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Journal en français facile 06/03/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre journal en français facile. Présenté en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : un nouveau cap franchi dans l’épidémie de coronavirus. Plus de 100 000 personnes ont été contaminées dans le monde. Et la mobilisation qui se poursuit, ainsi en France le chef du gouvernement Edouard Philippe réunissait ce vendredi plusieurs de ses ministres.

SB : Le Président syrien Bachar al-Assad se dit satisfait de l’accord conclu hier soir entre la Russie et la Turquie. Cet accord qui instaure un cessez-le-feu à Idleb, région du nord-ouest du pays touché par d’intenses bombardements du régime depuis plusieurs mois.

RA : Et puis le pape accepte la démission du cardinal Barbarin. Ce dernier la présentait pour la deuxième fois. L’archevêque de Lyon avait relaxé par la justice en début d’année alors qu’il est accusé de ne pas avoir dénoncé les agressions pédophiles d’un de ses prêtres.

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SB : Le cap des 100 000 contaminations au coronavirus dans le monde a été franchi aujourd’hui.

RA : L’épidémie continue de se propager. Parmi ces 100mille contaminations, 3400 personnes sont décédées de la maladie. 91 pays et territoires sont touchés. Et l’épidémie commence à avoir des conséquences sur les relations entre pays. C’est le cas entre le Japon et la Corée du Sud. En début de semaine Tokyo avait décidé d’imposer de nouvelles restrictions d’entrée aux Sud-Coréens le pays qui est fortement touché par l’épidémie. Mais cela a provoqué la colère de Séoul qui a convoqué l’ambassadeur du Japon en Corée du Sud, et qui annonce désormais des représailles. Explications avec la correspondance de Louis Palligiano.

Déjà mises à mal par des différends commerciaux et historiques, les relations diplomatiques Séoul-Tokyo sont sur le point de s’envenimer davantage, cette fois sur fond d’inquiétudes liées au Covid-19. A l’origine de cette énième dispute, les nouvelles mesures du Japon exhortant, à partir de ce lundi, les visiteurs en provenance de Corée du Sud à rester en quarantaine pendant deux semaines dans des installations désignées et à ne pas utiliser les transports en commun. Les autorités japonaises prévoient également de suspendre dès la semaine prochaine le programme d’entrée sans visa de 90 jours pour les Sud-Coréens. Face à ces nouvelles restrictions, Séoul a dénoncé des mesures de quarantaine opaques et immédiatement annoncé des représailles. Parmi ces premières contre-mesures, il y a notamment la fin du programme d’exemption de visa pour le Japon. Si les restrictions japonaises ont provoqué l’ire de Séoul, c’est en particulier parce que la Corée du Sud s’était jusque-là abstenue de prendre de telles mesures à l’encontre des ressortissants japonais et que Tokyo semble ainsi dénigrer son système de quarantaine. Louis Palligiano Séoul RFI.

SB : Les conséquences sur le plan économique de l’épidémie de coronavirus à présent.

RA : Elles semblent chaque jour plus importantes. Aujourd’hui l’Organisation mondiale du tourisme a dit s’attendre cette année à une baisse de 1 à 3 % du nombre de touristes, cela représenterait des pertes de 30 à 50 milliards de dollars. Et puis le coronavirus en France. Ce soir le chef du gouvernement Edouard Philippe a réuni plusieurs ministres. La France reste au stade 2 de l’épidémie (sachant que e stade 3 c’est le dernier stade). La maladie a fait 9 morts et il y a ce soir 613 cas.

SB : Le calme de retour à Idleb, en Syrie.

RA : Cette région du nord-ouest du pays, la dernière d’importance à ne pas être entre les mains du régime de Bachal al-Assad. Idleb qui est visé par d’intenses bombardements depuis plusieurs mois. Mais hier un accord a été conclu entre la Russie et la Turquie pour un cessez-le-feu qui est entré en vigueur dans la soirée. Et 24h après la trêve semble tenir. L’accord prévoit également la mise en place de patrouilles communes entre la Russie et la Turquie le long d’une route stratégique pour le régime syrien. La France et l’Union européenne ont réagi ce vendredi à la conclusion de cet accord. Et leurs réactions sont mitigées Murielle Paradon.

L’accord entre la Russie et la Turquie est un « signe de bonne volonté » souligne l’Union européenne. Le chef de la diplomatie Josep Borrell y voit une condition préalable pour apporter plus d’aide humanitaire à la population d’Idlib. Il faut dire que les besoins sont immenses. Près d’un million de Syriens ont fui les combats à Idlib ces derniers mois, se massant à la frontière turque, dans des conditions très précaires. La France de son côté, estime que l’accord de cessez-le-feu conclu entre Ankara et Moscou comporte « des angles morts ». Les modalités ne sont pas claires, selon Paris. En revanche, « l’agenda russe reste lui très clair, ajoute l’Élysée qui accuse Moscou de vouloir reprendre le contrôle de l’ensemble de la Syrie, au profit du régime de Bachar el Assad. Les Turcs ont, eux, un choix à faire entre leur partenariat difficile avec les Russes et le soutien qu’ils peuvent demander aux alliés et aux Européens », conclut la présidence française.

