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Journal en français facile 08/08/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Johanne Burgell : RFI, 22h à Paris, 23h à Beyrouth, 20 heures en temps universel. Bonsoir et bienvenue à tous. Voici votre Journal en français facile. Pour le présenter avec moi, William de Lesseux. Bonsoir William.

William de Lesseux : Bonsoir Johanne, bonsoir à tous.

JB : Au sommaire, au Liban, le Premier ministre Hassan Diab promet des élections prochainement. Alors que des milliers de manifestants demandent le départ de leurs dirigeants après l'explosion meurtrière du port, mardi. Ils ont notamment pris d'assaut le ministère des Affaires étrangères à Beyrouth.

WL : L'élection présidentielle aura lieu demain, dimanche, en Biélorussie. L'opposition est malmenée, alors qu'elle a réussi à s'unir pour défier le président sortant Loukachenko.

JB : La pandémie de coronavirus continue sa progression en Amérique latine. Le Chili compte désormais 10 000 morts. La pandémie à d'importantes conséquences sur les systèmes de santé du continent déjà mal en point.

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WL : Des milliers de Libanais ont exprimé leur colère ce samedi à Beyrouth, quatre jours après l'explosion du port qui a détruit une grande partie de la capitale.

JB : Près de la place des Martyrs, des affrontements ont eu lieu entre les protestataires et les forces de l'ordre qui ont tiré des gaz lacrymogènes. Un policier a été tué et au moins 172 manifestants ont été blessés selon la Croix-Rouge libanaise. Les manifestants réclament le départ de la classe dirigeante, jugée responsable de la double explosion qui a fait au moins 158 morts et 6 000 blessés. Ils ont pris d'assaut le ministère des Affaires étrangères voulant en faire le quartier général de la révolution. Il y a moins d'une heure, l'armée a finalement décidé de déloger ces manifestants. Écoutez ce jeune Libanais quelques minutes avant l'intervention de l'armée.

(Transcription manquante)

JB : Des propos recueillis par Pierre Olivier.

Face à la colère des Libanais, le Premier ministre Hassan Diab a annoncé lors d'un débat télévisé, qu'il proposera des élections parlementaires anticipées. Hassan Diab estime que c'est le seul moyen de sortir son pays de la crise.

WL : Pour ce qui est de l'enquête, la France estime qu'il y a assez d'éléments pour juger que l'explosion est accidentelle.

JB : C'est ce qu'a déclaré un responsable de la présidence française, alors que le plus récent bilan fait état d'au moins 158 morts et 6 000 blessés. Le président libanais a pour sa part rejeté la demande d'une enquête internationale voulue par Emmanuel Macron. Michel Aoun qui avait évoqué, hier, la possibilité d'une intervention extérieure. De son côté, le président du Conseil européen, Charles Michel, a rencontré aujourd'hui à Beyrouth des équipes de secours. Il a assuré aux Libanais qu'ils n'étaient « pas seuls ». L'Union européenne a déjà débloqué 33 millions d'euros pour le Liban.

WL : En Biélorussie, l'opposition est mise sous pression à la veille de l'élection présidentielle.

JB : La cheffe de l'état-major de campagne de la principale candidate d'opposition a été une nouvelle fois arrêtée ce samedi. Une opposition qui a réussi à s'unir face au président sortant Alexandre Loukachenko, qui souhaite obtenir un sixième mandat présidentiel après 26 ans passés au pouvoir. Le scrutin de demain va se dérouler dans un contexte de répression puisque depuis le début de la campagne au mois de mai, les principaux candidats ont été arrêtés. D'autres ont dû fuir le pays. Reportage de notre envoyé spécial à Minsk, Daniel Vallot.

