Des Kosovars dansent à l'occasion des célébrations de l'indépendance du pays, à Pristina, le 17 février 2018.
Des Kosovars dansent à l'occasion des célébrations de l'indépendance du pays, à Pristina, le 17 février 2018.
Ognen Teofilovski / Reuters
Artigo

Kosovo, une indépendance toujours problématique

Le 17 février 2008, le Parlement du Kosovo déclarait l'indépendance de son État, immédiatement reconnue par les États-Unis et de nombreux pays européens. Mais pas par la Serbie, qui considère toujours le pays comme une province qui lui appartient. L'existence du Kosovo est également rejetée par la Russie et d'autres pays comme l'Espagne, qui y voient un précédent inquiétant pour leurs propres régions aux velléités indépendantistes.
Por RFI -

L'indépendance du Kosovo, proclamée il y a 10 ans jour pour jour, est loin de faire l'unanimité. Si 115 pays reconnaissent désormais l'existence du petit État des Balkans, dont 23 des 28 membres de l'Union européenne, 87 autres ne l'ont toujours pas reconnu.

Dans les rues de Pristina, sa capitale, on trouve des statues de Bill Clinton, Georges Bush, Hillary Clinton ou encore de Madeleine Allbright, alors que les États-Unis soutiennent l'État depuis sa création. La Russie, en revanche, n'a jamais fait mystère de son soutien aux Serbes. Et, fort de son influence diplomatique, le Kremlin s'oppose toujours à l'entrée du Kosovo aux Nations unies, entre autres.

L'ancienne province albanaise, toujours revendiquée par Belgrade, vit donc une situation ubuesque. En témoigne son code téléphonique international. Officiellement, c'est le 00 383, sauf qu'il n'est toujours pas en vigueur ! Pour joindre un Kosovar, il faut passer par le code de la Serbie, celui de la Slovénie ou, mieux encore, par celui de Monaco.

Publicado em 28/02/2018 - Modificado em 15/03/2018

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