Des experts en médecine légale recherchent des indices sur le lieu de l'explosion de la bombe à Pune
Des experts en médecine légale recherchent des indices sur le lieu de l'explosion de la bombe à Pune, le 14 février 2010.
Punit Paranjpe/Reuters
Artigo

La reprise du dialogue entre l’Inde et le Pakistan peut-être compromise

L’attentat à la bombe qui a fait neuf morts et cinquante-sept blessés le 13 février 2010 dans un restaurant de Pune, à l’ouest de l’Inde, risque de remettre en cause la tentative de reprise de discussions entre l’Inde et le Pakistan, prévue le 25 février. Les deux pays avaient coupé tout dialogue après l’attentat meurtrier de Bombay en novembre 2008.
Por RFI -

Avec notre correspondant à New Delhi, Pierre Prakash

L’attentat qui vient de secouer la ville de Pune, à l’ouest de l’Inde, est la première action terroriste d’envergure à frapper l’Inde depuis les attentats de Bombay, qui avaient fait 166 morts en novembre 2008. Attribuée au groupe islamiste pakistanais Lashkar-e-taiba, cette attaque avait eu pour effet d’interrompre brutalement le timide processus de paix en cours entre New Delhi et Islamabad, l’Inde accusant son voisin de ne rien faire pour mettre un terme aux attaques terroristes sur son territoire, voire même de les soutenir.

Au point mort depuis bientôt quinze mois, ce dialogue devait reprendre le 25 février 2010, le gouvernement indien ayant finalement décidé d’inviter un dignitaire pakistanais pour des discussions à New Delhi. Un geste d’apaisement qui pourrait désormais être remis en cause, car si l’attentat de Pune n’a pas encore été revendiqué, tous les regards se tournent déjà vers les groupes islamistes pakistanais, et notamment ce même Lashkar-e-taiba, depuis toujours déterminé à saboter toute tentative de dialogue entre l’Inde et le Pakistan.

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Publicado em 21/02/2017 - Modificado em 28/02/2017

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