C’est sur un banc isolé dans un parc de la ville que nous rencontrons Valentin Frolov. Ce militant de l’opposition s’attend à tout moment à être arrêté après avoir déjà passé deux semaines en détention : « J’ai été arrêté par des policiers en civil alors que je rassemblais des signatures pour l’élection. On m’a enlevé mes lacets, ma ceinture, et j’ai passé quinze jours en prison. Officiellement pour avoir participé à une manifestation illégale. » L’ONG de défense des droits de l’homme, Viasna a dénombré plus de 2 000 arrestations depuis le début de la campagne électorale. Une répression qui pourrait encore s’alourdir dans les jours qui vont suivre l’élection, c’est la crainte de Valiantsin Stefanovic, membre de l’ONG Viasna : « Il y a quelques semaines, Loukachenko a déclaré qu’en cas de déstabilisation du pays, le gouvernement pourrait utiliser l’armée. Tout est possible et c’est ce qui m’inquiète. » Une crainte partagée par Valentin Frolov. Pour ce militant, engagé depuis des années contre Alexandre Loukachenko, le président biélorusse réagit par la force, car il se sent menacé : « C’est la première fois que des gens ordinaires descendent dans la rue, au lieu de rester à la maison. Loukachenko a peur et il pense qu’en arrêtant les militants, les gens ne sortiront pas, mais il se trompe. » Ces dernières semaines, les meetings de l’opposition, lorsqu’ils sont autorisés, ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes. Du jamais vu en Biélorussie depuis la fin de l’URSS. Daniel Vallot, Minsk, RFI.

WL : L'Amérique latine et les Caraïbes constituent la région du monde la plus touchée par le coronavirus.

JB : Avec plus de 215 000 morts. La pandémie est loin d'être maitrisée. Le Chili vient de franchir la barre des 10 000 décès. De son côté, le Brésil se rapproche des 100 000 morts. Avec des systèmes de santé souvent défaillants, l’Amérique latine doit faire face à des conséquences désastreuses sur la prise en charge d’autres maladies. L’Organisation panaméricaine de la santé a tiré hier la sonnette d’alarme : des vaccinations de routine sont suspendues et la pénurie de médicaments pour traiter les malades du Sida ou de la tuberculose font peser un risque sanitaire supplémentaire sur tout un continent. Écoutez Giorgio Franyuti, de l’organisation Impact Mexico :

« L’une des plus grandes menaces qui pèse sur l’humanité, c’est la résistance aux antimicrobiens. C’est-à-dire : les bactéries apprennent à se défendre contre les antibiotiques dont nous disposons pour les combattre. Par conséquent, quand nous interrompons nos vaccins et médications habituels, les bactéries peuvent plus facilement développer cette résistance. 30% de toutes les résistances au antimicrobiens concernent d’ores et déjà la tuberculose. Si l’interruption des traitements se poursuit, cela créera un monstre que nous ne pourrons plus contrôler. Si vous estimez que le Covid-19 est une tragédie, sachez que la tuberculose tue chaque année plus d’un million de personnes dans le monde et ceci depuis des années ! Le paludisme pourrait causer la mort de la moitié de l’humanité ! Nous sommes en train de perdre des efforts de plusieurs générations pour lutter contre ces maladies. Parce qu’on n’en s’est pas encore rendue compte et parce que toutes les ressources sont mobilisées pour la lutte contre le Covid-19. »

JB : Propos recueillis par Danae Rivadeneyra.

WL : En France, après plusieurs villes comme Lille, Biarritz, Orléans ou encore Marseille.

JB : Paris et sa région rendent à leur tour le port du masque obligatoire dans certains secteurs fréquentés dès ce lundi. Tous les indicateurs montrent que le virus circule à nouveau plus activement dans la région.

WL : L'Italie prolonge le dispositif de chômage partiel pour soutenir l'économie du pays.

JB : Une économie fortement touchée par la crise sanitaire. Montant total : 25 milliards d'euros. Pour protéger les emplois et aider les régions plus en difficulté, notamment dans le sud du pays. Correspondance d’Anne Le Nir.

Selon le décret adopté en Conseil des ministres, le chômage partiel, pris en charge par l’État depuis la fin février, sera prolongé, tout comme l’interdiction des licenciements, au moins jusqu’au 15 novembre. Pour relancer l’emploi dans les régions du sud, les petites et moyennes entreprises bénéficieront d’un allègement des cotisations sociales de 30% pour toute nouvelle embauche. Le décret prévoit également l’étalement sur deux ans du paiement des impôts suspendus de mars à mai, en raison de la pandémie de coronavirus. En outre, il introduit une forme de soutien à fond perdu pour les activités commerciales des centres historiques de 29 villes, pratiquement désertés par les touristes étrangers. En comptant les 25 milliards qui seront débloqués, jusqu'à présent le gouvernement, dirigé par Giuseppe Conte, a adopté des mesures pour l’aide aux entreprises et aux citoyens d’un montant de 100 milliards d’euros. Anne Le Nir, Rome, RFI.

JB : C'est ainsi que se termine ce Journal en français facile.

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