#Francês da atualidade

Journal en français facile du 10/01/2016 - 20h00 - 20h10 TU

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RFI
Transcription

Edmond Sadaka :
Vous écoutez RFI il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel. C'est l'heure de votre journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin

Zéphyrin Kouadio :
Bonsoir Edmond, bonsoir à tous.

ES :
En Espagne, la Catalogne avance vers l'indépendance... Le candidat désigné pour présider cette riche région du nord-est s'appelle Carles Puigdemont. Il demande que démarre devant le parlement le processus, ( la marche) pour la création d'un État indépendant.

ZK :
La France a rendu hommage ce dimanche place de la République à Paris aux 149 personnes victimes du terrorisme en 2015. Cette journée a mis fin à une semaine de commémorations.

ZK :
Les ultimes hommages, (les derniers hommages), aux victimes du terrorisme l'an dernier en France... Ce matin un rassemblement a eu lieu Place de la République à Paris, mais l'affluence était beaucoup moins importante que lors du rassemblement populaire du 11 janvier 2015. Une « plaque du souvenir » a été dévoilée par François Hollande, au pied d'un chêne qui été planté dans un coin de l'immense place. Une minute de silence a été observée.

ES :
Ce fut ensuite au tour de Johnny Hallyday d'interpréter « Un dimanche de janvier ». Le texte évoque l'impressionnante mobilisation de l'an dernier après les attaques terroristes. Le Chœur de l'armée française a chanté « les prénoms de Paris » écrite par Jacques Brel

ZK :
Place ensuite à la lecture d'un discours qu’avait prononcé Victor Hugo à son retour de 19 ans d'exil en septembre 1870. L'écrivain s'adressait à la foule de Parisiens qui l’attendaient alors que la capitale était menacée par les Prussiens et déclarait notamment que « ceux qui attaquent Paris attaquent en masse tout le genre humain. »

ES :
Parmi les nombreuses personnalités présentes place de la République ce matin, il y avait l'ancien maire de Paris Bertrand Delanoë. Il a expliqué pourquoi il a été très touché par la lecture de ce texte de Victor Hugo

C'était sobre, c'était beau et surtout, ce très très beau texte de Victor Hugo sur Paris. J'ai beaucoup (quand j'étais maire de Paris) cité Victor Hugo qui disait « le genre humain a des droits sur Paris. » Il ne faut pas que nous considérions que ce sont les valeurs de Paris seulement qui sont atteintes lorsque les barbares nous attaquent : ce sont les valeurs de l'humanité. Et c'est ce que dit Victor Hugo avec tellement de grandeur : « la fraternité sauvera la liberté. » J'ai retenu cette dernière phrase Victor Hugo parce que il faut savoir que pour être ensemble, pour sauver ce qui a été atteint et qui peut l'être encore de nouveau demain, il faut être ensemble d'abord, et il faut être très solide sur nos valeurs de fraternité d'égalité. C'est le meilleur moyen de servir ce qui est combattu : c'est-à-dire la liberté.

ES :
Bertrand Delanoë. L'ancien maire socialiste de Paris au micro d'Anissa el Jabri

ZK :
Après la cérémonie ce matin, le président Hollande s'est rendu à la Grande Mosquée de Paris. La visite n'était pas prévue à l'agenda...

ES :
Le chef de l'état s'est entretenu pendant une demi-heure avec le recteur Dalil Boubakeur et le président du Conseil français du culte musulman. Il s'agissait -explique l'Élysée- d'un moment d'échange et de fraternité autour d'un thé, alors qu'un week-end portes ouvertes est organisé dans de nombreuses mosquées de France pour commémorer la mémoire des victimes des attentats.

ZK :
Arthur Mas ne briguera pas à nouveau la tête de la Catalogne ce dimanche. Il passe le flambeau à Carles Puigdemont, le maire de la ville de Gérone.

ES :
L'objectif il est clair : il s'agit de regagner les faveurs du parti anticapitaliste, autrefois allié d'Arthur Mas, qui s'est éloigné de lui, suite à des divergences. Quelques heures avant que l'assemblée ne l'élise à la tête du gouvernement régional, Carles Puigdemont s'est présenté comme l'homme du consensus. Son portrait est signé Louis-Valentin Lopez

