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Journal en français facile 27/06/2017 20h00 GMT

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Florent Guignard : Radio France Internationale, il est 20h en temps universel, 22h à Paris. Bonsoir, bienvenue dans le journal en français facile, que je vous présente ce soir avec Édouard du Penhoat, bonsoir Édouard.

Édouard du Penhoat : Bonsoir à tous.

FG : Au sommaire de ce journal, Édouard, une nouvelle cyberattaque de grande ampleur.

EdP : Une attaque informatique qui a commencé en Ukraine et en Russie, et qui s'est répandue à travers la planète.

FG : En France, l'élection du nouveau président de l'Assemblée nationale, le 4e personnage de l'État : il s'agit de François de Rugy.

EdP : Et au Zimbabwe, l'arrestation d'un opposant au président Mugabe.

FG : On terminera ce journal avec un sondage : depuis l'élection de Donald Trump, l'image des États-Unis dans le monde s'est fortement dégradée.

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EdP : Une cyberattaque, une attaque informatique, s'est répandue aujourd'hui sur les réseaux mondiaux.

FG : Un virus informatique s'est introduit peu à peu dans les ordinateurs de très nombreuses entreprises, organismes et services publics, en Europe, mais aussi aux États-Unis. Il s'agit, comme on dit, d'un logiciel malveillant qui pirate les fichiers informatiques qui se trouvent dans les ordinateurs. Et pour récupérer ces fichiers, il faut payer une rançon, il faut verser de l’argent aux pirates. Un logiciel de ce type avait déjà semé la panique au mois d'avril, et ce soir, selon le ministre français du Numérique, il s'agit d'une attaque « sans précédent » compte tenu de l'ampleur du piratage, et de l'intelligence du virus, Véronique Gaymard, qui détecte les failles, les faiblesses dans les systèmes de sécurité.

Oui, l'attaque informatique a d'abord touché des entreprises et des services publics en Ukraine et en Russie. À Kiev, les panneaux d'affichage de l'aéroport ne fonctionnaient plus, des vols ont été retardés, les passagers du métro ne pouvaient plus payer en carte bancaire, des banques ont suspendu leurs opérations. Ce virus, vous l’avez dit, s'est rapidement étendu à des multinationales en Europe : le géant danois du transport maritime Maersk, le groupe français de construction Saint-Gobain, le publicitaire britannique WPP, l'industriel pharmaceutique américain Merck. Le géant pétrolier russe Rosneft a réussi lui à éviter les dégâts grâce à un système de secours. Même les systèmes de surveillance du taux de radioactivité de la centrale de Tchernobyl ont été affectés. Du coup les techniciens sont revenus aux anciennes méthodes de mesures manuelles avec les compteurs Geiger. Cette attaque ressemble effectivement à celle de mai dernier : des « randsomeware », des logiciels qui exigent des rançons en échange d'un code qui permet de les déchiffrer. Ces logiciels, donc, ont été introduits dans les systèmes informatiques. Plusieurs entreprises ont affirmé avoir reçu sur leurs écrans d'ordinateur des demandes de rançon de 300 dollars. Les personnels des entreprises affectées, en tout cas la plupart, ont été priés de rentrer chez eux, les ordinateurs ayant été déconnectés des réseaux en urgence.

FG : Véronqiue Gaymard dans le journal en français facile. RFI Il est presque 22h 4 à Paris.

EdP : Et cette question maintenant : une nouvelle attaque chimique est-elle en préparation en Syrie ?

FG : C'est ce que pensent en tout cas les services de renseignement américain, qui ont détecté des mouvements suspects sur une base militaire syrienne. Au mois d'avril, une attaque chimique attribuée à l'armée de Bachar el Assad avait tué 88 personnes, les États-Unis avaient alors bombardé une base militaire syrienne. Aujourd’hui, Donald Trump et Emmanuel Macron se sont parlé au téléphone, et les deux présidents disent qu'ils travaillent à « une réponse commune » en cas d'attaque chimique.

EdP : En France, c'était aujourd'hui la rentrée parlementaire, après les législatives et l'élection des nouveaux députés. Ils ont élu aujourd'hui leur président, le président de l'Assemblée nationale.

FG : C'est le quatrième personnage de l'État, Édouard, après le président de la République, le Premier ministre et le président du Sénat. C'est lui qui dirige les débats dans l'hémicycle, qui organise l'ordre du jour de l'Assemblée nationale. Il a aussi un pouvoir de nomination. C’est donc un poste important sous la 5e république. Le nouveau président de l'Assemblée nationale s'appelle François de Rugy. Un ancien écologiste qui a soutenu la candidature d'Emmanuel Macron à la présidentielle, alors qu'il s'était présenté à la primaire du Parti socialiste. Valérie Gas.

