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Journal en français facile 04/12/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Julien Coquelle Roehm : Bonsoir et merci d'écouter RFI. Il est 21 h à Paris, 20 h en temps universel. L'heure de votre Journal en français facile que j'ai le plaisir de vous présenter ce soir avec Charlotte Derouin. Bonsoir Charlotte.
 
Charlotte Derouin : Bonsoir Julien bonsoir à tous.

JCR : Et à la une, le Pape François qui appelle les pays européens à « s’unir pour accueillir les migrants », il dénonce « l'égoïsme » et le « nationalisme » de certains membres de l'Union européenne. Vous l’entendrez.
 
CD : Emmanuel Macron termine ce soir sa tournée dans les Pays du Golfe. Il était aujourd'hui en Arabie Saoudite où il a rencontré Mohamed Ben Salmane. Beaucoup le critiquent pour avoir accepté de parler au prince saoudien mis en cause dans l'assassinat du journaliste Djamal Khasshoggi. Emmanuel Macron affirme qu'ils ont parlé du sujet des droits de l'homme.
 
JCR : Et puis, elle promet de battre le président français au printemps prochain. Valérie Pécresse a été choisie cet après-midi par le parti les Républicains pour être sa candidate à l'élection présidentielle. C'est la première fois qu'une femme défend la droite à ce scrutin. Tout savoir et tout comprendre c'est le Journal en français facile. Bienvenue. 

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CD : Il dénonçait hier les « tortures » et « l'esclavage » des migrants après un voyage de deux jours à Chypre. Le Pape François est arrivé en Grèce ce matin.
 
JCR : La Grèce qui accueille à elle seule une grande partie des migrants arrivés dans l'Union européenne. Le Pape François dénonce encore une fois le manque d'action de l'Europe face à la crise migratoire et appelle les pays à prendre leur part.

[Transcription manquante]

CD : Le Pape François en Grèce qui dénonce aussi « un recul de la démocratie, et pas seulement sur le continent européen ». Il affirme que « la démocratie exige la participation et l'implication de chacun ». 
 
JCR : Cela faisait 20 ans qu'un pape n'était pas venu à Athènes. Les relations entre l'Église Catholique et les orthodoxes sont toujours compliquées. Pour le dernier jour de sa visite lundi, 5 000 policiers grecs seront mobilisés dans les rues de la capitale pour sa sécurité.
 
CD : en France, Emmanuel Macron a ce soir une adversaire de plus pour l'élection présidentielle de l'an prochain.
 
JCR : Les adhérents du parti de droite Les Républicains ont élu Valérie Pécresse pour être leur candidate au printemps prochain. Elle l'emporte à 61% contre 39% pour Éric Ciotti. Le député des Alpes-Maritimes plus radical notamment dans ses opinions sur les migrants.
 
CD : C'est la première fois qu'une femme représentera Les Républicains à la présidentielle. « Merci d'avoir eu cette audace » dit Valérie Pécresse qui attaque déjà le président sortant. « Nous allons tourner la page Macron » promet-elle. La candidate d'extrême droite du Rassemblement National, Marine le Pen, l'accuse au contraire d'être « Macron compatible » elle invite les déçus à la rejoindre.
 
JCR : Emmanuel Macron absent de la France ces deux derniers jours après un passage aux Émirats arabes unis. Hier, le président français est passé aujourd'hui par Djeddah en Arabie Saoudite où il a rencontré le prince héritier saoudien Mohamed Ben Salmane. Une rencontre critiquée puisque « MBS » comme on l'appelle souvent est mis en cause dans l'assassinat en 2018 du journaliste Jamal Khassoggi. Emmanuel Macron assure avoir parlé avec lui de « tout » sans tabou. Il évoque un échange direct sur le sujet des droits de l'homme. Résumé de la journée avec notre envoyée spéciale sur place Valérie Gas.

Tout s’est déroulé au Palais Royal de Djeddah. C’est là que s’est rendu Emmanuel Macron après un accueil protocolaire par le ministre de la Culture et le gouverneur de la Mecque au pavillon royal numéro un de l’aéroport. Un pavillon tout en marbre, dorures et cristal réservé aux hôtes de marque. Le prince héritier Mohammed Ben Salman attendait lui Emmanuel Macron à l’entrée du Palais et les deux hommes ont échangé une poignée de main à l’arrivée du président français. Avant un déjeuner de travail avec les ministres français et leurs homologues saoudiens, Emmanuel Macron et Mohammed Ben Salman se sont entretenus d’abord en cercle élargi puis en tête-à-tête. Cette visite critiquée par les défenseurs des droits de l’homme, le président français l’a justifiée par la stratégie de la France qui veut être une « puissance d’équilibre » et parler à tout le monde pour participer à la stabilité de la région et résoudre les crises. Durant ces entretiens, Emmanuel Macron espère faire avancer les choses notamment sur le dossier libanais dans lequel il s’est beaucoup impliqué, mais n’a pas réussi à obtenir de résultats concrets.  Le président français espère que l’Arabie saoudite reprend son aide au Liban. Une aide nécessaire pour la population dont les conditions de vie se sont dramatiquement détériorées. Avec cette visite, Emmanuel Macron a donc pris le parti de jouer la carte saoudienne. Valérie Gas, Djeddah RFI.

