#法语新闻用语

Journal en français facile 02/08/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI, il est 22h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la Une ce soir : Paris espère rassembler 350 millions de dollars pour le Liban. La France organise, mercredi, une conférence internationale, un an après l'explosion du port de Beyrouth qui a fait plus de 200 morts et plongé un peu plus le Liban dans une grave crise économique.

SB : Des incendies en Turquie et en Grèce. Ils ont fait au moins huit morts depuis la semaine dernière dans le sud de la Turquie. Et selon la presse et les réseaux sociaux, les Kurdes sont montrés du doigt, explications dans cette édition.

RA : Et puis les laboratoires Pfizer et Moderna vont augmenter les prix de leur vaccin anti-Covid-19. Décision pour s'adapter aux variants affirment les laboratoires, mais décision dénoncée par des ONG qui évoquent les milliards de dollars de bénéfices réalisés par les deux géants depuis le début de la crise.

-----

SB : Et on commence par un chiffre impressionnant : 350 millions de dollars.

RA : C'est la somme que la France espère récolter, mercredi, à l'occasion de la conférence internationale sur le Liban que Paris organise. Mercredi, ce sera le premier anniversaire de l'explosion du port de Beyrouth qui avait fait plus de 200 morts, et qui avait encore un peu plus plongé le pays dans une crise économique et sociale. Aujourd’hui, plus d'un Libanais sur deux vit sous le seuil de pauvreté. Le pays manque de tout. Par conséquent, quand les Libanais qui vivent à l'étranger reviennent dans leur pays d'origine, ils arrivent avec des valises souvent remplies de médicaments. Comme l'a constaté l'envoyé spécial de RFI à Beyrouth, Nicolas Falez.

Aéroport de Beyrouth, près du tapis où défilent les bagages, Imad Nassif vient de récupérer ses trois valises, elles ne contiennent presqu’aucun effet personnel, mais plusieurs dizaines de kilos de médicaments : « Il y a des antibiotiques, il y a des stéroïdes pour le cas échéant d’une pneumonie. Il y a des antipyrétiques, il y a des mucolytiques, des antinauséeux, il y a des antidiarrhéeiques pour les diarrhées des voyageurs parce que je prévois des intoxications alimentaires à cause des pannes du courant ». Imad Nassif sait de quoi il parle : il est médecin, né à Beyrouth il a 53 ans, mais il vit depuis bientôt 30 ans aux États-Unis, dans le Kansas. La pharmacie qu’il transporte dans ses valises est destinée à sa famille qui vit dans ce Liban, miné par les pénuries. « Il y a à peine deux ans, je suis venu la dernière fois en 2019, c’était vraiment une destination touristique. Il y avait de tout, on ne manquait de rien. On pouvait même être très sûr d’avoir les meilleurs soins. Ça a dramatiquement changé, ça nous rappelle la guerre. » Ces dernières semaines, le gouvernement libanais a mis fin à une partie des subventions permettant d’importer des médicaments. Nicolas Falez, Beyrouth, RFI.

SB : L'Union européenne vient en aide à la Turquie touchée par les pires incendies depuis plus de 10 ans.

RA : Depuis le début de l'année, ce sont près de 95 000 hectares qui ont été détruits, et le feu est vif depuis six jours dans le sud du pays où huit personnes ont été tuées. Bruxelles a envoyé trois avions bombardiers d'eau, ce sont les avions qui sont utilisés pour lutter contre les feux de forêt. Les zones touchées sont souvent des régions touristiques et, en pleine saison estivale, des centaines de voyageurs et habitants ont dû être évacués. Les causes de ces incendies ne sont pas encore connues, des enquêtes sont en cours, mais dans la presse et sur les réseaux, les rumeurs se multiplient. Selon ces rumeurs, les combattants kurdes seraient derrière ces feux de forêt. Les explications à Istanbul d'Anne Andlauer.

Pour beaucoup de médias turcs, le responsable des feux de forêt est tout désigné : le Parti des travailleurs du Kurdistan, le PKK, en guerre contre l’État depuis près de 40 ans. Ces accusations relayées sur les réseaux sociaux font monter la tension dans les régions les plus touchées, où l’on a vu ces derniers jours des tentatives de lynchage contre des incendiaires présumés et des civils en armes « monter la garde », selon leurs dires, sur des routes menant aux forêts. La communication officielle n’aide pas à calmer les rumeurs. D’un côté, les autorités répètent que des enquêtes sont en cours et mettent en garde contre la désinformation, notamment les fausses vidéos censées démontrer l’origine criminelle des flammes. De l’autre, le président Erdogan a laissé entendre que certains incendies seraient liés au « terrorisme », et les médias proches du pouvoir rappellent que le groupe armé kurde a revendiqué par le passé de nombreux feux de forêt. Cette cacophonie crée un paradoxe : alors que le gouvernement martèle depuis des mois que le PKK est « à genoux » sous l’effet des opérations antiterroristes en Turquie, ces rumeurs donnent l’image d’un groupe suffisamment puissant pour déclencher en quelques jours des incendies dans plus d’un tiers des provinces du pays. Anne Andlauer, Istanbul, RFI.

