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Journal en français facile 17/11/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Aurélien Devernoix : Bonsoir à toutes et à tous, il est 21h à Paris 4h à Hong Kong, l’heure de votre Journal en français facile. Et à mes côtés pour présenter ce journal Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir.

AD : La police hongkongaise menace de tirer à balles réelles sur les manifestants après qu’un policier a été blessé par une flèche ce dimanche. Mais les contestataires ne manquent pas de soutiens notamment à Taïwan, vous l’entendrez.

SB : C’est une victoire qui inquiète les minorités au Sri Lanka : Gotabhaya Rajapaksé a été élu président du pays ce week-end. Il est issu d’une famille puissante et redoutée notamment par les tamouls et les musulmans.

AD : En France, les Gilets Jaunes fêtaient officiellement leur 1er anniversaire ce dimanche. Et les célébrations se sont cette fois déroulées dans le calme, même si une poignée d’entre eux a provoqué la fermeture des galeries Lafayette à Paris.

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SB : Des balles réelles pour contrer des armes létales, c’est donc la menace formulée par la police hongkongaise ce soir.

AD : Une annonce qui intervient après qu’un policier a été blessé par une flèche tirée par un militant pro démocratie. C’est la première fois que les autorités locales envisagent publiquement d’ouvrir le feu sur les manifestants. De quoi inquiéter les contestataires et leurs soutiens. Ils sont notamment nombreux à Taïwan, pays indépendant, mais revendiqué par la Chine et qui observe avec attention dans le sort de Hong Kong. Un grand concert de solidarité avec le mouvement de contestation et pour la démocratie avait lieu ce dimanche soir à Taipei. Le reportage de notre correspondant Adrien Simorre.

« Soutien à Hongkong » : les mots sont scandés avec émotion ici à Taïwan. Sur la place de la Liberté de Taipei, des milliers de personnes sont venus assister à ce concert… tous pour manifester leur solidarité avec les Hongkongais. Yu Shuan a 25 ans : « oui parce qu’on est dans une situation similaire, comme HK, nous souffrons de l’oppression de la Chine. C’est pour cela que c’est important pour nous d’être ici pour eux ». Sept groupes de musique, tous taiwanais, ont répondu présents pour cet événement organisé par un collectif citoyen. Mais le cœur n’est pas vraiment à la fête. Le chanteur du groupe The Chairman : « j’ai peur que Taiwan devienne le prochain Hong Kong, car nous ne sommes pas reconnus comme un pays à part entière par la communauté internationale ». Le concert bat son plein, les drapeaux tibétains se mêlent aux couleurs arc-en-ciel des mouvements LGBT, mais aussi aux tracts des indépendantistes taïwanais. En janvier 2020, la présidente taiwanaise affrontera un candidat qui défend un rapprochement avec la Chine. Et face à la crise hongkongaise, l’inquiétude est palpable. Comme l’explique la jeune Yen Wu Chen, « Taïwan s’est battue pour obtenir la démocratie. Et si en janvier 2020 on vote pour le candidat pro-pékin, je pense que ce qui arrive à Hong Kong pourrait arriver à Taïwan ». Très attendu par la jeune génération, le groupe Fire EX termine par une chanson en Taïwanais et non en mandarin. Les paroles s’adressent à Taïwan : « tu fais des cauchemars, et tu ne peux pas dormir, j’espère que demain tu seras en sécurité ».

SB : Ces révélations du New York Times à propos du sort des minorités dans la province chinoise du Xinjiang.

AD : Un dossier de 400 pages a été transmis au journal américain et il détaille la manière dont Pékin a décidé de réprimer les Ouïghours, mais aussi les autres minorités musulmanes de la région après une attaque terroriste. Près d’un million de personnes seraient aujourd’hui détenues dans des camps d’internement.

SB : Au Sri Lanka, la victoire sans appel de Gotabhaya Rajapaksé à l’élection présidentielle.

