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Journal en français facile 03/12/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Hugo Lanoé, bonsoir Hugo.

Hugo Lanoé : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : un échange tendu entre Donald Trump et Emmanuel Macron. Le Président américain et le Président français sont à Londres où se tient demain le sommet de l’OTAN. L’Alliance qui est au cœur de leur querelle.

HL : Une étape importante dans la procédure de destitution qui vise le Président américain. Les démocrates du Congrès viennent de rendre leur rapport. C’est le fruit de deux mois d’enquête.

RA : Et puis l’ONU tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur la question du climat. L’année 2019 sera l’une des trois années les plus chaudes enregistrées depuis 1850.

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HL : Comme on pouvait s’y attendre, l’ambiance est donc tendue à Londres, où s’ouvrira demain le sommet de l’OTAN.

RA : L’Alliance qui fête ses 70 ans, mais qui est au cœur de critiques. Les plus fortes, formulées par le Président français Emmanuel Macron qui avait déclaré le mois dernier que l’OTAN était en état de « mort cérébral ». Ce sont des propos « très insultants » a réagi aujourd’hui Donald Trump, présent dans la capitale britannique. Le Président américain qui a ensuite eu un échange avec Emmanuel Macron au cours duquel il a adouci son ton. Mais la tension reste forte. Et pas seulement entre les deux hommes : Vladimir Poutine s’en est également pris à l’OTAN. Le Président russe s’est exprimé depuis Moscou, et il a dénoncé le comportement « grossier » de l’Alliance. On écoute le Président russe.

« À plusieurs reprises, nous nous sommes dits prêts à coopérer avec l’OTAN. Sur le terrorisme international, les conflits locaux et le risque de prolifération des armes de destruction massives. Nous avons fait plusieurs fois des pas en direction de l’Alliance, nous avons proposé une feuille de route constructive, nous avons participé à des événements communs. Mais après 2008, cette coopération a cessé, car l’Alliance s’est comportée envers la Russie de manière incorrecte, et même grossière ! Je reconnais que les intérêts de notre sécurité commune, un avenir stable et pacifique pour notre planète sont une priorité. Mais aujourd’hui force est de constater que l’élargissement de l’OTAN et le développement de ses infrastructures militaires, à proximité de nos frontières, représentent une menace potentielle pour notre sécurité. »

RA : Vladimir Poutine le Président russe qui s’exprimait lors d’une réunion à Sotchi avec son ministre de la Défense et le chef d’État-major des armées. Propos recueillis à Moscou par Daniel Vallot.

HL : Nous évoquions Donald Trump, qui se trouve donc à Londres. Mais pendant ce temps-là, à Washington, la procédure de destitution engagée contre lui se poursuit.

RA : Et ce soir une étape importante a eu lieu : les démocrates du Congrès viennent de rendre leur rapport, à l’issue de deux mois d’enquête. Rapport qui sera rendu public puis transmis à la commission judiciaire en charge de la rédaction de l’acte d’accusation du Président. Parallèlement à cela, les Républicains ont rédigé leurs propres conclusions dans l’affaire ukrainienne. Et sans surprise, les deux rapports sont très différents. À Washington pour RFI, Anne Corpet.

Ce sont deux lectures radicalement opposées des faits relatés pendant deux semaines d’auditions publiques. « Aucun des témoins n’a apporté la preuve de corruption, d’extorsion ou de tout autre crime ou délit grave » écrivent les républicains « Le président a utilisé son pouvoir pour faire pression sur l’Ukraine afin qu’elle enquête sur son rival politique. Ce faisant, il a porté atteinte à notre sécurité nationale », réplique Adam Schiff, le démocrate qui préside la commission du renseignement. Et il y a peu de chances que quiconque change d’avis. Mais le feuilleton de la destitution va se poursuivre sous le regard des Américains. Après le vote de la commission du renseignement, la commission judiciaire de la chambre va prendre le relais et prévoit dès ce mercredi de nouvelles auditions publiques. La fin de ce grand spectacle politique est, sauf surprise majeure, déjà annoncée : la chambre à majorité démocrate votera l’acte d’accusation d’ici la fin de l’année. Et le sénat, à majorité républicaine, se prononcera in fine contre la destitution du président. Reste une grande inconnue, et elle essentielle : c’est l’impact de cette procédure sur l’élection présidentielle en novembre prochain. Les accès de colère de Donald Trump contre les démocrates semblent indiquer qu’il s’en inquiète. Anne Corpet Washington RFI.

HL : Également aux États-Unis, une candidate à la Maison-Blanche qui jette l’éponge.

