#法语新闻用语

Journal en français facile 10/01 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Florent Guignard :
Radio France Internationale, il est 20 heures en temps universel, 21 heures à Paris.
Bonsoir, bienvenue, c'est le journal en français facile, que je vous présente avec Guillaume Cordeaux. Bonsoir Guillaume.

Guillaume Cordeaux :
Bonsoir Florent.

FG :
Au sommaire de ce journal, Guillaume.

GC :
Un mardi meurtrier en Afghanistan : une cinquantaine de morts dans une série d'attentats.

FG :
Les premiers mots du nouveau secrétaire général des Nations-Unies en faveur de la paix dans le monde. Vous entendrez Antonio Guterres dans ce journal.

GC :
En Chine, la lutte contre la corruption : déjà un million deux cent mille fonctionnaires condamnés depuis 4 ans, c'est quasiment un fonctionnaire sur cinq.

FG :
Et puis nous passerons aussi par l'Irlande du Nord, face à une crise politique qui pourrait relancer les tentatives d'union entre l'Irlande et l'Irlande du Nord.

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GC :
Près de 50 morts en Afghanistan, après une série d'attentats, à Kaboul, et dans deux autres villes du pays.

FG :
À Kandahar, un attentat a eu lieu dans la résidence du gouverneur de la province. Les bombes étaient cachées dans les canapés du salon, il y a eu au moins 9 morts, peut-être 12. Dans une autre province du sud, le Helmand, un attentat suicide a tué 7 personnes. La plus grosse attaque, elle, a eu lieu à Kaboul, devant des bureaux du parlement. Au moins 30 morts et 80 blessés. Attentat revendiqué par les talibans. Anastasia Becchio :

Les talibans ont rapidement endossé la responsabilité de l’attaque dans un message posté sur le réseau Twitter. Ils affirment avoir visé un minibus qui transportait des employés de la Direction nationale de la sécurité, la principale agence afghane de renseignement. Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, une première explosion s'est produite devant un minibus qui attendait des personnes qui devaient sortir d’une annexe du nouveau Parlement : un kamikaze s’est approché à pied des employés qui quittaient leur bureau et a déclenché sa charge au beau milieu de la foule. Quelques minutes plus tard, un véhicule tout terrain, garé de l’autre côté de la rue, a explosé, provoquant de nombreux dégâts. Cette double attaque s’est produite à une heure où les fonctionnaires quittent leur travail pour rentrer chez eux, dans un quartier très fréquenté de la capitale afghane : il abrite plusieurs administrations dont le nouveau parlement, mais aussi l'Université américaine de Kaboul, qui avait été durement frappée en septembre dernier par une attaque meurtrière. Un mois plus tard, fin novembre, c’est une mosquée chiite de Kaboul qui avait été visée par un kamikaze. Une trentaine de personnes avaient été tuées. L’attentat avait, cette fois, été revendiqué par le groupe État islamique.

GC :
Autre attentat dans l'actualité de ce mardi, en Turquie, près de la frontière avec la Syrie, attentat cette fois-ci évité.

FG :
Un kamikaze a été abattu par la police alors qu'il tentait de pénétrer à l'intérieur du commissariat de Gazantiep.

GC :
La paix, au cœur du discours que le nouveau secrétaire général des Nations-Unies a prononcé devant le Conseil de sécurité.

FG :
Le portugais Antonio Guterres, qui a pris ses fonctions le 1er janvier, défend une « toute nouvelle approche » pour la paix dans le monde. Une règle de bon sens, en fait : prévenir les crises, les anticiper, au lieu de devoir agir une fois que les conflits ont éclaté. Plus facile à dire qu'à faire, alors que le Conseil de sécurité de l'Onu affiche régulièrement ses divisions. On écoute le secrétaire général des Nations-Unies.

« Nous perdons beaucoup trop de temps et de ressources à répondre aux crises au lieu de les prévenir. Les populations payent un prix trop élevé. Les États membres payent un prix trop élevé. Nous avons besoin d'une toute nouvelle approche. Il s’avère très difficile de persuader les décideurs au niveau national et international que la prévention doit être leur priorité, peut-être parce que la prévention efficace n’attire par l’attention : les caméras de télévision ne sont pas là lorsqu’une crise a été évitée. Beaucoup trop d'opportunités de prévention des conflits ont été perdues parce que les États-membres doutaient des motivations des uns et des autres, et à cause d'inquiétudes concernant la souveraineté nationale. Ensemble, nous devons faire preuve de leadership et renforcer la crédibilité et l'autorité des Nations-Unies en mettant la paix au premier plan. ».

FG :
Le secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres. RFI, il est presque 20 heures 5 à Abidjan. Guillaume, la Côte d'Ivoire a un nouveau premier ministre.

GC :
Oui, il s'agit d'Amadou Gon Coulibaly. Il était secrétaire général de la présidence d’Alassane Ouattara. C'est donc un proche du chef de l'État ivoirien. Son prédécesseur, l'ancien premier ministre, qui avait démissionné la veille, a lui été nommé vice-président. Le nouveau gouvernement ivoirien doit être annoncé dans les plus brefs délais.

