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Journal en français facile 17/02/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Johanne Burgell : RFI, il est 21 heures, 20 heures en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans votre Journal en français facile. Pour le présenter avec moi ce soir Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Johanne, bonsoir à tous.

JB : À la une de cette édition, l’épidémie de coronavirus. Près de 1 800 morts en Chine. Et au Japon, l’inquiétude gagne les habitants.

SB : En Syrie, l’avancée rapide des forces de Damas dans la province d’Alep, dernier bastion des jihadistes et des rebelles dans le nord-ouest du pays.

JB : En France, fin de garde à vue pour Piotr Pavlenski et sa compagne Alexandra de Taddeo. Une information judiciaire sera ouverte dans l’affaire de la diffusion de vidéos intimes impliquant Benjamin Griveaux. Et c’est Agnès Buzyn qui succède à Benjamin Griveaux dans la course à la mairie de Paris.

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SB : Le bilan de l’épidémie de coronavirus qui grimpe chaque jour en Chine.

JB : 1 770 morts depuis décembre et l’apparition du covid-19, le nom donné au virus par l’Organisation mondiale de la santé. Il y a aussi 5 morts à l’étranger, dont un en France, un touriste chinois de 80 ans est mort à Paris ce week-end. Et au Japon la situation s’aggrave de jour en jour à bord du « Diamond Princess », ce navire de croisière qui est en quarantaine à Yokohama depuis le début du mois de février. 99 passagers supplémentaires viennent d’être testés positifs. Au total, plus de 450 personnes sont infectées par le virus. Et ce bilan pourrait encore augmenter puisqu’un millier de croisiéristes n’ont toujours pas été testés. Les Japonais suivent avec inquiétude l’évolution de la situation. Dans plusieurs régions du pays, le nombre de contaminations s’envole. À Tokyo, Bruno Duval.

Le ministre japonais de la Santé n’est plus dans le déni : il admet enfin que le coronavirus est bien au stade épidémique dans le pays – au-delà de la situation à bord du « Diamond Princess ». Ce changement de ton n’a pas échappé à l’opinion. Depuis, les lignes téléphoniques de crise sont submergées d’appels de gens demandant où ils peuvent se faire dépister du virus. Et, dans les régions touristiques, les hôteliers croulent sous les annulations de clients japonais refusant de séjourner dans des établissements qui, au même moment, accueillent des touristes chinois. Les Chinois – visiteurs, mais aussi immigrés (ils sont près de 800 000, au Japon) – qui sont victimes de propos racistes sur les réseaux sociaux et de discriminations dans la vie quotidienne. Les plus grands journaux nippons s’effarent de ces réactions, je cite, « terrifiantes ».

SB : Le régime syrien progresse rapidement dans la province d’Alep.

JB : Les troupes de Bachar al-Assad ont pris le contrôle d’une grande partie de la région tenue par les rebelles et les jihadistes. L’aéroport d’Alep, deuxième ville de Syrie, va rouvrir aux vols commerciaux cette semaine... Une première depuis sa fermeture en 2012. Le président syrien Bachar al-Assad estime que cette avancée de ses troupes annonce la défaite finale des opposants au régime. Mais il est resté prudent sur la fin prochaine de la guerre qui ravage son pays. Alep, reconquise il y a près de quatre ans déjà, est désormais hors de portée des tirs des jihadistes. Sami Boukhelifa.

Alep, deuxième ville du pays est reconquise par les troupes de Bachar al-Assad en décembre 2016. Près de quatre ans plus tard alors que les forces loyalistes mènent une nouvelle offensive dans la région, dans la province voisine d’Idlib, elles en profitent pour consolider leurs positions à Alep. Plusieurs localités aux abords d’Alep ont été reprises aux rebelles et aux jihadistes qui pilonnaient régulièrement la métropole. Sur le terrain, la stratégie du régime de Bachar al-Assad et de ses alliés russes et iraniens semble porter ses fruits. Leur progression est fulgurante. Mais cet enchaînement de victoires a un prix, et ce sont les civils qui le payent. Selon des militants de l’opposition contactés à Idlib, plus d’un million de personnes ont été déplacées durant les dernières semaines à cause des affrontements. Les frappes aériennes sont ininterrompues, et les menaces d’Ankara ne changent rien à la situation. La Turquie, soutien des rebelles, craint une nouvelle vague migratoire vers son territoire et exige un arrêt des combats immédiat. Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a promis de frapper le régime syrien, s’il n’obtempérait pas. Mais le pouvoir de Damas semble déterminer à poursuivre sa reconquête. Sami Boukhelifa.

JB : Et ce dernier chiffre donné par l’ONU, les violences dans le nord-ouest de la Syrie ont fait 900 000 déplacés depuis le, mois de décembre.