AD : Avec 52 % des voix, il devance de plus 10 points devant son principal rival, Sajith Premadasa. Ce succès de l’ancien secrétaire d’État à la défense marque le retour de son clan au pouvoir après un intermède, une interruption de 4 ans. Et les résultats montrent une profonde division de l’électorat : les régions à forte concentration de tamouls ou de musulmans ont voté contre le nouveau président. La correspondance régionale de Sébastien Farcis.

Gotabhaya Rajapakse était secrétaire d’État à la défense à la fin de la guerre civile, en 2009, et pendant les 6 années qui ont suivi. Une période pendant laquelle des centaines de tamouls et militants des droits de l’homme ont été torturés par l’armée ou ont disparu. Mais pendant la campagne, il a affirmé qu’il fallait oublier ce passé, ce qui est choquant pour Ruki Fernando, activiste dans l’ONG Inform. Pour les personnes dont les terres sont encore occupées par l’armée, ce n’est pas une question au passé : il s’agit d’accès à des ressources, c’est donc du présent et du futur. De même pour celles qui cherchent leurs proches disparues, c’est du présent, car ces personnes cherchent toujours leurs proches et veulent des réponses. Gotabhaya Rajapakse vient de déclarer qu’il serait le président de tous les Sri lankais, « mais acceptera il les critiques ? », se demande ce militant des droits de l’homme. C’est un militaire pur sucre. Or une approche militaire du pouvoir ne convient pas à la démocratie. Car le pouvoir militaire est très hiérarchique et n’accepte pas les remises en causes ou la critique. Cela sera donc très difficile pour un homme avec une expérience militaire aussi marquée d’adopter une pratique plus civile et démocratique du pouvoir. Gotabhaya Rajapakse sera le premier militaire de carrière à diriger le Sri Lanka.  

AD : En Algérie, l’élection présidentielle est, elle, prévue le 12 décembre. La campagne a débuté ce dimanche dans la discrétion. Les 5 candidats retenus ont limité leurs apparitions publiques. Des manifestations ont lieu chaque semaine dans le pays pour dénoncer l’organisation de ce scrutin.

SB : La contestation contre la hausse du prix de l’essence se poursuit en Iran.

AD : Les manifestations ont fait au moins deux morts selon les autorités qui ont annoncé ce soir qu’elles ne toléreraient pas l’insécurité. Depuis le début du mouvement vendredi soir, plusieurs dizaines de personnes auraient été arrêtées.

SB : Eux fêtaient officiellement ce dimanche le 1er anniversaire de leur mouvement : mais après une journée d’hier marquée par des violences, les Gilets Jaunes se sont faits discrets.

AD : Des rassemblements de quelques centaines de personnes ont eu lieu à Paris et en région, sans incident notable. Mais quelques Gilets Jaunes avaient toutefois décidé de faire entendre leur voix dans un endroit symbolique : les Galeries Lafayette, Valérie Cohen.

Un temple de la consommation ; voilà, pour reprendre leurs propres termes ce que visaient des gilets jaunes. Quelques dizaines d’entre eux se sont introduits à la mi-journée aux Galeries Lafayette presque parées pour Noël pour y fêter ce 1er anniversaire. Chasuble fluo sur le dos, ils y ont lancé des confettis, brandi des slogans, entonné des chants au milieu des clients. Les manifestants ont été rapidement évacués. Le magasin parisien a ensuite fermé ses portes, bien avant l’heure prévue. Dans le quartier des Halles, au cœur de la capitale, un rassemblement initié par des figures du mouvement a réuni dans le calme 200 gilets jaunes. À noter, loin de Paris, dans la petite ville savoyarde de Le-Pont-de-Beauvoisin, une soixantaine de personnes ont rendu hommage le matin à Chantal Mazet, gilet jaune décédée il y a un an au premier jour des mobilisations ; elle avait été renversée par une voiture sur un rond-point tenu par les manifestants.

AD : Et puis après une nouvelle inondation ce dimanche, les eaux sont en train de redescendre à Venise, Venise appelée également la Cité des Doges, mais aussi « la sérénissime ». C’est ce que nous explique Yvan Amar.

[Transcription manquante]

AD : Merci Yvan Amar et bonne soirée à tous.

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