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Contractuel

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RFI
Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La justice française est-elle en panne ? En tout cas, elle souffre de lenteur et on sait que, suite à des grèves et à la crise du Covid, beaucoup de dossiers en attente, en souffrance comme on dit parfois, ne pourront être traités avant plusieurs mois, voire plusieurs années : les tribunaux sont engorgés, les audiences sont retardées ! Pour contrer ces désagréments, le ministre français propose donc d’engager un millier de contractuels : des assistants pour les magistrats ou les greffiers. Mais pourquoi les qualifier de contractuels ? Parce qu’ils sont engagés sur contrat ! Ils ne sont pas statutaires, n’ont pas un poste permanent, mais sont nommés à un poste pour une période précise, limitée.

Alors il est un peu paradoxal de lier cela à leur contrat. À priori, chaque fois qu’on engage quelqu’un, on doit lui faire un contrat de travail. Pourtant il existe plusieurs types de contrats, notamment les contrats à durée indéterminée, qui ne précise de date à laquelle ils se terminent, et les contrats à durée déterminée qui au contraire le précisent. En abrégé, on utilise les sigles CDI et CDD. Et aujourd’hui, on emploie bien plus ce sigle CDD pour désigner ceux qui sont embauchés temporairement : on parle davantage de CDD que de contractuels.

Et il y a quelques années, surtout en France et d’ailleurs, surtout à Paris, on parlait ces contractuels, et des contractuelles, à propos de celles et ceux qui étaient engagé(e)s pour seconder les fonctionnaires de police chargés de la circulation. Et notamment ceux qui s’occupaient de sanctionner les stationnements abusifs : ils mettaient des contraventions, des papillons comme on disait pour désigner ces avis de contraventions, déposés sous les essuie-glace, sur les pare-brise.

Ces appellations ont disparu, mais on se souvient encore des sobriquets adressés à ces employés de la préfecture : des aubergines dans un premier temps, à cause de la couleur de leur uniforme, puis des pervenches, quand les coloris avaient changé, qui étaient charges de distribuer des prunes : c’est ainsi qu’on appelait, toujours dans un argot mi-goguenard, mi-furibond, les amendes prévues par les procès-verbaux. En tout cas, on restait dans l’imaginaire du verger.

Avertissement !  
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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