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Journal en français facile 24/10/2017 20h00 GMT

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RFI
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Jeanne Bartoli : Radio France Internationale, il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans votre journal en français facile. Avec moi pour le présenter Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Jeanne Bartoli.

JB : À la une, la visite officielle du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi en France. Les ONG dénoncent un bilan catastrophique du pays en matière des droits de l'homme. Emmanuel Macron, lui, préfère ménager son allié.

ZK : Des leçons enregistrées par l'un des plus grands théoriciens d'Al-Quaïda : le contenu de l'iPod d’Abdelkader Merah au cœur des débats aujourd'hui à la Cour d'assises de Paris. Avec une question : Abdelkader Merah est-il à l'origine de la radicalisation de son frère, Mohammed Merah ?

JB : Enfin le chômage recule fortement en France pour le mois de septembre. -1,7%. Sur l'année écoulée, les chiffres sont en revanche plutôt stables.

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ZK : Emmanuel Macron ne donnera pas de «leçons» à l'Égypte sur les droits de l'homme.

JB : Le président français a rencontré pour la première fois son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi qui est en visite officielle à Paris. Pas question donc de froisser, d'offenser, l'allié égyptien avec qui la France entretient un partenariat stratégique. Pourtant, plusieurs ONG dénoncent le bilan «catastrophique» de l'Égypte concernant les droits de l'homme. Muriel Paradon a assisté à la conférence de presse des deux présidents.

Emmanuel Macron était attendu au tournant. Allait-il évoquer la question des droits de l'Homme avec son homologue égyptien alors que la France négocie d'importants contrats économiques avec Le Caire ? « Je ne veux pas donner de leçons à un pays souverain », avance prudemment Emmanuel Macron, « il faut tenir compte du contexte » sécuritaire dans lequel se trouve l'Égypte, au premier plan dans la lutte contre le terrorisme. Mais le chef de l'État français rappelle son attachement aux Droits de l'Homme. « Des institutions démocratiques et protectrices des libertés, un tissu associatif riche (...) sont autant de boucliers contre la folie meurtrière des terroristes » dit-il. Interrogé sur cette question des droits de l'homme, le président égyptien Abdel Fattah al Sissi, se défend : « Nous ne pratiquons pas la torture, assure-t-il...ne croyez pas tout ce qu'on vous raconte ». Selon plusieurs ONG, le bilan d'Abdel Fatah al Sissi est catastrophique. Rien que sur la liberté de la presse, Reporters sans frontières dénombre 16 cas de journalistes et blogueurs actuellement derrière les barreaux.

JB : Muriel Paradon. La directrice de l'ONG Human Right Watch en France a vivement réagi et parle ce soir d'une lutte antiterroriste « entachée d'atrocités ». Une lutte « utilisée pour réprimer des opposants pacifiques ».

ZK : Comme attendu, la Russie a opposé son veto cet après-midi lors du vote du conseil de sécurité de l'ONU.

JB : Un vote qui visait à prolonger d'un an l'enquête sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. Moscou veut d'abord prendre connaissance du rapport des experts de l'ONU sur l'attaque au gaz sarin survenu en avril dernier à Khan Cheikhoun, dans le nord de la Syrie. Il doit être présenté jeudi et pourrait impliquer le régime syrien.

ZK : La Syrie où quatorze personnes, dont neuf civils, ont été tuées dans l'explosion de mines laissées dans les ruines de Raqqa.

JB : Annonce des forces démocratiques syriennes. Les opérations de déminage pour retirer les engins explosifs sont toujours en cours. Les djihadistes du groupe État islamique avaient en effet placé un peu partout dans la ville et dans les maisons des engins piégés.

ZK : Direction le Venezuela. Le leader emblématique de l'opposition Henrique Capriles annonce qu'il quitte la MUD, la principale coalition de l'opposition

JB : Hier quatre des cinq gouverneurs de l'opposition élus la semaine dernière avaient annoncé qu'ils prêteraient serment devant l'assemblée constituante. Une assemblée acquise au pouvoir de Nicolas Maduro et que ne reconnaît pas l'opposition et Henrique Capriles qui évoque ce soir une trahison. Cette démarche surprise des gouverneurs élus... a été durement critiquée. Achim Lippold, certains observateurs tablent d'ailleurs déjà sur la fin de l'unité de l'opposition.

Une opposition qui est déjà mise à rude épreuve : composée d'une trentaine de partis allant du centre gauche à l'extrême droite, elle a dû encaisser une sévère défaite lors des élections régionales. Et pourtant, les opposants au chavisme étaient donnés favoris, mais ils ont perdu beaucoup d'électeurs par rapport aux élections législatives de 2015. La difficulté de mettre en place une stratégie commune a certainement coûté des voix à cette coalition. Faut-il chercher le dialogue, demander des élections anticipées ou descendre dans la rue ? Les divisions au sein du camp anti-Maduro persistent. Jusqu'à présent cette coalition a pu colmater les brèches en jouant l'unité dans l'adversité. Et alors que l'opposition peine à mobiliser la rue, la décision des quatre gouverneurs de prêter serment devant l'Assemblée constituante l'affaiblit davantage. Des dissidents qualifiés de «traîtres» par Voluntad Popular, l'un des principaux partis de la MUD. L’agonie de la coalition de l'opposition fait les gros titres de la presse ce matin. Une agonie qui bénéficie au président Maduro. « La division de l'opposition représente une grande victoire pour le gouvernement », regrette par exemple une éditorialiste anti-chaviste.

