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Journal en français facile 10/06/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

RFI, toujours à vos côtés pour vous informer. Il est 22h ici, à Paris, 20h en temps universel.

Sébastien Duhamel : Bonsoir à tous, voici votre Journal en français facile et avec moi pour le présenter ce soir, Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Sébastien, bonsoir à toutes et à tous.

SD : Dans l'actualité de ce jeudi 10 juin 2021, la fin annoncée de l'opération Barkhane, l'opération militaire de la France au Sahel. Paris parle d'une transformation profonde de sa présence dans la région.

ZK : L'inquiétude toujours réelle autour des musulmans du Xinjiang en Chine. Amnesty International publie un nouveau rapport.

SD : Inquiétude également autour du travail des enfants. Pour la première fois en vingt ans, il augmente dans le monde selon l'Organisation internationale du travail.

ZK : Et puis pour se détendre un peu, nous irons au Festival New Images à Paris. Des images nouvelles à voir en réalité virtuelle.

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ZK : Bientôt la fin de l'opération Barkhane.

SD : Lors d'une conférence de presse organisée en fin de journée au palais de l'Élysée, Emmanuel Macron a en effet annoncé une transformation profonde de la présence militaire française au Sahel. Sans donner de calendrier précis, le président français a parlé d'une logique de réduction des opérations extérieures. Franck Alexandre.

Le président Emmanuel Macron a donc de signer l'acte de décès de Barkhane en tant qu'opération extérieure. Barkhane, le plus gros déploiement de militaires français à l'étranger, engagés aux confins des frontières du Mali, du Niger et du Burkina. Sept années d'opérations contre deux groupes terroristes rivaux, l'État islamique au grand Sahara, et al-Qaïda au Maghreb islamique, et au cours desquelles 50 soldats français ont perdu la vie. L'intervention française va désormais connaitre une transformation en profondeur qui passera par la fermeture de bases de l'armée française. Lesquelles ? On ne sait pas encore et encore moins à quelles échéances. C'est en tout cas la fin de la présence des troupes conventionnelles françaises au Sahel. Le président Emmanuel Macron indique qu'il souhaite désormais donner la priorité à la lutte contre les jihadistes par les forces spéciales : soit la force Sabre, épaulée par les commandos européens de la force Takuba, mais aussi par les forces spéciales des armées partenaires. Le total de ces troupes d’élites, par nature très discrètes, ne devrait pas excéder un millier d'hommes, une empreinte sans commune mesure avec ce que représente Barkhane et ses 5 100 soldats.

SD : Explications de Franck Alexandre, notre spécialiste des questions de défense de RFI.

ZK : En France, quatre mois de prison ferme.

SD : C'est la peine finalement prononcée aujourd'hui contre Damien Tarel, l'homme qui a giflé le président Emmanuel Macron, mardi, dans la Drôme, dans le sud-est du pays. Au total, dix-huit mois de prison prononcés, quatorze donc avec sursis. Damien Tarel a également été condamné à une obligation de travail ou de formation, ainsi qu'à une interdiction de porter une arme pendant cinq ans.

ZK : Emmanuel Macron qui annonce une rencontre avec Recep Tayyip Erdogan.

SD : Le président français doit rencontrer le président turc « juste avant » le sommet de l'Otan, le sommet de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord, qui doit débuter lundi à Bruxelles. Rencontre au moment où Paris et Ankara ont multiplié les points de tension ces derniers mois.

ZK : Et avant le sommet du G7 qui s'ouvre demain en Angleterre, une autre rencontre déjà réalisée.

SD : Le président américain Joe Biden, qui effectue son premier déplacement en Europe, a rencontré aujourd'hui le Premier ministre britannique Boris Johnson. Ensemble, les deux hommes ont notamment mis en avant l'alliance historique qui unit leurs deux pays.

ZK : Et puis ce nouveau rapport inquiétant, Sébastien, sur la situation des musulmans du Xinjiang.

SD : « Comme si nous étions des ennemis de guerre », c’est le titre de ce rapport publié par Amnesty International. L’Organisation non-gouvernementale alerte, une fois de plus, sur le sort des musulmans dans cette région du nord-ouest de la Chine. Près d'un million de personnes y seraient enfermées dans ce que Pékin appelle des « centres de formation ». Ce sont en fait des camps d’internement selon les observateurs, où les musulmans sont censés apprendre la culture chinoise, mais certains musulmans concernés ne comprennent toujours pas le motif réel de leur arrestation, comme nous l'explique Cécile Coudriou, la présidente d'Amnesty France.

