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Journal en français facile 28/01 20h00 GMT

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RFI
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Celine Pellarin :
Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel.
Bonjour, bienvenue dans votre journal en français facile. Dans cette édition, le décret de Donald Trump sur les réfugiés qui provoque l'indignation d'une large partie de la communauté internationale. Les voyageurs de sept pays majoritairement musulmans ne peuvent plus entrer aux États-Unis pendant quatre mois.

À la une de l'actualité également la Turquie et le Royaume-Uni qui veulent plus travailler ensemble après le Brexit.

On ira à Angoulême où les auteurs de bande dessinée sont récompensés.

Et nous retrouverons Yvan Amar à la fin de cette édition pour décortiquer un nouveau mot de la semaine.

Une semaine après son investiture, le président américain provoque une crise diplomatique après avoir signé un décret. Un texte qui suspend, qui stoppe pour quatre mois l'accueil des réfugiés et des ressortissants de sept pays majoritairement musulmans. Pour le président Donald Trump, ces mesures sont nécessaires afin de protéger le pays, les États-Unis du risque d'attentat. Les sept pays concernés sont la Syrie, l'Iran, l'Irak, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen. Conséquence immédiate, ce sont des milliers de voyageurs qui ont été obligés de rebrousser chemin, puisqu'ils n'ont plus le droit d'entrer aux États-Unis jusqu'au mois de juin. Correspondance à Washington de Jean-Louis Pourtet :

Selon un élu new-yorkais, ce serait une douzaine de personnes qui seraient toujours détenues à l'aéroport de New York, en dépit d'un visa en bonne et due forme. Parmi eux, deux Irakiens, dont l'un qui a été libéré, avaient aidé les Américains pendant la guerre d'Irak. Les deux hommes sont considérés comme des collaborateurs par le groupe État islamique et menacés de mort. Par ailleurs cinq Irakiens et un Yéménite se sont vus refuser à l'aéroport du Caire  le droit d'embarquer à bord d'un vol à destination des États-Unis. Autre effet pervers du décret: s'il n'est plus possible pour les citoyens des pays visés d'entrer aux États-Unis, y compris les détenteurs de visas et de cartes de résidents permanents, il est tout aussi difficile pour ceux qui y sont déjà d'en sortir: une étudiante iranienne qui devait se rendre en Iran le 4 février a vu son billet sur la Turkish Airlines annulé. Plusieurs grosses entreprises américaines, dont Google, conseillent à leur personnel étranger de ne pas quitter les États-Unis, car il risque de ne plus pouvoir y retourner. Bien des Américains sont choqués par la sévérité des mesures contre les réfugiés: résumant leur sentiment, la responsable d'une organisation d'assistance aux réfugiés déclare: S'il y a une valeur américaine fondamentale, c'est celle d'accueillir ceux qui fuient les persécutions.

Ce décret controversé, très critiqué est attaqué en justice aux États-Unis par l'Union américaine pour les droits civiques et par plusieurs ONG d'aide aux immigrés.

Hier Donald Trump a reçu à la Maison-Blanche le premier dirigeant de son mandat. C'était la Première ministre du Royaume-Uni. Theresa May qui refuse actuellement de condamner le fameux décret américain sur les réfugiés, dont on vient de parler. Elle affirme que les États-Unis sont responsables de leur politique d'immigration. La chef du gouvernement britannique  qui a discuté de la crise des migrants avec le président turc qui l'accueille à Ankara. Theresa May et Recep Tayyip Erdogan veulent instaurer de nouvelles relations commerciales alors que le Royaume-Uni va sortir de l'Union européenne avec le fameux Brexit.

Le gouvernement espagnol est d'accord pour extrader, transférer vers la Colombie Hector Albeidis Arboleda. Il a été le médecin des Farc, la guérilla colombienne. Et il est accusé d'avoir pratiqué au moins trois cents avortements forcés. Correspondance à Madrid de François Musseau :

