#法语新闻用语

Journal en français facile 15/05 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Edmond Sadaka :
Bonsoir à tous et bienvenue dans ce journal en français facile que je vous présente en compagnie de Céline Pellarin, bonsoir Céline.

Céline Pellarin :
Bonsoir Edmond, bonsoir à tous.

ES :
À la une : Le ministre des affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault qui était au Proche-Orient aujourd'hui pour parler de la conférence de paix que veut organiser Paris. Benyamin Netanyahu a accusé la France d'être partiale, c'est à dire de ne pas être neutre. Jean-Marc Ayrault a rejeté ces accusations du Premier ministre israélien.

CP :
Au Yémen, un nouvel attentat-suicide revendiqué par le  groupe Etat islamique. Au moins 31 morts et 62 blessés parmi des recrues de la police.

ES :
Dans ce journal, des élections aujourd'hui en République Dominicaine, dans les Caraïbes : on vote pour le premier tour de l'élection présidentielle. Grand favori : le président sortant Danilo Medina, malgré les accusations de corruption qui touchent son parti.

CP :
Comme tous les dimanches, nous avons rendez-vous en fin de journal avec Yvan Amar pour l’expression de la semaine. Aujourd’hui ce sera l’expression « Ordre moral ».

CP :
L’organisation Etat islamique a commis ce dimanche un double attentat au Yémen.

ES :
Bilan : au moins 37 morts parmi les forces de sécurité. Cela s'est produit dans la province de Hadramout dans le sud-est du pays. Cette région était très récemment la chasse gardée d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique. Mais le groupe Etat Islamique semble y être de plus en plus actif, de plus en présent. Sami Boukhelifa.

À travers ce double attentat, c’est un double un message qui est adressé par l’organisation Etat Islamique. Le premier concerne les forces de sécurité yéménites. L’attaque suicide de ce dimanche a d’abord visé un rassemblement de la police. Les victimes étaient toutes de jeunes recrues. Puis un second attentat à l’explosif également a ciblé un bâtiment de la police. Le général Moubarak al-Oubthani, chef des forces de l’ordre de la province de Hadramout, un miraculé, était présent lors de ces deux attaques et n’a été que légèrement blessé. L’autre message des jihadistes de l’organisation Etat Islamique, est probablement adressé à leurs rivaux d’AQPA. La province de Hadramout est le fief des combattants d’Al Qaïda dans la péninsule arabique depuis une vingtaine d’année. Durant les dernières semaines, l'Etat Islamique est monté en puissance. Le groupe terroriste donne de plus en plus l'impression de prendre le relais d'Al-Qaïda dans cette région du sud du Yémen. Ce pays, ravagé par la guerre qui oppose l’armée aux rebelles chiites houthis, est en proie aux attaques jihadistes. L'Etat islamique et Al-Qaïda profitent du chaos pour intensifier leurs actions dans le sud du Yémen.

ES :
Sami Boukhlifa. En Irak aussi, des kamikazes ont mené tôt ce dimanche une attaque dans une raffinerie de gaz au nord de Bagdad. Ils ont fait au moins sept morts et ont mis le feu à des réservoirs de gaz.

CP :
Jean-Marc Ayrault a effectué ce dimanche une visite de quelques heures au Proche-Orient. Il a rencontré le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbas.

ES :
Le chef de la diplomatie française est venu défendre l’idée d'une conférence de paix. Israël avait déjà dit qu'elle n'y était pas favorable, qu'elle n'était pas pour cette conférence. Et le ton a été plus sévère aujourd'hui côté israélien : le Premier ministre Benjamin Netanyahu a mis en doute, devant Jean-Marc Ayrault, l’« impartialité », c'est à dire la neutralité de la diplomatie française. Il faisait allusion à la polémique sur une résolution votée récemment par l’Unesco à propos de Jérusalem. La résolution rejette tout lien historique entre les Juifs et le mont du Temple (ce lieu est nommé esplanade des Mosquées par les arabes). Résolution soutenue par la France.

CP :
Le chef de la diplomatie américaine John Kerry de nouveau en Arabie saoudite aujourd'hui.

ES :
Ses entretiens ont été axés autour de la crise syrienne et de la situation au Yémen. Une visite qui intervient avant des discussions diplomatiques importantes prévues à Vienne la semaine prochaine impliquant notamment la Russie, le grand allié de Damas.

CP :
Au Venezuela, il n'y aura pas de référendum pour révoquer (pour chasser) le président Maduro, comme l'exige l'opposition.

ES :
C'est en tous cas le vice-président vénézuélien qui l'a dit en public aujourd'hui, lors d'un rassemblement de soutien à la présidente brésilienne Dilma Rousseff. « Il n'y aura pas de référendum parce que, a-t-il dit, les responsables de l'opposition s'y sont pris trop tard, et en commettant des fraudes ». Une déclaration qui risque de faire encore monter la tension. Le président vénézuélien Nicolas Maduro a multiplié les mesures depuis deux jours pour motif selon lui de « menace extérieure ». Des usines ont été  saisies, des entrepreneurs menacés de prison, des exercices militaires sont en préparation. 

CP :
Les Dominicains votent ce dimanche. Plus de 4000 postes, du président aux conseils municipaux sont en jeu dans cette République des Caraïbes voisine d'Haïti.

ES :
L'actuel chef de l’État est donné largement favori. Résultats  attendus demain. Jean Michel Caroit.

Si l'on croit la majorité des sondages, le président dominicain sortant Danilo Medina devrait remporter un nouveau mandat dimanche. Son Parti de la libération dominicaine, de centre droit, contrôle tous les pouvoirs depuis douze ans, y compris la justice et la plupart des médias. Les affaires qui se succèdent sont rapidement étouffées et les fonctionnaires corrompus jouissent d'une totale impunité. La forte croissance de l'économie n'a pas permis de réduire la pauvreté et les inégalités restent béantes. L'organisation citoyenne Participation citoyenne a dénoncé l'iniquité de la campagne. Le parti au pouvoir a totalisé plus de 70% des dépenses de publicité et multiplié les embauches temporaires et les travaux publics à des fins électoralistes. Luis Abinader, le principal candidat de l'opposition, se dit convaincu qu'un deuxième tour aura lieu. D'origine libanaise, ce jeune chef d'entreprise promet de lutter contre la corruption, les inégalités et la criminalité souvent liée au narcotrafic. Pour s'attaquer aux délinquants, il a engagé les services de l'ancien maire de New York Rudy Giuliani.

CP :
Il était l'un des plus grands spécialistes de notre système solaire, l'astrophysicien André Brahic est mort à l'âge de 73 ans.

ES :
Il avait découvert les anneaux de Neptune en 1984. C'était aussi un spécialiste de Saturne. Ce grand scientifique français et grand pédagogue aimer partager ses connaissances et les rendre accessibles, c'est à dire compréhensibles par le plus grand nombre. Il était connu du grand public pour ses apparitions dans les médias, toujours très passionnées.

CP :
Tennis : le Britannique Andy Murray, n°3 mondial, a remporté ce dimanche le tournoi Masters 1000 de Rome.

ES :
Il a battu en finale le Serbe Novak Djokovic, n°1 mondial en deux sets : 6-3, 6-3. 

CP :
Comme tous les dimanches, rendez-vous avec Yvan Amar pour l’expression de la semaine.

ES :
Aujourd’hui, l’expression est « Ordre moral ».

À propos de l'annulation d'un concert de rap de Black M à Verdun, Audrey Azoulay, ministre de la culture, dénonce un ordre moral « nauséabond ». On voit bien que cette expression « ordre moral », elle est négative quand elle est employée par la ministre. L'ordre moral, il est nauséabond, c'est-à-dire qu'il sent mauvais. Qu'est-ce que c'est qu'un ordre moral ? C'est une idée qui se situe à la limite entre politique et moralité, enfin, une certaine idée de la moralité. Et la notion, elle a une histoire : elle apparaît en 1873 juste après la guerre de 1870 - 71 perdue par la France de façon humiliante. On sort du second empire, la république va s'installer, mais tout doucement. Et un certain nombre de politiciens aimeraient bien une nouvelle restauration, c'est à dire une nouvelle monarchie, un nouveau roi. Ce sont les monarchistes qui défendent à l'époque ce qu'on appelle l'ordre moral. Et ils associent une certaine idée de la morale à une certaine idée des « bons français ». Et ce genre d'état d'esprit sera repris plus tard sous l'occupation à partir de 1940 par le gouvernement de Vichy. L'expression s'est beaucoup entendue même si elle n'était pas officiellement dans les textes qui organisaient l'état français. Mais on entendait dire qu'on avait perdu la guerre parce qu'on s'était laissé aller, parce que il y avait trop de paresse, de goût des plaisirs, pas assez d'effort, trop de liberté, pas assez de sens de la famille. Les défauts politiques en bref étaient liés aux péchés chrétiens, à l'idée du péché chrétien. Et  tout cela était à rapprocher aussi de l'idée de nation : on parlait à l'époque de la « vraie France » et on accusait ceux que l'on appelait « les mauvais français ». C'est donc tout ce nationalisme moralisateur qui fait l'ordre moral et qui donne à cette formule le sens qu'elle a aujourd'hui.

ES :
Merci c'était Yvan Amar. C'est la fin de ce journal en français facile que je vous ai présenté avec Céline Pellarin. Bonsoir Céline et à demain ! Excellente soirée ou journée à l'écoute de RFI. Il est 22h10 à Paris. 

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