« Les prétextes invoqués sont tous plus ridicules les uns que les autres : outre celui de la religion islam, qui est immédiatement associée à une menace islamiste et au terrorisme, il y a également tout contact avec l’étranger. L’Occident bien sûr, mais même des personnes qui vont visiter de la famille au Kazakhstan sont immédiatement arrêtées et détenues à leur retour – et parfois pour des motifs soit inconnus, soit par exemple parce qu’elles ont l’application WhatsApp, parce qu’elles ont utilisé un VPN… C’est extrêmement arbitraire, ce n’est absolument pas lié à des crimes reconnus en droit international. On se rend compte qu’il n’y a pas un système judiciaire qui permet ces détentions, parce que la Chine ne reconnaît pas qu’il s’agit de prisons ; donc dans leur logique, ça pourrait s’expliquer, évidemment pour nous, c’est inacceptable… Par ailleurs, même la libération reste mystérieuse : les personnes que nous avons interrogées ne comprennent pas pourquoi elles sont sorties. Mais ce dont elles sont absolument persuadées, et à juste titre, c’est qu’elles restent sous surveillance. Parfois, elles doivent même continuer ces enseignements, cet endoctrinement. Elles ont parfois des cadres administratifs qui viennent chez elles, plusieurs jours par semaine, pour vérifier qu’aucun artefact religieux ou culturel n’est resté dans leur domicile, pour faire en sorte qu’elles soient assimilées totalement à la culture chinoise. »

SD : Cécile Coudriou, la présidente d’Amnesty France contactée par Christophe Paget.

ZK : Et puis un autre rapport inquiétant Sébastien, il concerne le travail des enfants.

SD : Ce sont l'OIT, l'Organisation internationale du travail, et l'Unicef, l'agence onusienne pour l'enfance, qui publient ce rapport. Le constat est désolant : pour la première fois en 20 ans, dans le monde, le travail des enfants a augmenté. Ce sera d'ailleurs samedi, le 12 juin, la Journée mondiale contre le travail des enfants. Il faut donc agir, Anne Verdaguer, car près d'un enfant sur dix travaille à l'heure actuelle sur la planète. Une situation aggravée par la pandémie de coronavirus.

Les confinements à répétition, les fermetures d'école ainsi que les conséquences économiques de la pandémie ont obligé les familles à faire des choix déchirants, explique la directrice générale de l'Unicef. Les progrès majeurs réalisés depuis le début des années 2000 sont en train de s'inverser, le nombre d'enfants qui travaillent est passé de 152 millions en 2016 à 160 millions début 2020. Et cela pourrait même être pire depuis un an avec les conséquences de cette pandémie, la plus forte hausse se situant sur le continent Africain. Le rapport met aussi en évidence une augmentation du nombre d'enfants travailleurs âgés de 5 à 11 ans, ils représentent un peu plus de la moitié du total mondial. Des enfants qui travaillent sur une plus longue durée et qui peuvent se voir contraints aux pires formes de labeur, susceptibles de nuire à leur santé et à leur sécurité. Cette tendance pourrait de nouveau s'inverser affirme ce rapport si des mesures sont prises par les gouvernements, telles que la garantie d'allocations familiales universelles et d'une scolarité gratuite et de bonne qualité.

SD : Les explications d'Anne Verdaguer.

ZK : Et on se détend avec une page culture Sébastien, avec un festival innovant à Paris.

SD : Le festival NewImages. Il a ouvert ses portes, hier, dans la capitale française au Forum des images. Alors, pourquoi ce festival est-il innovant ? Eh bien, jusqu'à dimanche, des créateurs du monde entier y présentent des œuvres en réalité virtuelle, ou en réalité augmentée. Et cette année, en partenariat avec la saison Afrique 2020 de l’Institut français, ce sont des créateurs africains qui sont à l'honneur. Sophie Torlotin.

Que l’on coiffe un casque de réalité virtuelle pour se retrouver plongé à Dakar, que l’on utilise son smartphone pour entendre la voix d’une figure ancestrale peinte par le sud-africain Sonwabo Valashiya et racontée par son ami Xabiso Vili, ou que l’on découvre l’histoire des pharaons noirs du Soudan projetée sous la Canopée des Halles, différentes créations africaines sont à l’honneur du festival NewImages. La créatrice sénégalaise Selly Raby Kane, 34 ans, membre du jury a découvert cette nouvelle technologie il y a six ans en Afrique du Sud. Pour Michael Swierczynski, le directeur du festival NewImages, c’est en Afrique qu’il y a un réservoir inouï d’histoire pour ce nouveau moyen d’expression. Qu’elles soient virtuelles, augmentées ou immersives, les réalités africaines visibles au Forum des images marient intelligemment passé, présent et futur.

SD : Sophie Torlotin. Le Festival NewImages, le festival nouvelles images en français, à voir jusqu'à dimanche à Paris.

22h10, ici. Merci d’écouter RFI. Merci à Zéphyrin Kouadio qui a présenté ce Journal en français facile avec moi. Excellente soirée !

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