Des lunettes rectangulaires pour le côté studieux. Un petit sourire timide en coin qui inspire la confiance. C’est sûr, Carles Puigdemont tranche avec l’apparence rigoriste et austère d’Artur Mas. Mais attention à son allure de premier de la classe : étudiant en philologie, puis journaliste, l’homme reste surtout un animal politique qui monte. Et pour gagner la confiance de tous les indépendantistes, il peut compter sur plusieurs faits d’armes : d’abord, son militantisme actif chez les jeunes du parti Convergence démocratique de Catalogne, la CDC... À l’époque, il ancre le parti localement et durablement dans la communauté autonome. Mais surtout, il remporte la mairie de Gérone en 2011. Une victoire symbolique : cela faisait 32 ans que la ville catalane était aux mains des socialistes. Ces atouts, ils lui seront d’une grande aide pour l’investiture de ce dimanche. S’il l’emporte tout n’est pas gagné loin de là pour Carles Puigdemont. Au programme : la lourde tâche d’organiser un referendum sur l’indépendance qui pourrait mener à terme à la scission. Une hantise pour Madrid, surtout que le futur probable président de la communauté n’y va pas avec le dos de la cuillère : en 2013, il déclarait, je cite, « je chasserai les envahisseurs de la Catalogne. »

ES :
Ce soir Mariano Rajoy, le chef du gouvernement sortant prévient qu'il se battra pour l'unité de l'Espagne.

ZK :
En Asie, les tensions sur la péninsule coréenne restent très fortes après le quatrième essai nucléaire mené mercredi par la Corée du Nord.

ES :
Les États-Unis, alliés militaires de la Corée du Sud, viennent d'envoyer l'un de leurs bombardiers B52 survoler brièvement le territoire sud-coréen non loin de la frontière avec son voisin du nord. Correspondance à Séoul, en Corée du Sud, de Frederic Ojardias

Le bras de fer continue entre les deux Corées. En réponse au prétendu essai nord-coréen de bombe à l'hydrogène, les États-Unis ont envoyé un bombardier stratégique B-52 survoler la Corée du Sud, près de la base aérienne d'Osan, à 70 km de la frontière avec le Nord. Le B52 est capable de frappes atomiques à très longues distances et fait partie du dispositif de « parapluie nucléaire » que Washington fourni à ses alliés en Asie du Nord-Est. Vendredi, Séoul a repris ses émissions de propagande anti-Corée du Nord par haut-parleurs le long de la frontière, une décision qui « pousse les deux camps au bord de la guerre », a menacé samedi un responsable du Nord. Ce dimanche, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a déclaré que ce dernier essai atomique était une « mesure d'auto-défense » destinée à éviter une guerre nucléaire avec les États-Unis... Un argument qui ne convainc pas Séoul et Washington, qui envisagent de déployer en Corée du Sud un porte-avion nucléaire américain, et qui préparent des nouvelles sanctions économiques contre Pyongyang.

ZK :
Comme tous les dimanches, nous avons rendez-vous avec Yvan Amar

ES :
Yvan Amar pour l’expression de la semaine… Aujourd'hui l'expression « quitte ou double »

C’est une partie de quitte ou double qui vient de se jouer en Catalogne, cette grande région du nord de l’Espagne. C’est ainsi que sur RFI était présentée la situation: ou bien Artur Mas, restait candidat pour diriger la région. Mais il ne plait pas à tout le monde, et la coalition qu’il emmène risquait de ne pas arriver à former un gouvernement, et ensuite de perdre les élections. Ou bien il se retirait, au profit de quelqu’un de plus fédérateur, de plus rassembleur, ce qu’il a fini par faire. Et on nous disait donc que c’était un quitte ou double. Et on emploie cette expression dans une situation où on a le choix entre deux possibilités: ou bien on tente, ou bien on se retire. Si l’on tente, on a une chance de gagner beaucoup, si on réussit. Mais si on échoue, on perd tout ! L’expression est utilisée dans certains jeux de hasard, qui se déroulent avec des épreuves successives. Chaque fois on gagne le double de la fois précédente. À chaque épreuve réussie, on gagne deux fois plus que ce qu’on avait. Mais si l’on perd une fois, alors on perd tout et le jeu s’arrête ! Mais le joueur a la possibilité après chaque étape franchie de continuer, donc de risquer, de remettre en jeu tout ce qu’il a gagné, pour essayer de gagner le double, ou bien de s’en aller, c'est-à-dire de quitter la partie. C’est comme ça que se comprend la formule : on bien on quitte le jeu, on bien en essaie de doubler ses gains. Quitte ou double ! L’expression est employée quand on a une décision à prendre : soit on prend le risque, soit on joue la prudence !

ES :
C'était Yvan Amar l'expression de la semaine. Fin de ce journal en français facile. Merci à tous et à toutes de l'avoir suivi. Merci Zéphyrin, à bientôt. On vous retrouve tout à l'heure pour Afrique Soir. On va rappeler l'heure de ce rendez-vous

ZK :
Ce sera à 23h30 heure de Paris

ES :
À tout à l'heure. Il est à présent 21h10 Paris

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