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Journal en français facile 23/11/2021 20h00 GMT

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RFI
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Clémentine Pawlotsky : Merci d’écouter RFI, il est 21h à Paris,16 h à Basse-Terre. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. 

Le ministre français des outremers sous pression. Sébastien Lecornu est critiqué par l'opposition politique. Elle lui reproche ne pas s'être rendu dans les Antilles françaises où la crise sociale se poursuit. 

En Éthiopie, la tension est montée d'un cran. Le Premier ministre Abiy Ahmed annonce qu'il va prendre le commandement des forces armées. Pendant ce temps, les rebelles poursuivent leur avancée vers la capitale, Addis Abeba. 

L'épouse de Meng Hongwei, ancien président chinois d’Interpol sort de l'ombre. Elle profite de l'ouverture de l'assemblée générale de l'organisation pour attirer l'attention sur le sort de son mari toujours emprisonné en Chine. Elle dit ne pas savoir s'il est mort ou vivant. 

Et puis enfin, le FMI qui met en garde le Salvador contre les risques du bitcoin. Le pays a annoncé hier qu’il souhaitait créer une ville dédiée aux cryptomonnaies. 

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CP : La situation reste donc tendue dans les Antilles françaises. 

Les violences se poursuivent en Guadeloupe, malgré les renforts de force de l'ordre. La nuit dernière, en Martinique voisine, des policiers et pompiers ont été visés par des tirs. La crise a débuté mi-novembre. Elle est partie de l'obligation pour les soignants d'être vaccinés contre le Covid-19. Mais de nombreux observateurs expliquent que les raisons sont en fait plus profondes. Résultat, le ministre français des outremers. Sébastien Lecornu est sous pression. L'opposition politique lui reproche de pas s'être rendu sur place. Aurélien Devernoix. 

Avis de cyclone pour Sébastien Lecornu. Depuis le début de semaine, le ministre des Outremers tente tant bien que mal de justifier son absence de Guadeloupe : pas encore de propositions concrètes à offrir, ne pas rajouter de travail aux forces de l’ordre. Sans réellement convaincre selon le député Insoumis Jean Luc Mélenchon […]. Pire selon le patron des députés Les Républicains, Damien Abad, le ministre serait surtout trop occupé à travailler à la réélection d’Emmanuel Macron pour lequel il est chargé de recruter de nouveaux soutiens. […] Des critiques entendues par la majorité qui se veut toutefois rassurante sur l’implication du ministre dans le dossier guadeloupéen. Guillaume Vuilletet, député La République en Marche. […] Une nécessité qui pourrait s’imposer plus tôt que prévu. Sébastien Lecornu a d’ores et déjà repoussé la visite qu’il devait mener cette semaine à la Réunion et à Mayotte.

CP : L'ONU va évacuer les familles de ses employés internationaux en Éthiopie. 

La France demande à ses ressortissants de quitter le pays. Les États-Unis redoutent une escalade militaire. Alors que les forces rebelles affirment se rapprocher de la capitale, Addis Abeba, le Premier ministre Abiy Ahmed a annoncé qu'il allait prendre le commandement des forces armées, sur la ligne de front. Les précisions de Léonard Vincent. 

Après le Royaume-Uni et les États-Unis, c'est au tour de la France d'appeler ses ressortissants à « formellement » quitter l'Éthiopie « sans délai ». Et ce, dit l'ambassade, au vu de « l’évolution de la situation militaire ». Il est prévu de faciliter le départ des Français sur des vols commerciaux en réservant des sièges et, « si nécessaire », d’affréter un vol charter. L'ONU a également décidé d'évacuer les familles de son personnel international « dans les 72 heures ». Les tentatives de médiation récentes de l'Union africaine et des États-Unis sont donc, pour l'heure, un échec. Les présidents sud-africain et kenyan ont eu beau appelé mardi les belligérants à un cessez-le-feu « négocié, immédiat et indéfini », les chancelleries étrangères à Addis Abeba se préparent à l'épreuve de force. Lundi, le Premier ministre Abiy Ahmed a d'ailleurs fait savoir dans une déclaration martiale qu'il serait désormais personnellement « mobilisé sur le front pour mener les forces armées ». « Il est temps, a-t-il dit, de diriger le pays par le sacrifice. » De son côté la coalition des rebelles oromos et tigréens déterminée à le destituer dit avoir atteint Debre Sina, à 180 kilomètres de la capitale, et avancer en direction de Debre Berhan, le dernier verrou avant Addis Abeba.

CP : Interpol s'apprête à élire son nouveau président. L'organisation mondiale de lutte contre la criminalité a ouvert aujourd’hui son assemblée générale. Elle dure jusqu'à vendredi. 

