Des tirailleurs sénégalais à l'instruction dans un camp d'entraînement dans les colonies françaises en Afrique, le 4 décembre 1939.
Des tirailleurs sénégalais à l'instruction dans un camp d'entraînement dans les colonies françaises en Afrique, le 4 décembre 1939.
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Artigo

Il y a 150 ans, les tirailleurs sénégalais

Il y a cent cinquante ans, naissait le Corps des tirailleurs sénégalais, à l’instigation du gouverneur de l’Afrique occidentale, Louis Faidherbe. Même si beaucoup d’entre eux servirent de supplétifs à l’armée coloniale, l’histoire retiendra surtout leur participation massive à la Première et la Seconde Guerre mondiale. Sans oublier le long combat pour l’égalité de traitement avec leurs frères d’armes français. Des commémorations sont prévues ce premier septembre à Toulon tout comme au Sénégal, où l’on constate un regain d’intérêt pour ces aînés qui ont fait la Grande Guerre.
Por RFI -

En 2004, le rond-point situé face à la gare ferroviaire de Dakar a été rebaptisé place du Tirailleur. Au milieu, trône une statue d’un poilu et d’un combattant sénégalais, côte à côte.

Depuis lors, une journée d’hommage aux soldats africains des deux guerres mondiales est célébrée chaque année.

Alors qu’en France, le grand public commence enfin à connaître le rôle joué par les combattants des anciennes colonies dans la libération de la France, de nombreux Sénégalais redécouvrent leur histoire.

Car même si les tirailleurs ont toujours eu ici une place dans l’enseignement, ces dignes vieillards couverts de décorations avaient souvent le sentiment d’être ignorés de leurs concitoyens.

Depuis la polémique sur les pensions, le regain d’intérêt est certain. Récemment, les élèves de troisième ont même eu à plancher sur une page tragique : le massacre de Thiaroye, qui vit des soldats français ouvrir le feu sur des dizaines de tirailleurs, le 1er décembre 1944. C’est d’ailleurs cette date qui a été retenue cette année pour la journée nationale du tirailleur.

 

 

signe plus

 Issa Cissé, ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale interrogé par Christophe Champin (00:55):

« Nous avons combattu à côté des Français, comme Français... On chantait la Marseillaise. »

Publicado em 16/09/2015 - Modificado em 29/10/2015

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