Il n'y avait pas de suspense. Il n'y a pas eu de surprise. François de Rugy a été élu président de l'Assemblée nationale. C'est une consécration pour cet élu de Loire-Atlantique qui entame sa troisième mandature à l'Assemblée nationale. Ancien écologiste, il avait quitté Europe-Ecologie-Les Verts après le départ de Cécile Duflot du gouvernement en 2014 et avait fondé le Parti écologiste. Après avoir participé à la primaire de la gauche pour l'élection présidentielle de 2017, il a été le premier à lâcher le vainqueur, Benoit Hamon, et à annoncer qu'il soutenait Emmanuel Macron. Un engagement précoce dont il recueille aujourd'hui les fruits. François de Rugy a fait une campagne active auprès des nouveaux députés de la République En Marche. Sans avoir été officiellement adoubé par le chef de l'État, sa candidature, nous dit-on, « rassurait » l'Élysée car c'est un parlementaire expérimenté. Sa désignation par le groupe LREM a été sans appel avec 153 voix, même s'il était en concurrence avec deux femmes, Sophie Errante et Brigitte Bourguignon. François de Rugy a promis de remettre sa présidence en jeu à mi-mandat. Une manière de montrer sa volonté de renouveler les pratiques politiques. Valérie Gas, Boris Vichith, à l’Assemblée nationale, RFI.

EdP : Et dans la nouvelle Assemblée, il y a 7 groupes parlementaires, avec une nouveauté pour les députés socialistes.

FG : En effet, ils ne s'appellent plus socialistes ; le nom de leur groupe c’est désormais « Nouvelle gauche ». À noter aussi que Manuel Valls, l'ancien Premier ministre, a démissionné du Parti socialiste. Il siégera désormais avec les députés de la République en Marche, le parti d'Emmanuel Macron.

EdP : Dans l'actualité africaine, l'arrestation au Zimbabwe d'un opposant au président Robert Mugabe.

FG : Le pasteur Evan Mawarire a été arrêté hier. Son crime ? Avoir apporté son soutien à des étudiants en médecine en grève. Ce n'est pas la première fois qu’il est arrêté dans son pays, le Zimbabwe, dirigé par le vieux président Mugabe depuis 35 ans. RFI Johannesburg, Alexandra Brangeon.

Selon l'avocat d'Evan Mawarire, celui-ci se trouvait toujours ce matin au poste de police d’Avondale, un quartier nord d’Harare, où il a passé la nuit. Il a été interpellé hier après-midi alors qu'il apportait son soutien à des étudiants qui manifestaient contre l'augmentation des frais universitaire. Il est accusé de troubles à l’ordre public. Le fondateur du mouvement « This Flag » (« ce drapeau ») est déjà poursuivi par la justice. L'année dernière, il est devenu le fer-de-lance de la contestation au régime de Robert Mugabe, ayant participé à une vague de grèves et de manifestations violentes. Craignant pour sa vie, il avait discrètement quitté le pays. Et il a été arrêté à son retour dans le pays il y a 4 mois. Aujourd'hui, il est en liberté sous caution. Son passeport lui a été confisqué. Il a été inculpé de tentative de sabotage du gouvernement et d'incitation à la violence. Son procès doit s'ouvrir au mois de septembre. Alexandra Brangeon, Johannesburg, RFI.

EdP : Aux États-Unis, la réforme du système de santé patine, elle a du mal à avancer.

FG : Oui, c'était une promesse de campagne de Donald Trump : la suppression de ce qu'on appelle Obamacare, une assurance maladie universelle, pour tous les Américains. Le texte au Sénat… le vote au Sénat, pardon, devait avoir lieu cette semaine, mais il est reporté, parce que pour l'instant, il n'y a pas de majorité pour le voter.

EdP : Et à propos de Donald Trump, un sondage sur l'image des États-Unis dans le monde, pas très flatteur pour le nouveau président américain.

FG : Et pour cause : depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, l'image des États-Unis dans le monde s'est fortement dégradée, à part dans deux pays, Israël et la Russie. Stéphanie Schuler.

Jamais l'image des États-Unis dans le monde ne s'est dégradée à une telle vitesse. Pour le Pew Research Center, la cause de cette dégringolade ne fait aucun doute : l'impopularité du nouveau locataire de la Maison-Blanche. Seuls 22% des sondés disent faire confiance à Donald Trump. De la Suède au Chili, des Philippines au Sénégal, trois quarts des citoyens le trouvent arrogant. 65% fustigent son intolérance, 62% le considèrent même comme dangereux. Mais ce ne sont pas seulement les traits de caractère du nouveau président américain qui sont ainsi rejetés par l'opinion publique mondiale. Ses principaux projets politiques aussi sont plus qu'impopulaires, avec en tête le fameux mur à la frontière avec le Mexique, suivi par le retrait américain des accords commerciaux et de l'accord de Paris sur le changement climatique. Des 37 pays sondés par le Pew Research Center, seuls deux pays font bande à part : en Russie et en Israël, une majorité de la population fait confiance à Donald Trump. En Russie, le président américain enregistre même une hausse de 42% d'opinion favorable par rapport à la côte de son prédécesseur Barack Obama.

FG : Stéphanie Schuler. C’est la fin de ce Journal en français facile, que vous pouvez retrouver, le texte et le son, sur le site de RFI Savoirs.

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