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Journal en français facile 24/12/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Thomas Vichard : Vous écoutez RFI, il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans votre Journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter ce soir, Thomas Schnell. Bonsoir Thomas !

Thomas Schnell : Bonsoir Thomas et bonsoir à tous.

TV : À la Une de ce journal, une attaque terroriste au Burkina Faso ce matin. Avec un terrible bilan de 42 personnes tuées dont 35 civils. Notre correspondant à Ouagadougou nous dévoilera les circonstances de l'assaut.

TS : Et puis ce soir, c'est le réveillon de Noël. Nous irons à Bethléem, en Cisjordanie. Avec un reportage dans la ville qui, selon la tradition chrétienne, a vu la naissance de Jésus. Et, où l'arrivée du patriarche qui célèbrera la messe de minuit ce soir a déjà été très festive.

TV : Enfin, en France malgré ces festivités, la mobilisation contre la réforme des retraites continue. Ce matin, une cinquantaine de grévistes des transports en commun de Paris, la RATP, s'est réunie devant le siège de leur entreprise. Reportage à la fin de ce journal.

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TS : À la Une, le Burkina Faso secoué ce matin par une attaque terroriste meurtrière dans le nord du pays.

TV : Le bilan est très lourd. 42 personnes ont perdu la vie : 35 civils et 7 membres des forces de sécurité. Les militaires ont d'abord été attaqués par un véhicule piégé. Puis un autre groupe s'en est pris aux populations civiles. Les assaillants ont été repoussés après l'intervention de l'armée de l'air. L'état-major indique avoir neutralisé 80 terroristes. Les explications de notre correspondant au Burkina Faso, Yaya Boudani.

C’est vers 6h30 ce matin que les groupes armés ont lancé l’assaut sur les deux sites. Un véhicule piégé a foncé sur le détachement militaire. L’explosion a été suivie par des tirs. Pendant ce temps, les populations civiles étaient la cible d’un autre groupe. Parmi ces populations figurent de nombreuses personnes déplacées internes, suite à des attaques dans leur localité selon une source sur place. Les combats ont duré plusieurs heures, selon l’état-major général des armées. Plusieurs aéronefs des forces armées burkinabè ont dû intervenir pour repousser les assaillants. La traque s’est poursuivie au sol selon un officier des forces armées. 80 terroristes ont été neutralisés, selon l’état-major général des armées. Une centaine de motos et de l’armement ont été saisis. On déplore sept morts dans les rangs des forces de sécurité. Plusieurs civils ont été tués également durant l’attaque, écrit l’état-major dans un communiqué. Selon nos sources, au moins 35 personnes, dont 31 femmes, ont été assassinées. C’est au cours du ratissage que les forces de sécurité ont découvert les corps de toutes les victimes civiles. Yaya Boudani, Ouagadougou, RFI.

TS : L'actualité internationale, c'est aussi la Côte d'Ivoire. Guillaume Soro, l'ancien chef de la rébellion dans le pays et candidat à la prochaine élection présidentielle, a dénoncé sur Twitter la « brutalité inacceptable des forces de l'ordre à l'encontre de ses partisans ».

TV : L'ex-président de l'Assemblée nationale fait l'objet d'un mandat d'arrêt international de la justice ivoirienne pour tentative d'atteinte à l'autorité de l'État. Guillaume Soro devait rentrer dans son pays après six mois d'absence pour lancer sa campagne électorale. Son avion a finalement atterri au Ghana avant de repartir vers l'Europe. 15 partisans de Guillaume Soro ont été arrêtés hier, dont son bras droit. Des forces de l'ordre ont également empêché tout regroupement de ses soutiens.

TS : En Algérie, premier jour de deuil national après le décès, hier, du puissant général Ahmed Gaïd Salah.

TV : Malgré cela, un millier de personnes ont de nouveau manifesté aujourd'hui à Alger, la capitale. Elles contestent toujours le système algérien dont le mouvement populaire veut se débarrasser. Les funérailles d’Ahmed Gaïd Salah auront lieu demain, a annoncé le président de la République. Ahmed Gaid Salah sera enterré au cimetière El Alia, situé à l'est d'Alger. C'est là que sont enterrés les anciens présidents et hautes personnalités algériennes.

TS : Et, en ce soir de réveillon de Noël, nous prenons la direction de la Cisjordanie à quelques kilomètres au sud de Jérusalem, à Bethléem. Une ville qui a une importance toute particulière pour les chrétiens du monde entier.

