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Journal en français facile 12/05/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI, il est 22h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Romain, bonsoir à toutes et à tous.

RA : À la Une ce soir : au moins 62 morts, le dernier bilan des violences entre Israéliens et Palestiniens. Le Hamas et les forces israéliennes ont poursuivi leurs échanges de tirs ce mercredi. Les États-Unis annoncent l'envoi d'un émissaire en Israël et dans les Territoires occupés.

ZK : Liz Cheney n'est plus numéro trois du parti républicain à la Chambre des représentants. C'est ce qui ressort d'un vote. Liz Cheney paye ses critiques à l'égard de l'ancien président Donald Trump, des critiques qu'elle a renouvelées. Vous l'entendrez.

RA : Et puis, un plan climat pour l'Allemagne. Le gouvernement n'a pas trainé pour adopter une série de mesures destinées à lutter contre le réchauffement climatique. Objectif zéro carbone d'ici 2045. Une manière de répondre à la montée des écologistes dans les sondages.

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ZK : Aucun signe d'apaisement, ce soir, entre Israël et le Hamas.

RA : Le Hamas, le mouvement islamiste qui est au pouvoir à Gaza, et les forces israéliennes. Les échanges de tirs entre les deux parties se sont poursuivis, ce mercredi, portant le bilan total des violences depuis le début de la semaine à au moins 62 morts dont 59 Palestiniens. Et on ne semble pas aller vers l'apaisement, à la mi-journée, le ministre israélien de la Défense Benny Gantz a affirmé qu'une trêve ne serait possible qu'en cas de « calme durable ». Et les violences commencent à gagner des villes israéliennes comme à Lod, une ville où juifs et arabes vivent habituellement en paix. Mais l'état d'urgence a été décrété et un couvre-feu imposé, après que la police a fait état d'émeutes. Correspondance de notre envoyé spécial Sami Boukhelifa.

Vitrines brisées, carcasse de voitures calcinées, rues tapissées de pierres… Certains quartiers de la ville de Lod ont été saccagés durant les affrontements de la nuit. Tout débute par une simple manifestation de la communauté arabe israélienne, qui souhaite apporter son soutien aux Palestiniens sous occupation à Jérusalem, et aux Gazaouis, qui subissent les bombardements israéliens. Comme souvent dans ce genre de situation deux versions s’opposent. Il y a celle des officiels israéliens. Le président Reuven Rivlin va même jusqu’à parler de « pogrom » de « foule arabe assoiffée de sang » et s’attaquant à la communauté juive. Et puis il y a l’autre version. Celle de la minorité arabe de Lod. Selon des témoignages recueillis aujourd’hui, des colons israéliens protégés par la police sont venus exprès de Cisjordanie occupée pour empêcher la manifestation arabe. Des affrontements ont alors opposé les uns et les autres et la situation a dégénéré. Lundi, un colon avait déjà abattu un arabe israélien à Lod. Les arabes israéliens, pourtant citoyens de l’État hébreu, dénoncent l’injustice qu’ils subissent au quotidien. Selon eux, Israël est une « démocratie à deux vitesses ». Sami Boukhelifa, de retour de Lod, Jérusalem RFI.

ZK : Face à cette situation, la communauté internationale s'organise pour tenter d'apporter une réponse.

RA : Les initiatives se multiplient. Ce mercredi, nouvelle réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, mais elle n'a pas abouti sur une déclaration, comme lundi, en raison de l'opposition des États-Unis. Washington, allié d'Israël, qui annonce l'envoi d'un émissaire sur place pour appeler à la « désescalade ». Enfin, la Russie demande une réunion urgente du Quartet pour le Proche-Orient, qui réunit outre la Russie, les États-Unis, l'ONU et l'Union européenne.

ZK : On évoquait les États-Unis. La politique intérieure à présent. Et Donald Trump qui continue de peser sur les républicains

RA : La preuve avec l'éviction de Liz Cheney de son poste de numéro trois du groupe parlementaire. Ainsi en ont décidé les 212 républicains de la Chambre des représentants lors d'un vote oral qui n'a duré que quelques minutes. Liz Cheney « n'a aucune personnalité et n'a rien à apporter de bon à notre vie politique ou à notre pays », voilà comment a réagi Donald Trump. Car Liz Cheney était une voix critique de l'ancien président américain. Elle n'a eu de cesse de dénoncer les mensonges de Donald Trump et, malgré son éviction, elle a renouvelé sa détermination, je vous propose de l'écouter :

« Comme je l’ai dit hier soir et répété à l’instant devant mes collègues, je suis absolument convaincue que nous devons aller de l’avant en nous fondant sur la vérité. Nous ne pouvons pas à la fois embrasser un gros mensonge et la Constitution. La nation a besoin d’un parti républicain fort, la nation a besoin d’un parti fondé sur les principes fondamentaux du conservatisme. Je m’engage à m’assurer que le parti avancera de cette manière et je prévois de mener le combat pour faire cela. Je ferai tout ce que je peux pour garantir que l’ancien président ne s’approche plus jamais du bureau ovale. Nous avons vu les périls que ses discours continuent de provoquer, nous avons vu son absence de respect et de dévouement pour la Constitution et je pense qu’il est très important que quelle que soit la personne que nous élisons, il s’agisse de quelqu’un de fidèle à la Constitution. »

RA : Liz Cheney désormais ancienne numéro 3 du parti républicain à la Chambre des représentants.

