu public, soumis à l’obligation de se vacciner pour tout rassemblement à l’intérieur. Et après avoir confirmé que les participants à l’Assemblée générale des Nations Unies devraient montrer une preuve de vaccination pour rentrer à l’ONU, le président de l’Assemblée générale a dû faire marche arrière, sous la pression. Les explications de notre correspondante à New York, Carrie Nooten.

Il y a quelques semaines, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Linda Thomas Greenfield, a écrit à ses 193 homologues avec une supplique particulière : convaincre leurs chefs d’États d’envoyer des vidéos plutôt que de venir en personne à l’Assemblée générale de l’ONU. Malgré cela, une centaine de dirigeants vont atterrir dès ce week-end à New York. Mais pour des soucis d’équité et par volonté de ne pas politiser le débat autour du vaccin, l’organisation ne demandera finalement pas de preuve de vaccination aux participants - elle comptera surtout sur le sens des « responsabilités » de chacun. Cela rend les États-Unis fébriles. Linda Thomas-Greenfield. « Nous craignons que ce grand rassemblement aux Nations Unies soit un évènement très contaminateur, et nous devons prendre des précautions. Lundi, j’irai faire un test au stand de test et de vaccination à l’entrée de l’ONU, avant de participer aux réunions. » En revanche, les diplomates ne sont plus exempts des règles imposées au niveau fédéral : même le président brésilien Bolsonaro, fier de ne pas être vacciné, devra montrer les résultats d'un test fait sous trois jours pour passer la douane américaine ! Carrie Nooten, New York, RFI.

RR : C’est la fin de ce Journal en français facile, présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, merci Sylvie. Un journal que vous pouvez retrouver sur le site de RFI Savoirs. C’est savoirs.rfi.fr. Il est 22h10 à Paris. Excellente soirée à tous !

 

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