SB : Une conférence des donateurs a lieu aujourd’hui à Bruxelles pour aider l’Albanie à se reconstruire après le séisme du 26 novembre dernier.

JB : D’une magnitude de 6,3, il a fait 51 morts et 17 000 personnes déplacées. Plus de 80 000 bâtiments ont subi des dégâts. Le gouvernement albanais a estimé qu’il fallait plus d’un milliard d’euros pour tout reconstruire. Et c’est ce qu’il a obtenu grâce aux dons. Dans la petite ville sinistrée de Thumanë, à 45 kilomètres de la capitale, on attend ces travaux avec impatience. Reportage de Louis Seiller.

Une cigarette à la main, Imer regarde le champ de ruines devant lui. Depuis le séisme du 26 novembre, son vieil immeuble est inhabitable. Malgré le froid, c’est dans une serre que dort ce paysan de 60 ans. « Je me mets sous les couvertures et puis je dors ! Je n’ai pas d’autres choix... Je n’ai pas candidaté pour être relogé parce que j’ai mon terrain et mon champ ici, je ne peux pas partir... »  Au milieu des décombres : des vêtements, des meubles défoncés, des fleurs. À Thumanë, 24 personnes sont mortes dans l’effondrement de leur immeuble. Toujours sous le choc de la catastrophe, Devi, 20 ans, a vu sa ville se vider de ses habitants. « Beaucoup de gens ont été relogés dans des appartements de location, à Tirana, Kamza. Ici à Thumanë, il y en a qui sont logés dans les maisons non habitées, de ceux qui travaillent en Italie ou en Grèce. »  Un projet de reconstruction a été annoncé par les autorités, mais à Thumanë, personne ne sait encore exactement quelle forme prendra la nouvelle ville. Près de la porte d’un immeuble défoncé, Devi montre une croix jaune. « La croix jaune, ça veut dire “à réparer”, mais je crois, d’après de ce que j’ai entendu, ils vont le détruire. Et inchallah, ils vont faire quelque chose de beau de Thumanë… Quelque chose qu’on n’ait jamais vu... Parce que nous on est abandonné avec nos traumatismes. » Les autorités albanaises ont chiffré le coût de la reconstruction à plus d’un milliard d’euros. Elles ont aussi demandé de la patience aux 10 000 personnes qui dorment toujours dans des tentes. À Thumanë comme ailleurs, le début des travaux devrait commencer au printemps.

SB : En France, l’enquête se poursuit dans l’affaire Benjamin Griveaux.

JB : Le russe Piotr Pavlensky et sa compagne, Alexandra de Taddeo, vont être présentés à un juge d’instruction. Une information judiciaire va être ouverte et ils risquent d’être mis en examen. Le couple est soupçonné d’être à l’origine de la diffusion des vidéos sexuelles impliquant Benjamin Griveaux. Ces vidéos ont poussé Benjamin Griveaux à retirer sa candidature à la mairie de Paris, à un moins d’un mois des élections municipales.

SB : Conséquence politique de cette affaire : Agnès Buzyn a rendu ce lundi les clés du ministère de la Santé.

JB : Elle a quitté son poste de ministre puisqu’elle est nouvelle candidate de la République en Marche à la mairie de Paris. Elle remplace au dernier moment Benjamin Griveaux, qui a donc été contraint de démissionner. Le député Olivier Véran succède à Agnès Buzyn au gouvernement. Lors de la cérémonie de passation de pouvoir, l’ancienne ministre était très émue. Reportage, Julien Chavanne.

Du début à la fin de son discours, Agnès Buzyn n’a pas pu retenir ses larmes et faire bonne figure. Elle quitte son ministère, à regret, pour une mission périlleuse : relancer une campagne municipale à Paris balayée par le départ fracassant de Benjamin Griveaux. Un nouveau départ, à moins de 4 semaines du premier tour. La soldate Buzyn est envoyée au front au pire moment, elle qui gérait l’épidémie de coronavirus, la crise dans les hôpitaux publics et la réforme des retraites. Mais son successeur Olivier Véran le promet face aux critiques de l’opposition : la transition est assurée. Olivier Véran affrontera le chaudron de l’Assemblée dès cet après-midi pour le début de l’examen de la réforme des retraites. Agnès Buzyn s’est rendue elle directement au QG de sa campagne où les prochaines semaines s’annoncent là aussi mouvementées.

JB : La bataille parlementaire autour de la réforme des retraites a commencé. Après son passage en commission spéciale, le texte est débattu à partir de ce lundi dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Plus de 40 000 amendements déposés par l’opposition, qui dénonce une procédure accélérée pour faire adopter le texte.

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