L'occasion de s'intéresser au sort de l'ancien président chinois d’Interpol. Il s'appelle Meng Hongwei. Ancien vice-ministre chinois de la sécurité publique, il avait été nommé président de l'organisation en 2016. Puis il avait brusquement disparu, lors d'un voyage en chine, en 2018. Il purge aujourd'hui une peine de 13 ans et 6 mois de prison, après avoir été condamné dans une affaire de corruption. Mais son épouse, Grace Meng, dit ne pas savoir s'il est toujours en vie. Elle a fait part de son inquiétude dans une interview exclusive accordée à l’agence américaine Associated Press. Heike Schmidt. 

Grace Meng vit à Lyon sous la protection de policiers français depuis qu’elle a accusé la Chine d’avoir envoyé ses agents pour la kidnapper elle et ses deux fils. En 2019, la famille a obtenu l’asile politique. Dans une interview à l’agence Associated Press, l'épouse de l'ex-président d'Interpol sort de l’ombre et accuse Pékin d’avoir fait un « faux procès » à son mari : « Je pense qu’il est de ma responsabilité de montrer mon visage et de raconter au monde ce qui s’est passé.  Pendant ces trois dernières années, j’ai appris à vivre avec le monstre, c’est-à-dire avec les autorités chinoises.  Je n’ai aucune nouvelle (de mon mari) depuis 2018, je ne sais même pas s’il est toujours en vie. Qu’est-ce que la Chine lui a fait subir ? Je suis convaincue qu’ils sont devenus des monstres, parce qu’ils mangent leurs enfants. » Dans une lettre, Grace Meng a demandé à Interpol de s’assurer auprès de la Chine que son époux est vivant. En vain. La réponse de l’organisation : Interpol « ne peut pas interférer avec les procédures judiciaires nationales, cela porterait atteinte aux principes de neutralité et d’indépendance de l’organisation. » 

CP : Le Parlement européen approuve la réforme de la PAC, la Politique agricole commune. 

Cette réforme doit permettre de « verdir » l'agriculture c'est à dire la rendre plus écologique. Le texte s'appliquera à partir de janvier 2023. La PAC sera dotée d'un budget de 387 milliards d'euros jusqu'en 2027. Mais les écologistes, une partie de la gauche et plusieurs ONG jugent cette réforme insuffisante. 

CP : Apple et Amazon écopent d'une lourde amende en Italie. 

Les deux géants d'internet devront payer 200 millions d'euros pour infraction à la concurrence. Cette amende intervient alors que les pays de l'Union européenne ont multiplié les sanctions financières contre les poids lourds américains et chinois du numérique. 

CP : Le fonds monétaire international met en garde le Salvador contre les risques du bitcoin. 

Hier, le président salvadorien Nayib Bukele a dévoilé un projet de création de ville dédiée aux cryptomonnaies. Elle serait baptisée « Bitcoin City » financée par de la dette en cryptomonnaie et alimentée par l’énergie du volcan Conchagua. Pour rappel, le Salvador a été le premier pays à adopter le bitcoin comme monnaie officielle. C'était en septembre. Patricia Lecompte. 

Dans un document sur le Salvador, le Fonds monétaire international, écrit que ce petit pays d'Amérique centrale ne devrait pas adopter le bitcoin comme monnaie officielle en raison de sa haute volatilité. Bien que le FMI reconnaisse les efforts conduits par les autorités salvadoriennes pour développer l'utilisation des technologies numériques afin de favoriser l'inclusion financière et la croissance économique, l'institution rappelle que son utilisation en tant que monnaie officielle « génère des risques importants pour l'intégrité et la stabilité du système financier et pour la protection du consommateur. » Selon le projet imaginé par le président salvadorien, Bitcoin City, ne prélèvera aucun impôt sur le revenu, et aucune taxes foncières, seule la TVA sera prélevée aux habitants, avec comme seule monnaie d'échange, le bitcoin. Mais le projet est loin de faire l'unanimité, l'arrivée du bitcoin a suscité de vives inquiétudes auprès de toute la population mais aussi auprès des économistes du pays. Le président Bukele a qualifié la publication du FMI d’ « intéressante » analyse, pour autant il maintient son objectif de transformer le Salvador en Singapour d'Amérique latine grâce au bitcoin. 

CP : Enfin, sachez qu’un manuscrit du célèbre physicien Albert Einstein a été vendu aux enchères pour la somme record de 11,6 millions d’euros.

C’était ce mardi à Paris. Un document dans lequel Albert Einstein préparait sa théorie de la relativité générale. 

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