FG :
En bref, encore, un invité surprise au forum économique de Davos, qui réunit chaque année en Suisse la fine fleur du capitalisme mondial : le président chinois Xi Jinping. Il sera le premier dirigeant chinois à se rendre à Davos, ce sera du 17 au 20 janvier.

GC :
Voilà qui nous amène à la grande campagne anti-corruption qui a été lancée en Chine en 2012, justement avec l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping.

FG :
En 4 ans, un million deux cent mille fonctionnaires ont déjà été condamnés pour corruption. Ça représente à peu près 20% des agents publics de l'État chinois. Et le ménage va se poursuivre. Une manière aussi pour le numéro 1 chinois d'éliminer ses rivaux. C'est ce que nous dit notre correspondante à Shanghai, Angélique Forget :

C'est la très officielle commission centrale d'inspection disciplinaire du parti communiste chinois qui l'a annoncé : depuis 2012, et le début de la campagne anti-corruption, 1 million 200 000 fonctionnaires ont été condamnés. C'est énorme pour un pays qui en compte au total un peu plus de 7 millions. Le porte-parole de la commission s'en réjouit et assure que cette lutte anti-corruption ne s'arrêtera pas là, « nous la poursuivrons et appliquerons la tolérance zéro ». Pour preuve parmi les condamnées, 76 personnes occupaient des fonctions ministérielles. Il y a quelques jours à peine Xi Jinping déclarait que cette bataille contre la corruption était arrivée à l'étape du « broyage ». Selon lui, ce mal est « le plus grand danger » auquel est confronté le parti communiste chinois. En fait cette lutte permet surtout au président  d'écarter ses rivaux. À l'automne prochain se tiendra le Congrès du Parti et XI Jinping y briguera un nouveau mandat. Pour avoir le champ libre il est prêt à tout : en octobre dernier un haut responsable de la région du Yunnan jugé trop encombrant par le pouvoir avait été condamné à mort pour pots de vin. Angélique Forget, Shanghai, RFI.

GC :
Barack Obama met en scène ses adieux, dix jours avant son départ officiel de la Maison-Blanche.

FG :
Après 8 ans d'une présidence que l’on dit contrastée, Barack Obama prononcera dans quelques heures un grand discours d'adieu, dans sa ville de Chicago : c'est là où tout avait commencé.

GC :
Crise politique en Irlande du Nord, provoquée par la démission du vice-premier ministre Martin McGuiness, membre du Sinn Fein.

FG :
Le Sinn Fein, c'est le parti des catholiques nationalistes, qui militent pour un départ du Royaume-Uni, et un rattachement de l'Irlande du Nord à l'Irlande. En vertu de l'accord de paix de 1998, le pouvoir en Irlande du Nord est partagé entre le Sinn Fein, donc, et ceux qu'on appelle les unionistes, qui veulent rester au sein de la couronne britannique. Alors puisque le vice-président – Sinn Fein – a démissionné, la première ministre – unioniste – Arlene Foster doit aussi abandonner son poste. Et on s'achemine probablement vers des élections législatives anticipées. Les explications de notre correspondant à Dublin, en Irlande, Julien Lagache.

Le scandale a éclaté il y a un mois : plus de 460 millions d'euros ont été distribués indument dans le cadre du soutien aux énergies renouvelables. Un plan mis en place par Arlene Foster lorsqu'elle était ministre des entreprises en 2012. Accusée de mauvaise gestion par le Sinn Fein, le parti de Martin McGuinness, elle a refusé jusqu'à hier de se retirer le temps de tirer l'affaire au clair. Mais en claquant la porte, son vice-premier ministre l'oblige à partir. Et comme le Sinn Fein ne veut pas remplacer Martin McGuinness, d'ici lundi prochain, deux scénarios se profilent donc : le secrétaire d'état nord-irlandais peut choisir de suspendre les institutions le temps de résoudre la crise ou bien convoquer des élections dans un minimum de 47 jours. Cette perspective ouvre la voie à de nouvelles incertitudes en Ulster puisque, depuis le Brexit, on revoit des divisions marquées entre unionistes, fidèles à la décision de Londres, et républicains, qui reparlent d'une Irlande réunifiée et européenne. Nul doute que si une nouvelle campagne devait s'ouvrir, elle ressemblerait à un nouveau référendum. Ce qui pourrait abîmer les efforts entrepris depuis 19 ans pour maintenir la paix en Irlande du Nord. Julien Lagache, Dublin, RFI.

GC :
Nouvelles règles pour la Coupe du monde de football, ces nouvelles règles qui entreront en vigueur pour l’édition 2026.

FG :
La Fifa, la fédération internationale de foot, a décidé de passer de 32 à 48 équipes lors du 1er tour. Seize poules de trois équipes, et les deux premières seront ensuite qualifiés pour les 16eme de finale. C’est la fin de ce journal en français facile, merci Guillaume Cordeaux, on se retrouve très bientôt sur RFI.

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