RA : Jeter l’éponge c’est une expression qui signifie abandonner : et il s’agit de Kamala Harris, qui se présentait à l’investiture démocrate. La sénatrice, ancienne procureure de Californie, opposante à Donald Trump, et qui voulait devenir la première Présidente noire des États-Unis. Elle abandonne, car elle manque de fonds pour financer sa campagne.

HL : En Corée du Nord, l’inauguration ce matin d’un projet monumental, en présence de Kim Jong Un.

RA : Il s’agit tout simplement de faire revivre une ville, la ville de Samjiyon, qui se trouve non loin de la frontière avec la Chine. Pour y parvenir, le régime a dépensé des sommes folles, pour en faire, selon les mots du dirigeant nord-coréen, « une utopie urbaine du socialisme ». La correspondance régionale de Frédéric Ojardias.

Kim Jong-un, vêtu d’un long manteau de cuir noir, le sourire débonnaire, a inauguré le projet monumental de Samjiyon, au son d’une fanfare et sous les acclamations d’une foule chaudement vêtue. La ville nouvelle, couverte de neige, se situe en effet dans une région très froide, au pied du mont Baekdu, le plus haut sommet du pays. La propagande prétend que sur ses flancs serait né Kim Jong-il, le père du dirigeant actuel. Selon les médias officiels, le projet comprendra 10 000 logements, des hôtels, des pistes de ski, des centres commerciaux... ainsi qu’une usine de conditionnement de pommes de terre et de myrtilles, deux des principales ressources de la région. « Le peuple coréen avance sur le droit chemin qu’il a choisi, sans vaciller malgré les épreuves », affirme la presse officielle. Le régime veut ainsi montrer qu’il est insensible aux sanctions, alors que le bras de fer se poursuit avec les États-Unis. Pyongyang vient d’ailleurs de menacer Washington d’un « cadeau de Noël » si aucun accord sur le nucléaire n’était trouvé d’ici fin décembre. FO, Séoul, RFI.

HL : Et puis 2019 n’est pas encore terminé, mais on sait déjà que ce sera l’une des trois années les plus chaudes dans le monde depuis 1850.

RA : C’est l’ONU qui l’annonce. Une alerte qui intervient alors que se déroule actuellement à Madrid la COP25, la 25e Conférence sur les changements climatiques. Une nouvelle alerte, car en matière de climat les mauvaises nouvelles ne font que s’accumuler. À Genève en Suisse où se trouve l’agence de l’ONU pour le climat, Jérémie Lanche. 

La semaine dernière, l’ONU annonçait déjà des concentrations record de gaz à effet de serre dans l’atmosphère en 2018. Sans aucun signe de ralentissement. Aujourd’hui, les Nations unies confirment que ce qui se dessine, c’est le scénario du pire. Accélération de la fonte des glaces, élévation du niveau des mers, acidification des océans. Sur les dix premiers mois de l’année, la température moyenne a été plus élevée d’environ 1,1 °C comparé à la période préindustrielle. C’est-à-dire le milieu du 19e siècle. Autre chiffre pour mesurer l’ampleur du phénomène : sur les 10 millions de personnes qui ont été déplacées entre janvier et juin 2019, 7 millions l’ont été à cause d’événements climatiques extrêmes comme les ouragans et les inondations. 2019, année noire pour le climat. Ce ne sera sans doute pas la dernière. Au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre, on se dirige vers 3 à 5 degrés en plus à la fin du siècle. Très loin donc de l’objectif de l’Accord de Paris de limiter le réchauffement à 1,5 degré. Notre maison brûle et nous regardons ailleurs avait dit Jacques Chirac. Ce que dit l’ONU aujourd’hui, c’est qu’en plus, nous jetons de l’huile sur le feu. Jérémie Lanche Genève RFI.

HL : En France, les prévisions dans les transports ont été annoncées pour la journée de jeudi.

RA : Le fameux 5 décembre, journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Le mouvement s’annonce très dur et cela se vérifie dans les prévisions annoncées : un TGV sur 10 en circulation, 3 % seulement des trains express régionaux qui fonctionneront, selon les chiffres de la direction de la SNCF. À Paris, sur les 14 lignes de métro 11 devraient être fermées. Et puis c’est assez rare pour être souligné : jeudi l’Assemblée nationale ne siégera pas, en raison des mouvements sociaux. Rappelons qu’il s’agit d’un appel à une grève illimitée.

HL : Enfin en sport football : quatre rencontres comptant pour la 16e journée de Ligue 1.

RA : L’Olympique de Marseille se déplaçait à Angers. Marseille a gagné 2-0. Deux autres rencontres ont eu lieu : Brest a dominé Strasbourg 5-0. 5-0 également pour Bordeaux face à Nîmes. Et puis le coup d’envoi il y a quelques instants d’une quatrième rencontre : Lyon contre Lille. Suite et fin des rencontres de cette 16e journée demain mercredi.

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