Grippe A : la France résilie la moitié des vaccins commandés
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot, pendant la conférence de presse consacrée au lancement de la campagne de vaccination contre la Grippe A (H1N1) à Paris, le 9 novembre 2009.
Gonzalo Fuentes/Reuters
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Grippe A: la France résilie la moitié des vaccins commandés

La ministre française de la Santé, Roselyne Bachelot, a annoncé le 4 janvier 2010 au soir avoir résilié la commande de 50 millions de doses de vaccins contre la grippe A (H1N1), sur un total de 94 millions initialement demandées à l'industrie pharmaceutique. Par cette décision, l’État devrait économiser 350 millions d'euros.
Por RFI -

L'annonce dimanche 3 janvier 2010 de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, de la revente à l'étranger d'une partie du stock de vaccins commandés en excédent, afin d'alléger la facture, a suscité de vives critiques de gauche comme de droite. Lundi 4 janvier, au cours d’une interview accordée à la chaîne de télévision TF1, la ministre a tenté de justifier la décision du gouvernement.

« Ces commandes n'avaient été ni livrées, ni payées, elles sont donc résiliées », a précisé la ministre de la Santé. Le montant total des doses commandées s’élevait à 712 millions d'euros « cela fait une économie de plus de la moitié », a encore indiqué Roselyne Bachelot.

Insistant sur le fait qu’il ne faut « pas relâcher la garde sur la vaccination », la ministre a également annoncé que dès « la semaine prochaine les médecins généralistes volontaires pourront vacciner dans leur cabinet ». Ce que le gouvernement avait toujours refusé.

La décision de la résiliation par le gouvernement français d’une bonne partie des commandes de doses de vaccins contre la grippe A (H1N1) a été saluée par l'UMP.

Mais au sein même du parti au pouvoir, le député Bernard Debré, professeur de médecine, qui dès le début de l'épidémie avait appelé les autorités à la modération, a critiqué « le principe, poussé à l'extrême, de précaution » et demandé plus de retenue et de réflexion. Ce à quoi le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre a répondu : mieux vaut une « polémique parce qu'on en fait trop qu'une polémique parce qu'on n'en fait pas assez ».

Pour sa part, le Parti socialiste maintient ses critiques vis-à-vis de la gestion gouvernementale du plan de vaccination. « Malgré les démentis répétés [de Madame Bachelot] c'est un fait avéré que notre pays est celui qui a dépensé le plus pour vacciner le moins », a déclaré le député socialiste Jean-Marie Le Guen.

Publicado em 16/10/2015 - Modificado em 28/10/2015

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