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Journal en français facile 30/07/2020 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Aurélien Devernoix : Bonsoir à toutes et à tous, il est 22h à Paris, 16h à Washington, l'heure de votre Journal en français facile. Et pour m'accompagner ce soir Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin.
 
Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Aurélien, bonsoir à tous.
 
AD : Donald Trump envisage le report de l'élection présidentielle du 3 novembre. Le président américain craint des fraudes si de nombreux électeurs sont obligés de voter par correspondance en cas de poursuite de l'épidémie de Covid-19.
 
ZK : Les États-Unis qui s'enfoncent dans la crise économique : le PIB du pays a chuté de près d'un tiers au deuxième trimestre. Recul historique également en Allemagne.
 
AD : À Hong Kong, la pression s'accentue chaque jour sur le camp pro-démocratie. Dernière attaque en date : la disqualification de 12 candidats aux élections législatives, pourtant choisis lors de primaires auxquelles ont participé 600 000 Hongkongais.
 
ZK : Et puis le démenti de Moscou face aux accusations de la Biélorussie. Minsk accuse son voisin de tentative de déstabilisation après avoir arrêté une trentaine de mercenaires sur son territoire.
 
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ZK : Il n'est soutenu ni par son parti, les Républicains, et surtout pas par les Démocrates, mais Donald Trump a envisagé publiquement aujourd'hui de reporter l'élection présidentielle aux États-Unis.
 
AD : Le président américain s'est inquiété sur Twitter des risques de fraudes liés à la mise en place du vote par correspondance dans de nombreux États. Donald Trump brandit la menace de je cite « l'élection la plus inexacte et la plus frauduleuse de l'histoire ». Problème, la Constitution ne lui permet de modifier la date de la présidentielle. Il n'empêche : pour Françoise Coste, professeure de civilisation américaine à l'université de Toulouse Jean-Jaurès il s'agit d'une annonce « historique ».
 
[Transcription manquante] 
 
AD : Françoise Coste, professeure de civilisation américaine répondait à Cécile da Costa.
 
ZK : Donald Trump qui peine dans les sondages d'opinion à trois mois du scrutin et qui s'est encore une fois attiré les foudres des stars de la musique.
 
AD : Celles-ci sont de plus en plus frileuses à l'idée de voir leurs chansons associées à des événements politiques sans leur autorisation. Elles réclament dans une lettre adressée aux candidats républicains et démocrates que celle-ci leur soit désormais demandée systématiquement. Explications signées Isabelle Chenu.

Il y a un mois les Rolling Stones menaçaient Donald Trump de le poursuivre en justice si son équipe de campagne continuait à utiliser certains de ses titres lors de ses réunions publiques. Le problème n'est pas nouveau, ou lié à un parti politique indiquent les artistes, il se pose à chaque campagne électorale. Le groupe Pearl Jam, les chanteuses Sia et Lorde ou le groupe Aerosmith estiment ne pas vouloir être associés à des opinions politiques qui pourraient aller à l'encontre de leurs valeurs personnelles voire irriter leurs fans. Les héritiers de Prince, mais aussi Adele, Neil Young, Pharell Williams, Rihanna, ou Queen ont eux aussi dénoncé l'usage de leurs œuvres sans leur accord pendant des rassemblements républicains. Les chanteurs et musiciens réunis sous la bannière de l' association de défense des droits des artistes brandissent la menace de poursuites judiciaires même si pour l'instant la justice américaine n'a pas été amenée à trancher sur le sujet. Les responsables politiques américains peuvent obtenir des licences auprès des sociétés de droits d'auteurs qui les dispensent de demander la permission explicite aux chanteurs ou aux groupes concernés. Dans le même temps le droit américain prévoit la possibilité pour un artiste de refuser que sa musique soit utilisée s'il estime que cela nuit à son image.

AD : Isabelle Chenu.
Toujours aux États-Unis la disparition d'Herman Cain. L'ancien candidat à la primaire républicaine de 2016 est mort après avoir contracté le coronavirus. Il s'était notamment affiché sans masque au meeting de Donald Trump à Tulsa le 20 juin dernier. De nombreuses contaminations avaient été détectées après ce rassemblement.
 
ZK : Les États-Unis qui se rapprochent du cap des 4 millions et demi de cas de Covid-19 et son économie en pâtit fortement.
 
AD : Le produit intérieur brut du pays a ainsi chuté d'un tiers au deuxième trimestre, record absolu et confirmation de l'entrée en récession après un recul de 5% au premier trimestre. Effondrement record également en Allemagne en avril mai et juin : -10,1%.
 
ZK : L'inquiétude grandit à nouveau en France face à la résurgence de cas de Covid-19.
 
AD : Encore plus de 1 300 cas détectés ces dernières 24 heures, mais surtout ce signal préoccupant : pour la première depuis le début du mois d'avril, le nombre de personnes en réanimation a augmenté très faiblement. Le nombre de personnes hospitalisées continue lui de diminuer.
 