TV : Car, selon la tradition, c'est là qu'est né Jésus. La messe de minuit sera célébrée à 23h, heure de Paris, dans la basilique de la Nativité par le patriarche, l’évêque latin de Jérusalem. Mais, dès cet après-midi, des festivités ont accompagné son arrivée dans la ville. Reportage de notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil.

À l'entrée de la vieille ville, foule et fanfares de scouts attendent le patriarche latin de Jérusalem. Lorsque le dignitaire religieux arrive, tous se mettent en marche et l'accompagnent jusqu'à la basilique de la Nativité. Un rituel immuable d'après Ihab Alawi, habitant chrétien de Bethléem : « Cela fait partie de notre culture en tant que chrétiens vivant à Bethléem. Quand j'étais enfant, on faisait la même chose. On venait voir la cérémonie, on était heureux et on repartait. » La tradition perdure et plaît à toutes les générations. Dina Benedetto vit aujourd'hui aux États-Unis, mais pour cette jeune Palestinienne, il était important de revenir pour célébrer Noël. « C'est à la fois toute la dimension religieuse, mais aussi juste être là avec la famille. Et, être ici pour les célébrations, c'était l'une des plus importantes raisons qui m'ont décidé à faire tout ce chemin pour être avec la famille, ici. C'est très vivant, ici, et c'est formidable d'être là pendant la période de Noël. » Les célébrations attirent aussi beaucoup de visiteurs étrangers, pèlerins ou non. Shana et Diouka sont Néerlandaises. Et c'est presque par un heureux hasard, disent-elles, qu'elles sont là en cette veille de Noël : « Nous voyagions dans le coin et on s'est dit que ce sera une belle expérience. » « Je pense que même en tant que non-pratiquante, c'est assez unique de pouvoir être ici pour Noël. » Suivant la fanfare, le patriarche salue la foule, serre des mains. « Venez vers moi », lui demande une femme un peu à l'écart. Dans l'agitation, le patriarche ne l'entend pas. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, cette fidèle assure qu'elle reviendra l'an prochain. Guilhem Delteil, Bethléem, RFI.

TS : Au Pérou, les habitants demandent des comptes après le meurtre d'une femme par son ex-conjoint.

TV : Un meurtre qui aurait pu être évité. Les voisins de la victime accusent les agents de police d'avoir tardé à réagir malgré les multiples appels. Eliott Brachet, une enquête a été ouverte par le parquet.

Les policiers n'avaient que 200 mètres à parcourir pour atteindre le domicile de Jessica Tejeda Huayanay à Lima. Pourtant, ils sont arrivés trop tard. La jeune femme a été retrouvée morte, dimanche, après avoir été rouée de coups par son ex-conjoint. Deux de ses quatre enfants sont morts poignardés par son ex-mari. Les deux autres sont dans un état grave. Les policiers auraient dû arriver à temps pour empêcher ce crime, c'est ce que dénoncent les voisins de la victime. Car ce sont eux qui ont alerté le commissariat vers 4h du matin, alors qu'ils entendaient les cris de leur voisine. Mais suite à leurs appels répétés au commissariat, aucune patrouille n'est arrivée. Une heure plus tard, les policiers ont enfin débarqué sur les lieux. Ils ont interpelé le conjoint de la victime qui tentait de s'enfuir. Ce lundi, les 34 policiers du commissariat de San Cayetano ont été suspendus. Une enquête est ouverte pour déterminer la responsabilité des agents. Ils encourent jusqu'à quatre ans de prison pour avoir violé la loi qui vise à prévenir la répétition des féminicides au Pérou. Le meurtre de Jessica Tejada Huayanay est le 163e féminicide cette année. Déjà 12 de plus qu'en 2018.

TS : En France, la grève contre la réforme des retraites ne faiblit pas en ce jour de réveillon. 20e jour consécutif aujourd'hui.

TV : La mobilisation aura déjà coûté plus de 400 millions d’euros de manque à gagner à la SNCF, selon son patron. 40 % seulement des TGV, les trains à grande vitesse, ont circulé aujourd'hui. Dans les transports en commun, 6 lignes de métro étaient complètement fermées à Paris. Seulement 2 bus sur 3 ont roulé dans la capitale. Et ce matin, devant le siège de la RATP, il y avait une cinquantaine de grévistes de l'entreprise. Ils voulaient montrer à nouveau leur motivation en ce jour de réveillon de Noël. Le reportage d'Alexis Bedu.

[Transcription manquante]

TS : C'est la fin de ce Journal en français facile.

TV : Merci Thomas, et bon réveillon à vous.

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