Et illustration du tournant marqué par l'arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche : l'actuel président a reçu pour la première fois aujourd'hui les quatre chefs du Congrès : deux démocrates et deux républicains. Et dès l'ouverture de cette réunion, il a affirmé vouloir travailler aussi avec ses opposants.

ZK : La Chine continue de renforcer son emprise sur Hong Kong.

RA : Le Parlement pro-Pékin a en effet voté une nouvelle loi ce mercredi. Désormais le gouvernement pourra limoger tout titulaire de charge public jugé « déloyal » ou interdire que des candidats jugés « déloyaux » à l'égard des autorités locales et de la Chine puissent se présenter à des élections. Cette loi est passée sans aucun obstacle puisque, depuis l’an dernier, il n’y a plus d’opposition au Parlement. Le détail avec Christophe Paget.

Dorénavant, à Hong Kong, devront prêter serment, un « serment de loyauté » certains responsables du gouvernement, les membres du cabinet, les députés -sachant que tous les pro-démocratie ont déjà démissionné l'an dernier, les juges, et puis surtout les 470 membres des conseils de districts-, ce sont les seuls élus au suffrage universel direct du territoire, et fin 2019 la victoire écrasante des candidats pro-démocratie à ces postes avait été vue comme un clair rejet des velléités de contrôle total de Pékin sur Hong Kong. Avec la nouvelle loi, cela ne risque pas de se reproduire. D’ailleurs, 26 conseillers de districts au moins ont démissionné ces dernières semaines avant le vote. Car si les élus vont devoir prêter serment, leur loyauté sera aussi jugée pendant toute leur carrière. En cas de doute, suspension immédiate et interdiction de se présenter pendant cinq ans. La loi sur la sécurité, mise en place l’an dernier par Pékin pour contrer les gigantesques manifestations pour la démocratie de 2019, avait déjà complètement changé le fonctionnement du territoire autonome, enfermant ou en forçant à l'exil de nombreux opposants. Pékin achève de verrouiller le système, et prépare encore des lois, cette fois pour évaluer le risque pour la sécurité nationale que pourrait faire courir un candidat -et ainsi l'autoriser ou pas à se présenter.

ZK : En Allemagne, l'adoption d'un plan en faveur du climat.

RA : Cela intervient alors que le gouvernement observe d'un œil inquiet la montée des écologistes dans les sondages à un peu plus de quatre mois des élections. De quoi pousser Berlin à accélérer dans ce domaine, et d'ailleurs ce plan a été décidé en moins de 15 jours. Ce qu'il faut en retenir : l'objectif d'une neutralité carbone d'ici 2045, c'est-à-dire pas de carbone d'ici 2045. À Berlin pour RFI, Pascal Thibaut.

La chancellerie était en flammes la nuit dernière à Berlin. C’est en tout cas ce que pouvait laisser penser la projection de l’organisation pro-environnement Greenpeace sur la façade du bâtiment. On pouvait aussi lire « droit à l’avenir. Protection du climat maintenant ». L’action de l’ONG intervenait quelques heures avant l’adoption d’un projet de loi en conseil des ministres pour renforcer les mesures à moyen terme de l’Allemagne contre le réchauffement climatique. Un précédent texte en 2019 valant jusqu’en 2030 avait nécessité des mois de laborieuses discussions entre chrétiens et sociaux-démocrates. Cette fois, il aura fallu deux semaines après une décision de la Cour constitutionnelle qui exigeait des engagements concrets au-delà de 2030. Le succès des Verts dans les sondages et la proximité des élections expliquent la rapidité du gouvernement pour mettre en exergue sa fibre écologiste. Les émissions de gaz à effet de serre devront baisser de 65% d’ici 2030 par rapport à l’année de référence 1990 au lieu de 55%. La neutralité climatique doit être atteinte d’ici 2045, soit cinq ans plus tôt. Les mesures concrètes restent à préciser, mais les conséquences seront sensibles pour l’industrie lourde, le secteur automobile, les transports ou le logement. Les énergies renouvelables doivent se développer plus rapidement ; l’abandon du charbon pourrait être avancé. Pascal Thibaut, Berlin, RFI.

ZK : Enfin en football, le Paris Saint-Germain tente de se qualifier pour la finale de la Coupe de France.

RA : Les Parisiens se déplacent actuellement sur la pelouse de Montpellier. Demain, la seconde demi-finale opposera Monaco à Rumilly Vallières club amateur de Haute-Savoie.

C’est la fin du Journal en français facile.

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