CD : Dans l'actualité également, une explosion dans le ciel près d'une centrale nucléaire en Iran, Julien.
 
JCR : Oui Charlotte, c'est arrivé ce soir. Une explosion entendue jusqu'à 20 kilomètres autour de la centrale. L'Iran explique que c'était un test militaire.
 
CD : Et du côté de Vienne les discussions sur le programme nucléaire iranien sont à l'arrêt pour l'instant.
 
JCR : Téhéran refuse toujours de respecter ses engagements pris en 2015 tant que les États-Unis n'auront pas levé leurs sanctions. Les États-Unis qui préviennent ce soir qu'ils ne pourront pas accepter un blocage des négociations. Ils espèrent que l'Iran sera bientôt prêt « à négocier sérieusement ». 
 
CD : On en parlait déjà hier soir sur RFI. La France et le Qatar ont organisé hier l'évacuation d'occidentaux et de 258 afghans.
 
JCR : Des Afghans et des Afghanes qui étaient menacés chez eux par les talibans en raison de leurs engagements depuis que les talibans sont revenus au pouvoir en Afghanistan. Beaucoup ont peur pour leur vie.
 
CD : La communauté internationale s'inquiète aussi pour les droits des femmes et justement le chef suprême des talibans a demandé hier au gouvernement de prendre des mesures sérieuses pour faire respecter ces droits.
 
JCR : « Personne ne peut contraindre une femme à se marier » dit-il. Le mollah Hibatullah Akhundzada ordonne aux tribunaux, aux gouverneurs et à plusieurs ministères de lutter contre les unions forcées très courantes en Afghanistan. Explications de Sonia Ghezali.

Les talibans sont accusés de marier de force des femmes, dont des veuves, à leurs combattants.  L’Émirat islamique nie. Pourtant, certains hommes terrorisés avouent subir la pression de taliban souhaitant se marier à leur fille. Plusieurs témoignages de femmes rapportés dans la presse internationale confirment que des pères de familles décident de donner leur fille en mariage sans leur consentement à des talibans pour s’assurer leur protection. La misère dans laquelle est plongé le pays privé d’aide au développement depuis la prise du pouvoir par les talibans pousse des familles à marier leurs filles mineures afin de rembourser des dettes ou pour se nourrir. Le décret du chef suprême veut donc mettre un terme à ces pratiques qui semblent avoir pris de l’ampleur dernièrement. La militante des droits des femmes Mahbouba Seraj salue ce décret, une première de la part des talibans dit-elle. En effet, le mouvement fondamentaliste s’était illustré lors de son précèdent régime entre 1996 et 2001 par une oppression des femmes sans précédent. Mahbouba Seraj ajoute cependant qu’elle attend aussi un décret sur l'éducation et le droit au travail des femmes afghanes. En effet, quelques femmes seulement ont été autorisées à reprendre le travail. Les collèges, les lycées et les universités sont encore largement fermées aux filles.

CD : RFI 21 heures et 8 minutes à Paris en France. On apprend la mort d'un grand défenseur de l'environnement.
 
JCR : L'écrivain et philosophe Pierre Rabhi s'est éteint aujourd'hui à 83 ans. Il était le cofondateur du mouvement Colibris. C'était une figure de l’agroécologie. Une pratique de l'agriculture plus respectueuse de la nature. 
 
CD : Et puis en Indonésie, des milliers d'habitants de l'est de l'île de Java ont dû fuir encore une fois leurs habitations.
 
JCR : Ils fuient le volcan Semeru à nouveau en éruption. Laurent Di Fraya.

La région du Lumajang est plongée dans l'obscurité. Le nuage de cendres qui sort du volcan Semeru ne cesse de grossir dans le ciel. Les coulées de lave progressent dangereusement vers les villages. Un pont a même été détruit par les flammes. Les secours procèdent alors à des évacuations. Dans les vidéos qui circulent sur Internet, on voit les habitants, paniqués, fuir leur domicile. Les autorités ont installé des abris, dans plusieurs endroits de la région, pour accueillir les sinistrés. Elles ont également établi un périmètre de sécurité de cinq kilomètres autour du cratère. La dernière éruption majeure de ce volcan date d'il y a tout juste un an. Située dans la ceinture de feu du Pacifique où plus d'une centaine de volcans sont en activité, l'Indonésie est habituée à ce genre de phénomènes.  Dans certains endroits de l'archipel, l'activité sismique est si importante que des tsunamis se déclenchent parfois en même temps que les éruptions. C'est ce qui s'était passé en 2018 entre les îles de Java et Sumatra. Plus de 400 personnes avaient alors trouvé la mort.

JCR : Laurent di Fraya. C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci Charlotte !
 
CD : Merci Julien, à demain !
 
JCR : À demain !

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