#Francês da atualidade

Journal en français facile 30/01/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la Une de l'actualité ce soir, veille de Brexit. Demain soir, le Royaume-Uni quittera officiellement l'Union européenne. L'aboutissement de plus de trois ans et demi de négociations depuis le vote des Britanniques en faveur du Brexit, en juin 2016.

SB : L'accélération de l'épidémie de coronavirus. 38 personnes sont mortes en 24 heures en Chine, ce qui porte le bilan à 1 700 décès dans le pays. Et, à l'instant, l’OMS, l'Organisation mondiale de la santé, déclare l'urgence internationale face à l'épidémie.

RA : Et puis en France, le lancement de la conférence de financement des retraites. Le Premier ministre Édouard Philippe a réuni les partenaires sociaux et il déclare avoir « bon espoir » qu'un « compromis » soit trouvé.

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SB : C'est donc demain que le Brexit entre en vigueur.

RA : On va préciser ce qui va se passer demain soir, à 23h en temps universel, 23h également heure de Londres, le Royaume-Uni quittera officiellement l'Union européenne. Mais une période de transition va alors commencer et elle durera jusqu'à la fin de l'année, afin que Londres et Bruxelles s'entendent sur les modalités du divorce. En tout cas, il aura fallu attendre trois ans et sept mois pour voir ce Brexit aboutir. Souvenez-vous, le 23 juin 2016, le vote des Britanniques en faveur d'une sortie de l'UE. Retour sur ce qui s'est passé depuis cette date, le 23 juin 2016, avec Anastasia Becchio.

«Le Brexit signifie le Brexit » : cette phrase, Theresa May va la répéter tel un mantra dès son arrivée à Downing Street le 13 juillet 2016, en remplacement de David Cameron. Elle nomme Boris Johnson ministre des Affaires étrangères et David Davis secrétaire d’État à la sortie de l’Union européenne : deux des personnalités les plus antieuropéennes chez les conservateurs. Mais au sein du parti, des divisions vont rapidement apparaitre au grand jour. Entre les « brexiteurs » purs et durs, ceux qui souhaitent une sortie douce, les « remainers », qui veulent rester dans l’Union européenne, et ceux qui militent pour un nouveau référendum, la lutte s’engage. En juin 2017, Theresa May perd sa majorité absolue au Parlement et doit compter sur le soutien du petit parti unioniste nord-irlandais. Après trois rejets de son accord de sortie à Westminster, elle finit par annoncer sa démission, au bord des larmes : « Je le fais avec l'immense gratitude d’avoir eu l’occasion de servir le pays que j’aime. » Boris Johnson prend alors la relève avec son leitmotiv : « Get Brexit done », « mettre en œuvre le Brexit ». L’hypothèse d’une sortie sans accord refait surface lorsqu’à la fin août, il décide de suspendre le Parlement. Mais contre toute attente, il parvient à négocier un nouvel accord, et les législatives anticipées du 12 décembre lui offrent une très large majorité, ouvrant la voie au divorce.

RA : Le divorce aura donc lieu demain soir. Dans ce contexte du Brexit, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a passé une deuxième journée à Londres, dans le cadre de sa tournée en Europe. Une journée sous forme d'opération séduction, Washington est très soucieux de renforcer ses liens avec Londres. En évoquant le Brexit, Mike Pompeo a dit ceci : le Royaume-Uni « va pouvoir faire les choses différemment. Je pense que c'est fantastique pour les États-Unis, c'est fantastique pour le Royaume-Uni ». Fin de citation.

SB : Autre grand titre, l'épidémie de coronavirus continue de prendre de l'ampleur.

RA : Il y a une accélération de l'épidémie, en 24 heures, 38 personnes ont trouvé la mort en Chine, ce qui porte le bilan à 170 morts dans le pays. 7 700 personnes contaminées, on est désormais bien au-dessus du nombre d'infections par le Sras en 2002-2003. Et il y a déjà 80 cas de personnes atteintes par le virus à l'étranger. À l'étranger justement où les mesures se multiplient face à ce virus. Ainsi, la Russie a annoncé ce jeudi son intention de fermer la frontière qu'elle partage avec la Chine. Mesure que ne prendra pas le Cambodge qui ne s'alarme absolument pas de l'épidémie. Et derrière cette attitude, il y a surtout les intérêts économiques avec la Chine à préserver, Jelena Tomic.

