
Avec notre correspondant à Bucarest, Luca Niculescu
Aujourd'hui, le débat reste toujours ouvert en Roumanie. Fallait-il ou non exécuter les Ceausescu après un procès sommaire ? « Oui », répondent ceux qui ont été à l’origine du procès et notamment l’ancien président, Ion Iliescu.
Tout d’abord, les Ceausescu étaient coupables pour les vingt-cinq années de dictature et pour avoir réprimé dans le sang les manifestations de décembre 1989. Ensuite, lorsqu’on a pris la décision de les exécuter, on a découragé des gens qui, dans les troupes de l’armée ou de la milice, leur étaient encore fidèles et tiraient sur la population.
La plupart des Roumains sont cependant aujourd’hui d’accord pour dire que le procès n’a pas respecté les normes démocratiques et regardent avec un sentiment de gêne les images où l’on voit les époux Ceausescu lors du procès.
►À écouter Le regard ambigu de la Roumanie sur son passé communiste
Face à un procureur déchaîné et un avocat de la défense qui semblait être plutôt celui de l’accusation, les deux dictateurs ont l’air confus, mais finalement assez dignes le dernier jour de leur vie.
La transition, faite de sacrifices excessifs, a laissé de côté des Roumains en situation précaire. »
Petre Roman, Premier ministre du gouvernement mis en place après la chute de Ceausescu, président de l'Institut roumain pour les études démocratiques. (07'11")
Publicado em 11/12/2019 - Modificado em 06/01/2020