RA : Et autre réaction, ce soir, celle du Président syrien Bachar al-Assad. Il se dit satisfait de l’accord conclu entre la Russie et la Turquie. Moscou par ailleurs qui demande que cet accord soit soutenu par une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU. Mais ce soir les États-Unis se sont opposés à une telle demande.

SB : Et puis le pape accepte la démission du cardinal Barbarin.

RA : L’archevêque de Lyon qui était accusé de ne pas avoir dénoncé les agressions pédophiles d’un de ses prêtres. Il avait été relaxé par la cour d’appel de Lyon en début d’année, mais avait tout de même présenté sa démission à Rome. C’était d’ailleurs la deuxième fois. Et cette fois le pape l’a acceptée. La correspondance d’Eric Sénanque.

Relaxé par la cour d’appel de Lyon le 30 janvier dernier, le cardinal Barbarin avait annoncé avoir présenté sa démission à François. La deuxième fois en un an : le 18 mars dernier, après sa condamnation pour 6 mois avec sursis pour non dénonciation d’abus sexuels sur mineurs dans l’affaire Preynat, l’archevêque de Lyon s’était rendu à Rome pour annoncer au pape qu’il souhaitait se retirer « pour le bien de son diocèse » François avait alors refusé qu’il quitte son poste, préférant attendre la fin de la procédure judiciaire. Ce maintien décidé par le Pape avait surpris de nombreux fidèles. Le cardinal était alors venu à Rome avec une lettre de ses avocats donnant des clarifications sur la procédure. Un document qui a pu convaincre le pape de repousser sa décision. Longtemps, le pape François a soutenu le cardinal français pour lequel il a toujours eu de l’amitié. Pendant le procès, Mgr Barbarin s’était mis en retrait de ses fonctions, le souverain pontife avait alors nommé un administrateur apostolique à Lyon chargé d’assurer la gouvernance d’un diocèse profondément divisé. Dans quelques semaines on devrait connaître le nom du nouvel archevêque de Lyon. Âgé de 69 ans, le cardinal Barbarin était Primat des Gaules depuis 2002, faisant de lui le plus haut dignitaire de l’Église de France. Eric Senanque, Rome, RFI.

SB : En Inde, les autorités ont pris le contrôle de la quatrième plus importante banque privée du pays.

RA : Il s’agit de Yes Bank, cette situation est le résultat de la pénurie de liquidités en Inde (monnaie disponible, les pièces les billets). Pour les clients de Yes Bank les conséquences sont importantes : dans les 30 prochains jours, ils pourront au maximum retirer l’équivalent de 600 euros. Alors bon nombre d’entre eux se sont précipités dans les agences aujourd’hui. C’est un reportage à New Delhi de Sébastien Farcis.

Dans l’agence Yes bank de Moolchand, au sud de New Delhi, le distributeur de billets est éteint et une queue d’une dizaine de clients s’étend derrière le comptoir. La jeune Nishta sort de la banque, inquiète. « Les cartes ne fonctionnent pas, or j’ai mon compte principal dans cette banque et je ne peux payer mes factures. Donc tout est bloqué et ils n’ont pas pu lever mes doutes sur la situation. » Cette banque privée, très endettée, est sous observation depuis trois ans. Il y a 18 mois, la banque centrale l’a forcé à remplacer sa direction avant d’imposer une lourde amende pour malversations. Mais sa santé ne s’est pas vraiment améliorée, signe également de la mauvaise conjoncture : l’économie indienne a fortement ralenti et beaucoup de banques peinent à recouvrer leurs prêts. La banque centrale prend donc le contrôle de Yes Bank et assure que ses dépôts sont maintenant garantis, ce qui rassure Chandan, qui y détient un compte épargne. « Je pense qu’ils ont limité les retraits pour éviter que la banque fasse faillite. Les agents m’assurent que l’argent est en sécurité et je les crois, car la banque est maintenant soutenue par la banque centrale. » Ce client affirme toutefois que s’il le pouvait, il retirerait toute son épargne dès maintenant pour le placer dans une autre banque. Sébastien Farcis, New Delhi, RFI.

RA : Après la prise de contrôle de Yes Bank par les autorités, les actions sont effondrées de plus de 70 %.

SB : Enfin en sport football un premier match actuellement comptant pour la 28e journée de ligue 1.

RA : Et c’est l’Olympique de Marseille qui est sur le terrain. Les Marseillais, deuxième au classement, accueillent Amiens. Fin de ce Journal en français facile. 

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