ZK : Santé toujours, l'opposant congolais Jean Marie Michel Mokoko a été autorisé aujourd'hui à quitter Brazzaville, direction la Turquie.
 
AD : Le candidat à la présidentielle de 2016, emprisonné depuis 2 ans, souffre de problèmes de santé. Il avait été admis à l'hôpital militaire de Brazzaville le 2 juillet dernier. Les autorités ont donc finalement accepté qu'il soit transféré dans un hôpital d'Ankara.
 
ZK : La Côte d'Ivoire a un nouveau Premier ministre.
 
AD : Sans surprise c'est Hamed Bakayoko qui s'installe à la tête du gouvernement. Il occupait déjà ce poste par intérim depuis le décès le 8 juillet dernier de son prédécesseur Amadou Gon Coulibaly.
  
ZK : Plus un jour ne passe à Hong Kong sans que le camp pro-démocratie ne subisse les foudres de Pékin.
 
AD : Après l'arrestation hier soir de 4 étudiants dans le cadre de la loi sur la sécurité nationale dictée par le régime chinois, c'est au tour de 12 candidats aux élections législatives de voir leur candidature invalidée ce jeudi. Et le gouvernement local a indiqué que d'autres disqualifications pourraient encore tomber. La correspondance de Florence de Changy.

Le jeune leader étudiant Joshua Wong, 23 ans, avait déjà été écarté des élections de district en novembre dernier. Cette fois, sa candidature est jugée non sincère. Parmi les autres candidats dont on a appris cet après-midi qu'ils n'auraient pas le droit de se présenter aux prochaines élections législatives, certains sont effectivement d'obédience localiste, assez proche donc des idées indépendantistes. Mais plusieurs députés actuellement en poste ont également été interdits de briguer un nouveau mandat. Parmi eux Dennis Kwok , issus du parti des avocats, le Civic party. Il a joué un rôle clé pour retarder au maximum l'adoption de la loi sur le respect du drapeau et de l'hymne national et il est ainsi puni... De toute évidence aucun agent responsable de valider les candidatures n'a souhaité prendre le moindre en risque de fâcher Pékin. Le gouvernement s'est félicité de ces décisions en estimant qu'il n'était nullement question de censure politique, ni de réduire la liberté de parole ni de limiter le droit de participer à des élections. Plus que jamais l'opposition dénonce le régime de terreur qui s'installe à Hong Kong. Le dernier gouverneur britannique de Hong Kong, Chris Patten, a qualifié cette élimination des candidats de l'opposition de « une purge politique scandaleuse ». 

AD : À Taïwan, la mort de l'ancien président Lee Teng Hui. Il s'est éteint à l'âge de 97 ans. L'ex-chef de l'État de 1988 à 2000 était surnommé M. Démocratie, pour son rôle dans la transition politique du pays après des décennies de dictature.
 
ZK : En Italie, le Sénat a autorisé ce soir la levée de l'immunité de Matteo Salvini.
 
AD : Le leader du mouvement d'extrême droite La Ligue est poursuivi en justice pour séquestration de migrants alors qu'il était ministre de l'Intérieur.
 
ZK : La tension continue de monter entre Moscou et Minsk.
 
AD : La Biélorussie accuse son voisin russe de mener une campagne de déstabilisation, à un peu plus d'une semaine de l'élection présidentielle. Minsk en veut pour preuve l'arrestation d'une trentaine de mercenaires russes sur son sol, soupçonnés d'avoir fomenté des actions terroristes. Des accusation que nie farouchement Moscou, Jean-Didier Revoin.

« La Russie et la Biélorussie sont des alliés, les partenaires les plus proches ». C’est avec ces mots que Dmitri Peskov, a répondu aux accusations de déstabilisation portées contre Moscou par les autorités biélorusses. Le porte-parole du Kremlin a ajouté n’avoir pas connaissance d’éventuelles activités illégales que ces hommes pourraient poursuivre. Il a encore espéré obtenir de la part de Minsk les informations nécessaires pour faire toute la lumière sur cette opération qui met à mal des relations déjà difficiles entre les deux voisins. Moscou tente en effet de maintenir Minsk dans une relation de dépendance pour éviter la répétition du scénario ukrainien. Une attitude que le président ukrainien Alexandr Lukashenko supporte avec difficulté, au point de dénoncer récemment des pressions russes excessives pour transformer son pays en vassal. L’opposition biélorusse, pour sa part, dénonce un activisme du pouvoir qui pourrait utiliser ces arrestations pour décréter l’état d’urgence et repousser l’élection présidentielle du 9 août dont la plupart des opposants ont été exclus.

AD : Il est bientôt 22h10 à Paris. Excellente soirée sur RFI.

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