ZK : Les précisions d'Achim Lippold. C'est peut-être un début de dialogue entre Barcelone et Madrid.

JB : Le Sénat espagnol a invité Carles Puigdemont à s'exprimer devant la chambre à la fin de la semaine. Les sénateurs doivent valider ce vendredi l'activation de l'article 155 de la constitution qui permet de suspendre l'autonomie d’une région. Le porte-parole du gouvernement catalan affirme que Carles Puigdemont souhaite s'expliquer, sans pour autant confirmer la présence du leader indépendantiste.

ZK : Retour en France, Jeanne, avec la suite du procès d'Abdelkader Merah.

JB : Pour la troisième fois en près d'un mois, le frère du terroriste Mohamed Merah a répondu pendant de longues heures aux questions de la Cour d'assises de Paris. Pierre Olivier, Abdelkader Merah est notamment revenu, en détail, sur le contenu de son iPod.

Ce sont 17 pistes audio qui ont beaucoup intéressé la Cour. Il ne s'agit pas de musique, mais de leçons enregistrées par l'un des plus grands théoriciens d'Al Qaida. Abdelkader Merah les écoutait en boucle, notamment lorsqu'il travaillait 8 heures par jour comme peintre en bâtiment. D'une longueur variant entre 1h et 1h40, ces cours en arabe littéraire apprenaient les bases du terrorisme et surtout comment rester discret dans la société occidentale pour éviter d'attirer l'attention des services de police. Or, pour l'avocate générale, plusieurs de ces enseignements se seraient retrouvés dans l'attitude de Mohamed Merah, tendant à prouver qu'il y a bien une association de malfaiteurs entre le frère, Abdelkader, qui écoutait ces enregistrements et Mohamed Merah qui les a mis en pratique. « C'est faux ! » se défend l'accusé, vêtu d'une chemise blanche, les mains collées au micro. « Si j'écoutais ces enregistrements, c'était avant tout pour apprendre l'arabe littéraire que je ne maîtrisais pas parfaitement ». Sur le banc des parties civiles, l'agacement est perceptible. « On n'apprend pas l'allemand en lisant Mein Kampf », lâche un avocat immédiatement interrompu par le Président. Enfin, l'avocat d'Abdelkader Merah reste sceptique. Pour lui rien ne prouve qu'il utilisait ces cours pour influencer son frère, Mohamed Merah, dans son entreprise terroriste.

JB : On reste en France. Les chiffres du chômage pour le mois de septembre viennent d'être dévoilés.Et ils sont plutôt encourageants même si depuis le début de l'année, la courbe du chômage alterne forte baisse et forte hausse. Agnieska Kumor.

Ces chiffres du mois de septembre tombent en plein débat sur l'avenir de l'assurance chômage, que l'exécutif souhaite étendre aux indépendants et aux démissionnaires. Et, une fois n'est pas coutume, l'indicateur est plutôt bon. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité, en France métropolitaine s'établit à 3 millions 494 mille. Soit une baisse de 1,8% sur un mois, et une baisse de 0,5% sur un an. Serait-ce donc cette décrue du chômage tant attendue à laquelle nous assistons ? Les spécialistes conseillent de prendre les chiffres de Pôle emploi avec des pincettes et d'attendre. Ce qui les étonne c'est que la baisse ne soit pas plus significative, alors que tous les voyants de l'économie sont au vert. La baisse profite surtout aux moins de 25 ans (moins 5,3% sur un mois). Le chômage reste stable pour les seniors. Mais il progresse pour cette catégorie d'âge de 3% sur un an. Signe aussi que lorsque l'on se retrouve au chômage à plus de 50 ans, on risque d'y rester longtemps.

ZK : Le parti les Républicains tenait ce soir un bureau politique

JB : Un bureau politique pour décider de l'exclusion ou non des républicains qui ont décidé d'adopter une attitude constructive vis-à-vis d'Emmanuel Macron. Il y a d'un côté les membres du gouvernement comme le Premier ministre Édouard Philippe, mais aussi des députés dits "constructifs" qui ont leur propre groupe à l'assemblée. Le bureau s'est mis d'accord sur l'expulsion des membres du gouvernement ainsi que deux parlementaires sauf que… le nombre de personnes pour voter n'étant pas atteint, un nouveau bureau politique doit être convoqué. Enfin la flamme olympique a quitté aujourd'hui le site antique d'Olympie en Grèce. Elle sera remise la semaine prochaine au comité d'organisation des JO de Pyeong Chang en Corée du Sud, ce sera lors d'une cérémonie à Athènes. C'est la fin de ce Journal en français facile.

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