RA : Des incendies également en Grèce. Sont touchés l'île de Rhodes et le nord-ouest du Péloponnèse. Avec des pics de chaleur inédit depuis 35 ans. Jusqu’à 45 degrés ce lundi.

SB : La pandémie de coronavirus et les laboratoires pharmaceutiques Pfizer et Moderna qui vont augmenter les prix de leurs vaccins.

RA : C'est une information du journal britannique Financial Times qui a été confirmée par le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Clément Beaune. La dose de vaccin devrait augmenter de 4 euros pour Pfizer, 2 euros 50 pour Moderna, les deux vaccins se situant autour de 20 euros chacun. Les laboratoires entendent ainsi répondre à l'adaptation nécessaire face aux variants. Mais c'est une augmentation qui est dénoncée car depuis le début de la crise les deux entreprises ont déjà empoché plusieurs milliards de dollars de bénéfices. Altin Lazaj.

Le prix du vaccin Pfizer devrait augmenter d’environ 25% et celui de Moderna d'un peu plus de 10%, a révélé le quotidien britannique. Pour le gouvernement français, cette hausse se justifie par les nouvelles exigences de la part de l’union européenne. Les laboratoires doivent adapter leurs vaccins aux nouveaux variants et permettre que l'essentiel de la production se fasse sur le territoire européen, a réagi le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Clément Beaune. Cette hausse des prix intervient alors que l'inquiétude sur la propagation du variant Delta grandit. Les études ont prouvé que les vaccins de Moderna et Pfizer-BioNTech devraient rester efficaces face à ce variant. Profitant du succès de leur sérum, les deux laboratoires multiplient les contrats et engrangent d'importants bénéfices. Une situation dénoncée par Oxfam qui accuse les groupes pharmaceutiques de profiter de leurs monopoles pour gonfler artificiellement les prix. Selon une enquête de cette ONG, l'Union européenne aurait payé 31 milliards d'euros de plus que le coût de production des vaccins.

RA : Altin Lazaj.

SB : Chaque jour, il y a toujours plus de migrants qui franchissent illégalement la frontière entre la Biélorussie et la Lituanie.

RA : Ils fuient la répression des autorités biélorusses. Rien que pour ce mois de juillet, 2 300 migrants ont été arrêtés par les gardes-frontières lituaniens. C'est dans ce contexte que la Commissaire européenne aux affaires intérieures Ylva Johansson achevait, ce lundi, une visite en Lituanie destinée à évaluer la situation et envisager l’aide que peut apporter l’Union européenne à la Lituanie. À Vilnius, Marielle Vitureau.

Une oreille attentive et une vision identique de la situation sur la frontière extérieure de l’Union européenne. Voilà ce qu’ont trouvé les autorités lituaniennes auprès de la commissaire. Ylva Johansson : « Il ne s’agit pas d’une véritable crise migratoire. Ce sont les actions d’un pouvoir qui a détourné un vol entre deux villes européennes. Tout cela afin de déstabiliser la situation. » La priorité est donc pour tous de stopper l’arrivée des migrants, d’autant plus que les liaisons aériennes entre l’Irak et Minsk sont devenues plus fréquentes depuis début août. La Commissaire européenne : « La situation se détériore de jour en jour. J’ai pu constater la nécessité de la construction d’une barrière physique. » La Lituanie est prête à débourser la somme nécessaire pour cela. Mais elle attend surtout l’aide de l’Union européenne pour organiser le retour des migrants. Le dialogue avec l’Irak est enclenché, la commissaire l’a confirmé. La Lituanie ne doit pas rester seule. À la fin de la semaine, une équipe technique se rendra à Vilnius pour discuter concrètement des mécanismes de soutien à mettre en place. Marielle Vitureau, Vilnius, RFI.

SB : Et puisque l'on évoquait la Biélorussie, des nouvelles de Krystsina Tsimanouskaya.

RA : Cette sprinteuse biélorusse qui affirme qu'elle a été conduite, hier, à l'aéroport de Tokyo pour un retour forcé en Biélorussie. La raison, elle avait critiqué la Fédération d'athlétisme de son pays. « Elle est en sécurité au Japon », a affirmé ce matin le Comité international olympique. Krystsina Tsimanouskaya a trouvé refuge dans l'ambassade de Pologne à Tokyo, et Varsovie a confirmé à la mi-journée lui avoir accordé un visa humanitaire.

SB : Cela nous amène à évoquer les résultats du jour aux Jeux olympiques de Tokyo.

RA : Avec deux nouvelles médailles pour la France Une médaille d'or, remportée par Jean Quiquampoix en tir au pistolet. Et une médaille de bronze gagnée par l'équipe de France d'équitation au concours complet.

C’est ainsi que s’achève ce Journal en français facile.

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias