#法语新闻用语

Journal en français facile 12/07/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Johanne Burgell : À l’écoute de RFI, 22 heures à Paris et à Varsovie, 20 heures en temps universel. Bonsoir et bienvenue à tous. Voici votre Journal en français facileAu sommaire :
- L'élection présidentielle en Pologne. Selon les premières estimations, le président sortant Duda serait légèrement en tête face au maire de Varsovie. Nous serons sur place dans un instant.
- Le sauvetage du dispositif d'aide humanitaire en Syrie, une « bouée de sauvetage » pour l'ONU. Mais pour éviter les vétos russe et chinois, il a fallu ne conserver qu'un seul point de passage aux frontières, comme le voulait Moscou.
- Le nombre de nouvelles contaminations au coronavirus dans le monde a connu un record ce dimanche. Le Premier ministre français Jean Castex était en Guyane, où le virus est encore très actif. Désormais, pour savoir si vous avez été au contact du Covid-19, des tests rapides sont disponibles dans les pharmacies françaises.

-----

Nous commençons ce journal avec le second tour de l'élection présidentielle en Pologne. Les bureaux de vote ont fermé il y a maintenant une heure. Les Polonais devaient choisir entre deux hommes que tout oppose. D’un côté, le président sortant, Duda, soutenu par le Pis, le parti conservateur et nationaliste. De l’autre, le maire de Varsovie, Rafal Trzaskowski, un libéral et pro-européen. La participation a, semble-t-il, été élevée. Et selon les premières tendances, le président Duda a une légère avance. Anastasia Becchio, vous êtes en direct du siège des soutiens du maire de Varsovie. Comment se déroule cette soirée ? Quelle est l’ambiance ?

(Transcription manquante)

JB : Anastasia Becchio, qui nous fait donc vivre cette soirée électorale en Pologne.

Les livraisons d'aide humanitaire en Syrie pourront donc continuer. Et cela n'a pas été facile. Une semaine de discussions et sept scrutins. Finalement, le Conseil de sécurité des Nations unies a donné son feu vert, mais il a fallu faire des concessions. Cette aide humanitaire ne pourra passer que par un seul point de passage à la frontière turque, En décembre, quatre étaient ouvert, et depuis vendredi, seulement deux. Cela a permis d'éviter un blocage de la Russie et de la Chine. L'ONU parle d'une « bouée de sauvetage » pour la population du nord-ouest syrien. Pourtant, le programme se retrouve donc réduit. Explications Paul Khalifeh.

Avec l’appui de la Chine, la Russie a réussi à réduire le dispositif d’acheminement de l’aide internationale dans les régions du nord syrien qui échappent au contrôle du gouvernement de Damas. Seul le point de passage de Bab al-Hawa, entre la Turquie et la province d’Idleb, contrôlée en grande partie par les djihadistes, pourra encore être utilisé pour faire parvenir l’aide à quelque trois millions de personnes. Celui de Bab al-Salam, qui desservait un million trois cents mille personnes au nord d’Alep, a été exclu du dispositif. Pour Moscou, l’acheminement de l’aide à la population syrienne doit se faire en coordination avec Damas et toute autre option constitue à ses yeux une violation de la souveraineté de son allié syrien. La Russie avait réussi l’année dernière à éliminer deux autres passages avec la Jordanie et l’Irak. Idleb, où la population vit dans des conditions humanitaires difficiles, ne sera pas affectée par le nouveau dispositif. On ne peut pas en dire autant du nord d’Alep, sous contrôle turc. Les habitants de cette région comptaient sur l’aide apportée par les agences de l’ONU et d’autres ONG internationales pour assurer leurs besoins de base. Si Ankara et Damas ne compensent pas le manque provoqué par la réduction du dispositif d’acheminement de l’aide internationale, la situation humanitaire pourrait se dégrader à l’approche de l’hiver. Paul Khalifeh, Beyrouth, RFI.

JB : Six mois après le crash d'un Boeing ukrainien en Iran, un rapport de l'aviation civile iranienne révèle que c'est une erreur humaine qui est à l'origine du drame. Un radar aurait été mal réglé. L'avion a été abattu par deux missiles, le 8 janvier près de Téhéran, causant la mort des 176 personnes à bord. La plupart étaient des Irano-Canadiens. 11 Ukrainiens figuraient parmi les membres d'équipage. Correspondance Siavosh Ghazi.