Aucune raison de s'inquiéter au sujet du coronavirus. Si une maladie existe, c'est la peur distillée par des fausses informations sur les réseaux sociaux. Le ton est donné. Le Premier ministre cambodgien, Hun Sen, a appelé les citoyens ce jeudi lors d'une conférence de presse à ne pas céder à la panique tout en menaçant d'expulser de la salle les journalistes et autres personnes présentes qui oseraient porter un masque. « La vraie maladie qui s'est récemment emparée de notre pays et qui continuent à provoquer la peur, trop de peur, ce sont les nouvelles irresponsables. Concernant le nouveau coronavirus en Chine, il n'est pas nécessaire d'interrompre les vols avec la Chine, car cela n'aura pour effet que de tuer l'économie cambodgienne et d'altérer les relations entre le Cambodge et la Chine. Aussi, il n'est pas nécessaire d'évacuer les étudiants cambodgiens ni les services consulaires et personnels de l'ambassade des autres régions de la Chine vers le Cambodge. » Pas question donc de mettre en péril les très bonnes relations que le régime entretient avec Pékin ni de compromettre les nombreux échanges avec la Chine, notamment dans le secteur du tourisme. La Chine joue également un rôle vital dans le développement des infrastructures cambodgiennes et est le plus grand investisseur du secteur énergétique cambodgien.

RA : À propos d'économie et toujours concernant ce coronavirus, sachez que le FMI, le Fonds monétaire international, affirme surveiller « en temps réel » la situation. L'impact sur l'économie mondiale dépendra notamment de la durée de l'épidémie, affirme le porte-parole du FMI lors d'une conférence de presse. Ce soir, l'Organisation mondiale de la santé tenait une réunion sur le sujet. Et l'OMS vient de déclarer l'épidémie « urgence de santé publique de portée internationale ».

SB : Et puis, une découverte qualifiée d'incroyable par les autorités américaines.

RA : Un tunnel reliant la zone industrielle de Tijuana au Mexique à la ville américaine de San Diego en Californie. Ce n'est pas la première fois qu'un tunnel est découvert, souvent ils sont utilisés pour acheminer de la drogue, mais ce qui impressionne c'est le mode de construction de ce tunnel et surtout sa longueur : plus d'un kilomètre. Les explications de Romain Lemaresquier.

C’est le plus long tunnel jamais découvert entre le Mexique et les États-Unis. Le précédent record datait de 2014, lorsque les autorités américaines avaient découvert un passage long de 904 mètres reliant déjà Tijuana à San Diego. Cette fois, le tunnel dépasse le kilomètre avec une longueur de 1 313 mètres. Les images diffusées par les autorités montrent une infrastructure très bien faite, très complète : ventilation, éclairage, câbles et panneaux électriques à haute tension, système de drainage en cas de pluie et même un ascenseur pour atteindre l’entrée ont été construits. Avec une hauteur de 1 mètre 68 pour 61 centimètres de large, et une profondeur maximum de 21 mètres, ce tunnel équipé de rails sur toute sa longueur a été découvert en mois d’août 2019, à San Diego, c’est-à-dire côté américain de la frontière. Plusieurs mois auront été nécessaires pour le cartographier et trouver l’autre entrée, située à 800 mètres de la frontière. Une découverte qualifiée d’incroyable par les autorités américaines qui estiment que ce passage, qui semblait à l’abandon depuis un certain temps déjà, a été utilisé pour de la contrebande et du trafic de drogue, des autorités qui pensent qu'à l’époque, ce tunnel devait certainement être encore plus long.

SB : RFI 21h08 à Paris, en France une nouvelle étape dans la réforme des retraites.

RA : La conférence de financement a officiellement été lancée, ce jeudi. Cette conférence qui devra, d'ici la fin du mois de juin, trouver des solutions pour ramener le système de retraite à l'équilibre financier d'ici 2027, donc pas de perte d’argent. Mission dont seront chargés les partenaires sociaux. Ils étaient donc réunis, ce jeudi, autour d'Édouard Philippe, le Premier ministre, qui est sorti satisfait de cette première réunion.

[Transcription manquante]

RA : Édouard Philippe, le Premier ministre français, à l'issue d'une réunion de deux heures qui s'est déroulée au Conseil économique, social et environnemental. Propos recueillis par Altin Lazaj.

SB : En sport, tennis, Roger Federer éliminé en demi-finales de l'Open d'Australie.

RA : Le Suisse qui a eu un tournoi difficile a été battu en trois sets par Novak Djokovic. Le Serbe, sept fois vainqueur du tournoi, se qualifie donc pour la finale où il affrontera le vainqueur du match entre l'Autrichien Dominic Thiem et l'Allemand Alexander Zverev.

RA : C'est la fin de ce Journal en français facile.

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