Écouter la litanie des crimes commis par Hector Albeidis, ancien médecin de la guérilla colombienne des FARC, donne la chair de poule. D'après les accusations qui pèsent contre lui, entre 1998 et 2004, c'est-à-dire pendant six ans, dans la jungle de Colombie, il s'emparait de jeunes combattantes de la guérilla, ayant moins de 18 ans, les obligeait à avorter, le plus souvent après  avoir permis que des supérieurs les violent. Pour comble de sadisme, Albeidis, surnommé le Docteur Mengele, obligeait ces mêmes femmes à se défaire des embryons tués et à les jeter elles-mêmes dans des vastes décharges. Jusqu'ici Hector Albeidis était passé entre les mailles de la justice. En 2005, il avait réussi à sortir de Colombie et avait demandé en vain l'asile en Espagne. Pourtant, à force d'insistance, il avait obtenu en 2015 la nationalité espagnole. Cette même année, il avait été arrêté par la justice à Madrid, convaincue de ses crimes contre l'humanité. L'extradition vers Bogota n'était qu'une question de temps. L'Espagne qui fut longtemps la référence la justice universelle participe par ce geste à renforcer la coopération internationale contre les auteurs de crimes contre l'humanité.

En France plus que 24h avant de connaitre le nom du candidat du parti socialiste à la présidentielle. C'est demain que les électeurs votent pour le second tour de la primaire. Le favori Benoît Hamon et Manuel Valls espèrent une participation plus forte qu'au premier tour. La participation est un enjeu crucial pour l'avenir du vainqueur et pour le Parti socialiste. Dimanche dernier, un million six cent mille votants se sont déplacés.

Je vous propose de parler de bulles, de cases, de parler de Bande dessinée, le neuvième art. On vient de connaitre le palmarès, les noms des lauréats des récompenses décernées au Festival d'Angoulême. La plus prestigieuse étant le Fauve d'Or du meilleur album de BD. Et on retrouve à Angoulême notre envoyée spéciale Sophie Torlottin. Sophie c'est la Bande dessinée belge qui est mise à l'honneur ce soir.

En direct d’Angoulême, Sophie Torlottin.

Transcription non disponible.

Un mot de football avec la coupe d'Afrique des Nations et les matchs des quarts de finale. En début de soirée c'est le Burkina Faso qui s'est qualifié pour les demi-finales en battant la Tunisie. Score de 2 à 0. Second match de la soirée en cours. Match nul à la mi-temps.  C’est le Sénégal et le Cameroun qui sont à l'affiche de cette rencontre.

Comme chaque samedi c'est l'heure de retrouver Yvan Amar qui nous décrypte le mot de la semaine. On parle aujourd’hui du terme "ressortissant".

Donald Trump vient de signer un décret qui interdit l’accès aux États-Unis aux ressortissants de sept États étrangers, sept États musulmans d’ailleurs. Alors qui sont ces ressortissants ? Qu’est-ce que c’est un ressortissant ? Tout simplement c’est quelqu’un qui a une certaine nationalité. Par exemple un ressortissant syrien est bien il est Syrien. C’est un citoyen syrien ou tout au moins quelqu’un qui dépend de la justice et de l’administration syrienne. Alors attention, ce mot ressortissant on l’emploie dans des circonstances précises. On l’emploie lorsque le ressortissant est hors de son pays. On ne dit pas, par exemple,  qu’il y a des ressortissants français en France. En France il y a des Français, des citoyens français. En Syrie il y a des citoyens syriens, et on ne parle pas de ressortissants syriens. Mais si un Irakien veut se rendre aux États-Unis, là on pourra parler d’un ressortissant irakien. Et le mot vient du verbe ressortir. Alors attention là: il y a deux verbes ressortir. Deux verbes différents, même s’ils appartiennent lointainement à la même famille.  Le plus courant, ressortir veut dire sortir de nouveau. Et puis il a un autre sens, ça veut dire être très visible. Dans ce tableau, la figure du personnage principal ressort bien sur ce fond bleu: c’est-à-dire qu’elle se détache bien, on la voit bien. Et puis il y a un autre verbe ressortir, dont le sens est tout différent, et très administratif : on dit par exemple, tel problème ressortit à la justice française. C'est-à-dire qu’il est du ressort de la justice française, il dépend de la justice française. On voit bien que ce deuxième verbe ressortir est différent du premier : il ne se conjugue pas de la même façon. On dit : ce problème ressortit à la justice, et non pas ressort. Et bien c’est de ce deuxième verbe ressortir que vient notre ressortissant.

Yvan Amar. C'est la fin de ce journal en français facile. Merci à vous de l'avoir suivi.

 

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