#Francês da atualidade

Journal en français facile 29/06/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Andréane Meslard : Il est 22 heures à Paris, 20h en temps universel (TU), merci d’écouter RFI. Bonjour, bienvenue dans votre Journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter ce soir, Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Andréane bonsoir à tous.

AM : Dans l’actualité de ce samedi : la fin du G20 d’Osaka au Japon. Peu d’annonce pendant ce sommet, mis à part une trêve, c’est-à-dire une pause, dans l’escalade de tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis. Donald Trump lui, a rejoint Séoul pour une visite de deux jours en Corée du Sud. Il a envoyé une invitation au président nord-coréen pour le rencontrer à la frontière. Le Sea Watch a accosté, c’est-à-dire qu’il est arrivé au port de Lampedusa, sur la côte italienne. Les 40 migrants à bord ont donc descendre sur la terre ferme après 17 jours sur la méditerranée. Puis, la CAN, Bénin-Guinée Bissau, le coup d’envoi vient d’être sifflé.

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SB : La fin du sommet du G20 aujourd’hui, à Osaka au Japon. Comme à chaque fois les pays membres ont signé une déclaration finale.

AM : Une déclaration qui résume ce qu’il s’est dit, les accords et les engagements pris. Comme les sommets précédents, tous les pays membres sauf les États-Unis ont signé cette déclaration. Ce rendez-vous d’Osaka s’annonçait particulièrement compliqué, les sujets de tensions sont nombreux en ce moment sur la scène internationale. Finalement, tout s’est plutôt bien passé. À noter tout de même, peu d’avancées dans le dossier du climat, ou les tensions commerciales. À ce propos, les États-Unis et la Chine ont décrété une trêve, mais sans beaucoup de précisions. Se pose la question de l’intérêt d’un tel évènement. Mounia Daoudi.

Réactivé pendant la crise financière de 2008 pour venir au chevet d’une économie mondiale au bord de la rupture, le G20 a-t-il fait son temps ? Une chose est sûre, le sommet d’Osaka a été littéralement pris en otage par la rencontre entre l’américain Donald Trump et le chinois Xi Jinping, en conflit ouvert depuis des mois sur les questions commerciales. Et comme l’année dernière à Buenos Aires le principal événement du G20 était un rendez-vous qui n’avait rien à voir avec le G20. Sans compter que la multiplication des rencontres bilatérales sur des sujets, comme par exemple cette année la crise iranienne, ou les tractations des Européens pour le renouvellement des principaux postes à Bruxelles, a éclipsé les thèmes à l’agenda du G20. Sur le fond, le sommet d’Osaka a été incapable de condamner le protectionnisme dans les échanges commerciaux. Quant à la question du Climat, les ambitions sont restées très modestes puisque la déclaration finale n’a fait que réitérer l’engagement qui avait été déjà pris à Buenos Aires d’appliquer l’accord de Paris sur le Climat.

AM : Vous l’entendiez, Donald Trump et Xi Jinping ont décrété une trêve commerciale, ça veut dire, une pause dans les tensions entre eux. Aujourd’hui le président américain a salué une rencontre excellente avec le dirigeant chinois. Selon lui, les négociations vont reprendre, mais pas d’autres précisions n’ont été données pour le moment.

SB : Ce n’était pas prévu, mais peut-être qu’une rencontre entre Donald Trump et Kim Jong Un va avoir lieu ce week-end.

AM : En tout cas le président américain a lancé l’invitation aujourd’hui, à son arrivée à Séoul. Dans un tweet, il a proposé au dirigeant nord-coréen de lui serrer la main et de lui dire bonjour, dans la zone démilitarisée, à la frontière entre Corée du Sud et Corée du Nord. Pyongyang a semblé intéressée, mais rien d’officiel pour le moment. Donald Trump commence une visite de deux jours en Corée du Sud.

SB : Les États-Unis, qui ont indiqué ce samedi, enquêter après la découverte par les forces du gouvernement d’union nationale libyenne de missiles présentés comme d’origine américaine…

AM : dans une base des forces du maréchal Khalifa Haftar. Le maréchal Haftar a lui promis aujourd’hui d’attaquer les intérêts turcs en Libye en effet, il accuse Ankara de soutenir militairement ses rivaux, c’est-à-dire ses ennemis, du gouvernement d’union nationale. Ces derniers ont dénoncé des menaces irresponsables aujourd’hui.

SB : Les Émirats arabes unis sont en train de réduire leur présence militaire au Yémen.

AM : Pays où ils interviennent pourtant au sein de la coalition menée par l’Arabie Saoudite. Une coalition qui lutte contre les miliciens houthis. C’est la tension montante entre les États-Unis et l’Iran, qui se répercute dans toute la région du golfe, qui motiverait les dirigeants émiriens, les dirigeants des Émirats arabes unis, à se retirer du Yémen. Explication, Stéfanie Schuller.

Selon deux diplomates occidentaux, interrogés sous couvert d’anonymat par l’agence Reuters, les Émirats ont retiré une partie de leurs militaires du port d’Aden et de la côte ouest du Yémen. Dans ces zones, l’État du Golfe avait ces dernières années armé et formé des soldats yéménites qui combattent les miliciens houthis soutenus par l’Iran. D’autres sources occidentales, citées par Reuters, se prononcent sur la raison de ce retrait partiel : Abu Dhabi veut pouvoir compter sur ces troupes pour défendre son propre territoire en cas d’escalade entre les États-Unis et l’Iran. La semaine dernière, le secrétaire d’État américain a effectué une tournée dans le Golfe afin de former une coalition pour protéger les axes de transport pétrolier dans le détroit d’Ormuz. Occasion pour Mike Pompeo de rappeler au prince héritier des Émirats arabes unis qu’il devait faire plus pour assurer la sécurité maritime. Cette pression américaine pourrait être un motif supplémentaire pour Abu Dhabi de faire revenir une partie de ces troupes. Le chiffre exact de militaires émiratis présents au Yémen n’est pas connu, ni celui des soldats concernés par ce redéploiement.

SB : Elle est allée jusqu’au bout, la capitaine du Sea Watch, le navire de l’ONG allemande du même nom. Elle a été arrêtée la nuit dernière après avoir forcé le passage, jusqu’au port italien de Lampedusa.

AM : À bord du bateau, il y a 40 migrants secours il y a 17 jours au large de la Libye. Ce qu’elle a fait est un acte criminel selon le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini, un acte de guerre ajoute-t-il. Il a également promis la prison ferme pour la capitaine du bateau, et la mise sous séquestre du Sea Watch, ainsi qu’une forte amende pour l’ONG. Malgré ce risque et ces sanctions, Ruben Neugebauer est le porte-parole de Sea Watch, il se dit fier de l’action courageuse de la capitaine.

C’était la dernière option qui restait encore à Carola Rackete afin de garantir la sécurité des personnes à bord. C’est une honte pour l’Europe que durant deux semaines aucune solution n’ait pu être trouvée pour répartir 40 personnes sur plus de 500 millions d’Européens ! C’est honteux que l’Union européenne n’arrive pas à trouver des solutions. Au contraire : le « laisser mourir » à ses frontières est devenu son calcul politique. Et alors qu’aucune institution européenne ni aucun État européen n’étaient prêts à assumer la responsabilité, notre capitaine a été finalement obligée de le faire elle-même et d’entrer dans les eaux territoriales italiennes, en prenant de grands risques personnels. Tout cela parce que la sécurité des personnes à bord est notre priorité. Aujourd’hui on en est là : les organisations privées sont nécessaires pour imposer en Méditerranée les droits fondamentaux sur lesquels on s’était mis d’accord - à juste titre  -après la Seconde Guerre mondiale.

AM : Propos recueillis par Stéfanie Schüller. La France est prête à accueillir 10 des 40 migrants qui ont débarqué du Sea Watch 3, c’est ce qu’a annoncé le ministère de l’Intérieur. RFI il est 22h08 à Paris, l’heure du mot de la semaine, c’est avec Yvan Amar. Le mot Mercato aujourd’hui.

Après les élections, un mercato bien compliqué pour les postes-clés dans l’Union européenne. Voilà un titre de Rfi, qui date d’aujourd’hui, et qui montre bien le succès de ce mot Mercato : il déborde de son milieu d’origine, pour être utilisé dans un contexte, une situation politique. Cela montre bien que le terme existe, avec son sens figuré, et qu’il est autonome, qu’il peut voyager, qu’il n’est pas uniquement attaché à un certain monde. Cette idée qui a pris naissance dans le sport se retrouve dans la politique internationale, ou en tout cas européenne. Il s’agit de savoir qui va être nommé à des postes importants, qui va les remplacer, lorsqu’ils quitteront leur poste d’origine, éventuellement, quelles seront leurs conditions de travail, leur salaire peut-être. Mais on se demande aussi comment ils pourront travailler, et avec qui. S’ils seront compatibles avec les autres, quelle sera leur marge de manœuvre, si leurs idées et leurs convictions pourront coexister avec celles des autres pourront exister à côté de celles des autres. C’est bien tout cela le mercato, c’est-à-dire le marché, puisque c’est le sens de ce mot italien qui désigne d’abord toute cette activité de transferts de joueurs, d’un club à l’autre, qui est malgré tout relativement réglée : on a le grand mercato d’été, et le petit mercato d’hiver : deux périodes, un peu comme les soldes, pendant lesquelles on a le droit de renouveler son équipe, de changer ses joueurs, de négocier les contrats. Une foire ? Oui hélas, c’est un peu ça. Et l’un des sens les plus fréquents du mot mercato en italien est associé au marché aux bestiaux : ceux qu’on tâte, qu’on évalue, qu’on soupèse, et qu’on vend en fonction de leur évolution de ce qu’ils pourront rapporter plus tard !

AM : Le mot de la semaine, présenté par Yvan Amar sur RFI. C’est ainsi que se termine ce Journal en français facile, merci à vous de l’avoir suivi, merci à Sylvie Berruet d’avoir été à mes côtés. Restez bien avec nous l’info continue sur la radio du monde.

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