Une section de tirailleurs à Madagascar en mai 1947.
Une section de tirailleurs à Madagascar en mai 1947.
AFP
Avant de rejoindre l’Indochine, des bataillons de tirailleurs sont engagés en Algérie dès 1945 à l’occasion des événements de Sétif, puis à Madagascar en 1947 lors des révoltes de la Grande Île. Dans ces régions, les tirailleurs sont confrontés aux mouvements nationalistes où leur loyauté est mise à l'épreuve.
Por RFI -

Les bataillons de tirailleurs servent ensuite au Maroc et en Tunisie, deux protectorats en marche vers leur indépendance. Jugés d’une fidélité à toute épreuve, les tirailleurs sont souvent utilisés comme forces de maintien de l’ordre.

En 1955, 21 630 soldats noirs stationnent en Afrique occidentale française (AOF) dont 3 860, rentrés d’Indochine, sont en congé de fin de campagne. Pour réduire ces effectifs trop élevés et pour encourager les soldats à retourner à la vie civile, de nombreux cours de formation professionnelle leur sont donnés.

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 04'38" - Le commandant Legourd du 9e régiment de tirailleurs algériens le 04/04/1949 - par Raymond Marcillac

Conséquence de l’insurrection de novembre 1954, les opérations de  « maintien de l’ordre » en Algérie exigent de nombreuses troupes pour quadriller le terrain. Huit régiments de tirailleurs africains, un groupe saharien, des unités d’artillerie et des services, plus de 15 000 hommes se retrouvent à nouveau engagés dans une véritable guerre.

En 1956, au sein des 6e RTS et 23e RIC, ils prennent part à l’expédition de Suez en Égypte.

En 1958, les unités de tirailleurs changent d’appellation comme les troupes coloniales et deviennent régiments d’infanterie de marine, régiments interarmes d’outre-mer ou bataillons autonomes. De nombreux Africains servent également dans les unités d’artillerie, mais aussi au sein de régiments de parachutistes.

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 01'57" - Bertrand Dotou « En Algérie » le 02/10/2013

Publicado em 05/04/2017 - Modificado em 28/04/2017

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