L'accident s'est produit quelques heures après l'attaque d'une base américaine en Irak par les Gardiens de la révolution qui ont lancé plusieurs missiles pour venger l'assassinat du général Qassem Soleimani, l'ancien chef du corps Qods des Gardiens de la révolution, chargée des opérations extérieures, notamment en Irak et en Syrie. Le pays était en alerte maximale pour répondre à une éventuelle réplique américaine. Le rapport de l'Organisation de l'aviation civile affirme qu'« il a y eu un manquement dû à une erreur humaine ». Il ajoute que l’opérateur du système radar aurait pu identifier sa cible comme étant un avion civil, mais il s’est trompé croyant à une attaque de missile américain. De plus, il y a ce soir-là un problème de transmission entre l'unité de défense anti-aérienne et le centre de coordination chargée de la protection de la capitale. À l'époque, il a fallu trois jours pour que les forces armées iraniennes reconnaissent avoir abattu l’avion « par erreur ». Après plusieurs mois de refus, l'Iran a finalement accepté d'envoyer les boîtes noires de l'appareil en France pour analyser les données enregistrées.

JB : Un appel au calme lancé au Mali, après la grande manifestation de vendredi émaillée par des violences. Appel lancé par l'imam Mahmoud Dicko, le leader du mouvement M5, qui demande à ses partisans de faire preuve de retenue même si la lutte continue. Vendredi, quatre personnes ont été tuées. Un mouvement de protestation pour demander le départ du président Ibrahim Boubacar Keïta, qui a tenté d'apaiser les tensions en annonçant la dissolution de la Cour constitutionnelle. Il n'a visiblement pas été entendu puisque ce dimanche, la situation est une nouvelle fois tendue à Bamako. Des bornes de bétons rendaient la circulation difficile sur un pont de la capitale.

L'Organisation mondiale de la santé a enregistré dimanche plus de 230 000 nouveaux cas de coronavirus dans le monde en 24 heures. C'est un record depuis le début de la pandémie. Le coronavirus a fait au moins 20 000 morts au Moyen-Orient. L'Autorité palestinienne annonce ce dimanche qu'elle prolonge le bouclage de la Cisjordanie occupée pour lutter contre la hausse du nombre de cas.

Le Premier ministre français en visite en Guyane ce dimanche. Jean Castex a affirmé que la République n'avait pas ménagé ses moyens pour la Guyane, alors que le coronavirus y est toujours très actif. Il a appelé la population à la plus grande vigilance. La Guyane, qui est toujours placée sous l'état d'urgence sanitaire, compte plus 6 000 cas de contaminations confirmés.

En France métropolitaine, la pandémie est pour le moment contenue, mais certains médecins lancent un appel pour rendre le port du masque obligatoire dans les lieux fermés. Pour savoir si on est immunisé, des tests permettent de découvrir si on a attrapé le coronavirus dans le passé. Il suffit d'une goutte de sang. Des tests rapides seront désormais en vente libre en pharmacie. Précisions de Laura Martel.

Les pharmaciens sont désormais autorisés, « à titre exceptionnel » et jusqu'au 30 octobre, précise l'arrêté publié samedi, à réaliser ce qu'on appelle des tests rapides d'orientation diagnostiques ou TROD. Jusqu'à présent, ce type de tests étaient uniquement pratiqués dans les laboratoire d'analyses médicales, en ville ou à l'hôpital. Concrètement, il s'agit de prélever une goutte de sang, généralement en piquant le bout du doigt, qu'on mélange ensuite à un réactif, qui agit en quelques minutes. Si le résultat est positif, cela veut dire que la personne a été exposée au virus et qu'elle a -ou est en train de- développer une réponse immunitaire, selon les anticorps retrouvés dans le sang. Parmi les 51 tests autorisés par le ministère de la Santé, certains ne détectent en effet que les anticorps qui se forment au minimum 14 jours après contact avec le virus, d'autres sont aussi capables de signaler la présence d'anticorps produits plus tôt, une semaine environ après infection. À noter cependant qu'un résultat positif de TROD doit quand même être confirmé par une prise de sang en laboratoire de biologie, puis éventuellement par un test virologique qui pourra permettre de vérifier si le virus est toujours dans l'organisme et donc si la personne risque ou non d'en contaminer d'autres.

JB : Les précisions de Laura Martel.

C’est ainsi que se termine ce Journal en français facile. Un journal que vous pouvez réécouter, mais aussi lire, sur notre site internet rfi.fr, la rubrique RFI Savoirs.

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias