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Journal en français facile 24/11/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : Michael Bloomberg candidat à l’élection présidentielle aux États-Unis. Après des semaines de rumeurs, le milliardaire et ancien maire de New York va participer à la primaire démocrate.

SB : Le message du pape au Japon. En visite à Nagasaki et Hiroshima, François s’est dit pour le désarmement nucléaire, c’est-à-dire qu’il estime qu’il n’est pas bon que les états cherchent à se doter de l’arme atomique.

RA : Et puis à la fin de ce journal en français facile vous retrouverez l’expression de la semaine. Avec Yvan Amar. Soyez les bienvenus.

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SB : Il y a donc un nouveau candidat à la Maison-Blanche.

RA : La Maison-Blanche c’est le siège du Président de la République aux États-Unis donc quand on parle de candidat à la Maison-Blanche il s’agit d’un candidat à l’élection présidentielle... et c’est Michael Bloomberg qui s’est déclaré aujourd’hui. Après des semaines de rumeurs, c’est donc officiel, le milliardaire et ancien maire de New York participera à la primaire démocrate qui compte déjà 17 candidats. Présentation, Loubna Anaki, à New York.

Dès l’annonce de sa candidature, une vidéo présentant Michael Bloomberg a été rendue publique. Sa biographie sur les réseaux sociaux affiche désormais « Candidat 2020 pour la présidence des États-Unis ». À 77 ans, Michael Bloomberg rejoint ainsi une primaire déjà riche en candidats. Il estime être le mieux placé pour battre Donald Trump. « Nous ne pouvons pas nous permettre de passer 4 autres années avec Donald Trump comme président. Les enjeux sont trop élevés », écrit-il. Hommes d’affaires, maire de New York durant 12 ans, Michael Bloomberg met en avant une image de leader et mise sur son expérience. Un parcours tout de même marqué par des polémiques : des propos jugés offensants envers les femmes, ou une politique policière discriminatoire envers les afro-américains et les latinos durant son mandat new-yorkais. Pour rattraper son retard dans la course, Michael Bloomberg compte notamment sur sa fortune estimée à plus de 50 milliards de dollars. Il a déjà dépensé des millions pour s’offrir des publicités à la télé. Ce qui lui vaut les critiques de ses rivaux démocrates qui l’accusent de vouloir s’acheter l’élection. Michael Bloomberg, lui, rappelle qu’il a toujours mis sa fortune au service du pays en s’investissant dans des causes comme le changement climatique, la lutte pour le contrôle des armes à feu, ou encore la dette étudiante. Loubna Anaki, New York, RFI.

SB : À Hong Kong mobilisation record pour des élections locales.

RA : C’est un scrutin qui est observé de près en raison de la crise que traverse l’ancienne colonie britannique. Doivent être élus les membres de conseils de district compétents sur des questions de vie quotidienne. La participation a dépassé les 70 % a annoncé la Commission électorale, contre 47 % en 2015 lors du précédent scrutin. Et cette mobilisation devrait profiter aux candidats pro démocratie qui espèrent ainsi démontrer que les électeurs de Hong Kong soutiennent le mouvement de contestation.

SB : Également en Asie, le pape poursuit sa visite au Japon.

RA : Arrivé hier, François a eu droit ce dimanche à une journée marathon avec deux déplacements à Nagasaki puis à Hiroshima, les deux villes dévastées par la bombe atomique en 1945, plus de 210 000 personnes avaient été tuées. À cette occasion le pape s’est prononcé en faveur du désarmement nucléaire, il a dit que posséder des armes nucléaires afin d’empêcher des attaques était « une fausse sécurité ». Un message qui a vivement fait réagir au Japon. Le reportage à Tokyo de Bruno Duval.

Les éditoriaux de la presse conservatrice et nationaliste japonaise sont sévères envers le combat du pape en faveur du désarmement nucléaire mondial. Ils le jugent irréaliste. C’est aussi l’opinion de ce retraité. « Ces thèses pacifistes sont très inquiétantes. Le Japon vit sous la menace de deux dictatures : la Chine et la Corée du Nord. Donc, quoi qu’en pense le pape, le parapluie nucléaire américain qui nous protège est indispensable. Le Japon devrait même se réarmer. En révisant sa Constitution pacifiste de 1947, qui l’empêche de se défendre contre ses ennemis ». Mais tout le monde n’est pas de cet avis. À l’image de ce Japonais de confession bouddhiste, très attaché au pacifisme. « Le discours du pape m’a impressionné. En plus, qu’il l’ait prononcé dans un lieu aussi symbolique que Nagasaki, cela me touche beaucoup. Je partage son point de vue sur le désarmement nucléaire. Je suis d’ailleurs fâché que le Japon, le seul pays victime de l’arme atomique, refuse de signer le traité de l’ONU » Plus de 10 millions de Japonais ont signé une pétition réclamant l’interdiction des armes nucléaires de par le monde. Mais le gouvernement du Premier ministre Shinzo ABE ne veut rien entendre. Il estime que, pour sa sécurité, le Japon ne peut pas se passer du parapluie nucléaire de son puissant allié américain. Bruno Duval, Tokyo, RFI.

RA : Le pape François poursuivra ce lundi son déplacement au Japon. À Tokyo il rencontrera des victimes de la catastrophe du 11 mars 2011 quand un séisme puis un tsunami avaient tué 18 500 personnes et provoqué l’accident nucléaire de Fukushima.

SB : En sport, tennis, actuellement se déroule la finale de la Coupe Davis.

RA : C’est le dernier jour d’une semaine de compétition, selon la nouvelle formule. Le Canada dispute sa première finale, face au pays organisateur l’Espagne. Les Espagnols qui mènent 1-0 après la victoire de Roberto Bautista Agut en deux sets contre Felix Auger Alliassime. Actuellement Rafael Nadal est sur le court, opposé à Denis Shapovalov. Eric Mamruth, vous êtes sur place, et c’est très serré.

[Transcription manquante]

RA : Eric Mamruth en direct de Madrid pour RFI. 21h07 à Paris. C’est l’heure de retrouver l’expression de la semaine. Si je vous dis « serrés comme des sardines », est-ce que ça vous parle ? Les explications d’Yvan Amar.

Le mouvement des sardines a l’air de prendre en Italie. À l’appel de quatre jeunes gens, une foule s’est retrouvée à Bologne, puis à Modène, dans le nord de l’Italie, pour manifester contre les idées et la politique de Matteo Salvini et la vague d’extrême-droite qui secoue le pays. Et cet appel à manifester, relayé sans moyens particuliers et sans l’appui des médias traditionnels, qui s’est fait connaître par le bouche-à-oreille ou par les réseaux sociaux, a surpris par sa réussite. Les gens se sont pressés sur les places des villes, qui se sont remplies au-delà des espérances de ceux qui appelaient à manifester. Les gens, serrés comme des sardines. Delà, semble-t-il, le nom qu’on a donné à cette opposition spontanée ! Le mouvement des sardines. En effet on a l’habitude, en italien, comme en français, de dire qu’on est serrés comme des sardines, quand on se trouve dans une foule compacte. Et on précise parfois : serrés comme des sardines en boîte. Ou encore comme des sardines à l’huile. On comprend bien que l’expression n’est pas si ancienne ! Pas plus en tout cas que l’industrie des conserves. En effet les boîtes de sardines, cuites, baignant dans l’huile referment trois ou six poissons comprimés les uns contre les autres. Une boîte de sardines est donc souvent un lieu très encombré ! Et la formule en reprend une autre plus ancienne : comme des harengs en caque, la caque étant une petite barrique où l’on entassait des harengs qui se conservaient assez longtemps de cette façon. Mais la sardine, petit poisson, populaire, peu cher, a plu à la langue française. Elle sert d’image pour plusieurs autres choses. Comme les sardines sont minces fines et argentées, elles représentent aussi des fragments de cordelettes : les galons par exemple, notamment ceux des sous-officiers. Et plus récemment c’est ainsi qu’on a appelé les piquets qui servaient à fixer les tentes dans le sol. Et dans tous ces exemples, on voit bien qu’on a affaire à une langue familière, mais aussi un peu ironique. Moqueuse pour les sous-officiers, évoquant la débrouillardise et le système D pour les campeurs.

RA : Fin de ce Journal en français facile.

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