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Journal en français facile 27/03/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie d’Andréane Meslard, bonsoir Andréane.

Andréane Meslard : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : le Brexit, Theresa May se dit prête à démissionner pour sauver l’accord de divorce. La Première ministre britannique tente ainsi d’apporter des garanties aux députés pour qu’ils votent l’accord négocié avec l’Union européenne.

AM : « La Russie doit partir ». Les mots de Donald Trump à propos du Venezuela. Le Président américain recevait aujourd’hui l’épouse de l’opposant Juan Guaido, tandis que Moscou continue de soutenir le Président Nicolas Maduro.

RA : Et puis en France le Président Emmanuel Macron met fin aux fonctions de trois ministres. Nathalie Loiseau désormais tête de liste aux élections européennes, ainsi que Benjamin Griveaux et Mounir Mahjoubi tous deux intéressés par la mairie de Paris.

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AM : Au Royaume Uni Theresa May se dit donc prête à quitter son poste plus tôt que prévu.

RA : La Première ministre mise à mal dans le dossier du Brexit. À deux reprises l’accord qu’elle a négocié avec Bruxelles a été rejeté par le parlement britannique. Alors Theresa May tente d’apporter des garanties aux députés britanniques dans l’espoir d’organiser un troisième vote, et la première de ces garanties c’est son départ ; « Je n’y ferai pas obstacle », déclare-t-elle ce soir. Le Royaume-Uni reste dans l’inconnu concernant le Brexit, parmi les scénarios évoqués il y a même la tenue d’un second référendum. S’il n’a pas lieu, quand le divorce sera-t-il prononcé ? Aujourd’hui à Strasbourg le Parlement européen a débattu de ces questions. Et le Président du Conseil Donald Tusk a redit qu’il n’était pas contre une longue prolongation. À Strasbourg pour RFI Joana Hostein.

Donald Tusk a justifié les propos qu’il a tenus avant le sommet de la semaine dernière. Le président du Conseil européen insistait pour donner du temps aux Britanniques. « Nous devrions être ouverts à une longue prolongation si le Royaume-Uni souhaite repenser sa stratégie sur le Brexit, ce qui signifie bien sûr la participation du Royaume-Uni aux élections. On a entendu des voix dirent que ce serait dommageable ou gênant pour certains d’entre vous. Une telle pensée est inacceptable. Vous ne pouvez pas trahir les six millions de personnes qui ont signé la pétition de révocation de l’article 50 ou la majorité croissante des gens qui veulent rester dans l’Union européenne ». Une remarque guère appréciée par Nigel Farage, l’eurodéputé qui a mené la campagne du Brexit. « M. Tusk, si vous pensez que le peuple britannique a changé d’avis sur le Brexit, vous faites complètement fausse route. Parce qu’en fait, d’après nos derniers sondages, 15 % (et, dans certains cas, jusqu’à 20 %) de personnes de plus voteraient pour le Leave. Si nous avions un second référendum, le Leave l’emporterait avec une marge encore plus grande. » À l’instar de Guy Verhofstadt, le monsieur Brexit du Parlement européen, plusieurs voix se sont élevées pour dire que les Britanniques finiraient par revenir au sein de la famille européenne. Pas maintenant. Dans une quarantaine d’années, précise-t-on ici. Joana Hostein Strasbourg RFI.

AM : En Algérie la pression s’accentue sur Abdelaziz Bouteflika.

RA : Le Président âgé de 82 ans. Hier le chef d’état-major de l’armée demandait qu’une procédure soit lancée en vue de son départ, car il estime qu’Abdelaziz Bouteflika n’est plus capable d’assumer la fonction. Une position que soutient aujourd’hui le RND, c’est l’un des principaux alliés du parti de Bouteflika. Et puis le patron de la centrale syndicale UGTA se dit également pour un départ du Président algérien.

AM : Aux États-Unis, Donald Trump recevait ce mercredi l’épouse de Juan Guaido.

RA : Juan Guaido c’est le chef de l’opposition au Venezuela, il est reconnu président par intérim par les États-Unis et par une cinquantaine de pays. Président par intérim, c’est-à-dire président dans l’attente de nouvelles élections. Pour le moment le pouvoir reste entre les mains de Nicolas Maduro, soutenu par la Russie. Alors à l’occasion de la venue de l’épouse de Juan Guaido à la Maison-Blanche, le Président américain a envoyé un message à Moscou. Compte rendu de cette visite avec Anne Corpet à Washington.

Accueillie dans le bureau ovale, l’épouse de Juan Guaido fait part de ses inquiétudes au président : « la crise est sérieuse, des enfants meurent faute de nourriture, j’ai peur pour la vie de mon mari. » Donald Trump se tourne vers elle, et tente de la rassurer. « Ce qui se passe là-bas ne devrait pas se passer. Donc nous sommes avec vous à 100 %. Tout va s’arranger » déclare Donald Trump. Interrogé sur l’arrivée d’avions russes à Caracas, Donald Trump répond : « La Russie doit partir. » Comme il l’a souvent fait au sujet de la Corée du Nord, de la Syrie ou de l’Iran, le président américain blâme son prédécesseur pour la situation au Venezuela. « L’administration précédente a laissé tout ça se produire. J’ai hérité d’un foutoir. Mais je vais remettre les choses en état » assure Donald Trump. Et le président répète ce qu’il a déjà affirmé à de nombreuses reprises. « Toutes les options sur la table ». Anne Corpet Washington RFI.

AM : En Thaïlande, trois jours après les élections législatives, l’opposition annonce la formation d’une coalition.

RA : Sept partis qui affirment s’être alliés, ils ont tenu une conférence de presse conjointe aujourd’hui à Bangkok. À la tête de cette coalition, le parti qui soutient l’ancienne première ministre Thaksin Shinawatra, elle se trouve en exil, mais est toujours influente. L’objectif de cette alliance est d’afficher un front démocratique face à la junte militaire au pouvoir. Le problème c’est que la junte revendique aussi la victoire. Explications Joris Zylberman.

L’annonce est forte, mais le combat n’est-il pas perdu d’avance ? Certes, le Péa Taï, le parti de Thaksin Shinawatr, l’ex-Premier ministre en exil, a gagné le plus de sièges et il a signé aujourd’hui un accord pour un front démocratique avec 6 autres formations politiques, dont le très prometteur parti Nouvel avenir. Cette alliance contre la junte revendique une majorité de 255 sièges sur 500 à la chambre basse et donc le droit de gouverner, mais voilà, le parti du général Paryuth revendique lui aussi la victoire après avoir remporté le plus de voix. Surtout, il peut compter sur une nouvelle constitution sur mesure. Elle permet aux militaires de nommer les 250 sénateurs. Or le futur premier ministre devra recueillir une majorité additionnée au sénat et à la chambre basse. Un tiers des députés suffira donc au maintien au pouvoir de Prayuth. Pour l’instant, le dépouillement n’est pas terminé, il reste encore 150 sièges à pourvoir. On attend des résultats préliminaires pour ce vendredi. L’opposition a déjà dénoncé de nombreuses manipulations, il faut dire que l’annonce des résultats définitifs a été repoussée plusieurs fois. Elle aura lieu désormais seulement le 9 mai prochain.

AM : Et puis l’épidémie de rougeole qui commence à inquiéter sérieusement.

RA : Plusieurs cas mortels ont été enregistrés à Madagascar, en Ukraine le nombre de personnes touchées par la maladie est en très forte hausse. Mais c’est surtout aux États-Unis que la situation est la plus spectaculaire puisque l’état d’urgence a été décrété dans le comté de Rockland situé non loin de New York. Cela veut dire que tous les jeunes de moins de 18 ans qui n’ont pas été vaccinés contre la rougeole n’ont plus le droit d’aller dans des lieux publics. Explications Maïwenn Bordron.

Le comté de Rockland n’arrive plus à faire face à cette épidémie de rougeole. Depuis octobre, 153 cas ont été dénombrés par les autorités locales. C’est la plus longue épidémie depuis son éradication officielle aux États-Unis en 2000. Les campagnes de vaccination intensive n’y ont rien fait. Selon le chef du comté de Rockland, 27 % des mineurs ne sont toujours pas vaccinés. L’épidémie se concentre surtout dans les quartiers où vivent des ultras orthodoxes juifs. Les opposants aux vaccins y sont nombreux, c’est ce qu’affirme le New York Times. Il a donc fallu passer à la vitesse supérieure dans le comté de Rockland. Ce qui explique cette mesure radicale. Pendant un mois, les mineurs non vaccinés contre la rougeole ne peuvent plus aller dans les lieux publics. Alors qu’est-ce qu’un lieu public, c’est une définition un peu floue : selon les autorités locales, il s’agit de tous les endroits censés rassembler plus de 10 personnes sont concernés. Les écoles bien sûr.... Selon le New York Times, 6000 enfants non vaccinés ne pourront plus aller en cours. L’interdiction concerne également les transports publics, mais aussi les restaurants, les centres commerciaux et les lieux de prière.

AM : Et puis remaniement ministériel en France.

RA : Remaniement veut dore modification de l’équipe gouvernementale. Trois ministres s’en vont, Nathalie Loiseau, ministre des Affaires européennes, c’était prévu puisqu’elle est tête de liste du parti présidentiel aux élections européennes. Benjamin Griveaux porte-parole du gouvernement s’en va aussi pour se consacrer à la campagne pour les municipales à Paris. Et puis troisième ministre démissionnaire Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du numérique lui aussi intéressé par le poste de maire de Paris. Fin de ce Journal en français facile.

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