#Francês da atualidade

Journal en français facile 20/09/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Clémentine Pawlotsky : Vous écoutez RFI, il est 22h à Paris, 16h à Washington. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir avec Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin. 

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Clémentine, bonsoir à toutes et à tous.

CP : Dans l’actualité, les États-Unis autoriserons les voyageurs de 33 pays à se rendre sur le sol américain à partir du 1er novembre. Ça faisait presque un an et demi que cela n’était plus possible, mais il faudra respecter certaines conditions. Explications à suivre. 

ZK : L’affaire des sous-marins continue de faire beaucoup de bruit. Les États-Unis, l’Australie, le Royaume-Uni tentent de désamorcer la crise diplomatique avec la France. L’Union européenne dénonce, elle de son côté, le manque de loyauté de Washington. 

CP : En Russie, le parti du président Vladimir Poutine est en passe de remporter les législatives sans surprise. Nous reviendrons sur les conditions d’organisation de ce scrutin sans l’opposition. 

ZK : Et puis en France, près de 60 ans après la guerre d’Algérie, le président Emmanuel Macron demande pardon aux harkis et annonce une loi de réparation. 

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ZK : Les États-Unis lèveront donc les restrictions de voyage à partir du 1er novembre.

CP : Oui, à partir de cette date, les personnes vaccinées contre le Covid-19 pourront se rendre sur le territoire américains. La mesure bénéficiera à 33 pays dont le Royaume-Uni et ceux de l'Union européenne. La décision a été officialisée aujourd’hui par la Maison Blanche. C'est un soulagement pour de nombreuses personnes mais il y aura tout de même des conditions à respecter. Explications de Guillaume Naudin à Washington. 

Cela faisait 18 mois que cette interdiction avait été mise en place par l’administration Trump. Et cela faisait depuis le début de la présidence Biden que l’Union européenne en négociait l’abandon. L’annonce se produit d’ailleurs le jour de la visite du commissaire européen Thierry Breton. Avec cette décision, la Maison Blanche adopte une logique individuelle et non par pays. Pour venir aux États-Unis à partir de début novembre, il faudra remplir deux conditions : d’abord être doublement vacciné contre le coronavirus, et présenter un test négatif de moins de trois jours à l’embarquement. Il n’est pas précisé quels vaccins seront acceptés et des précisions concernant les jeunes enfants non vaccinés sont encore attendues. Cela tombe à pic en pleine période de tensions transatlantiques. Les Européens sont échaudés par le retrait unilatéral et chaotique d’Afghanistan. Et il y a aussi la crise diplomatique ouverte avec les Français au sujet de la vente de sous-marins à l’Australie. C’est aussi un signe de bonne volonté du président américain à la veille de l’ouverture de l’assemblée générale des Nations unies, où il doit évoquer la pandémie. L’aspect économique a aussi probablement compté. Depuis des mois, les compagnies aériennes font le siège de la maison blanche pour relancer le trafic international.  Guillaume Naudin, Washington, RFI.

ZK : Les tensions diplomatiques, liées à l'affaire des sous-marins, ne retombent pas. 

CP : L'Union européenne dénonce, à son tour, un « manque de loyauté » des États-Unis vis à vis de la France. Pour rappel, la France devait vendre des sous-marins à l’Australie pour environ 56 milliards d'euros.  Les deux pays avaient conclu un accord, mais les australiens ont décidé de le rompre et de finalement acheter des sous-marins nucléaires aux américains. L'affaire a provoqué la fureur du gouvernement français. Elle a ouvert une crise diplomatique entre la France et les pays de l'AUKUS, cette alliance qui regroupe l’Australie, les États-Unis, et le Royaume-Uni. Les 3 pays tentent d'apaiser la situation.  Cléa Broad Hurst. 

Oui, d’un côté, le Premier ministre britannique a souligné l’immense importance de sa relation avec son voisin français, en évoquant - je cite - l’amour « indéracinable » de Londres envers Paris. Boris Johnson a tenté de rassurer la France en expliquant que AUKUS - le partenariat stratégique signé la semaine dernière pour contrer la Chine - n’était pas « excluant » et qu’il ne fallait pas que Paris « s’inquiète ». L’Australie a quant à elle déclaré ce lundi que des dizaines de milliers d'Australiens étaient morts sur le sol français pour protéger le territoire français lors de la Première et de la Seconde guerre mondiale  - prouvant ainsi son attachement à la France, selon le gouvernement australien. Mais les tensions ne se sont pour l'instant pas apaisées. La France continue de réclamer des explications, sur ce qui « s'apparente à une rupture de confiance majeure » - c’est ce qu’a affirmé dimanche le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal. Les ministres des Affaires étrangères des États membres de l'UE vont se réunir ce soir en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, pour discuter des conséquences de cette affaire sur les relations commerciales entre les 27 et l'Australie.

CP : Et cette crise des sous-marins devrait s'inviter lors de l'Assemblée Générale de l'ONU. Les premiers discours de chefs d'État sont attendus demain. 
De son côté, la Corée du Nord estime que cette nouvelle alliance dans la région Indo-Pacifique pourrait déclencher une « course aux armements nucléaires » dans la région.  Pyongyang évoquant des « actes extrêmement indésirables et dangereux qui pourraient troubler l'équilibre de la région ». 

ZK : Journée de vote au Canada. Le pays organise ses législatives anticipées, ce lundi.

CP : 27 millions de Canadiens sont appelés aux urnes. Ils devront décider s'ils reconduisent ou non le Premier ministre Justin Trudeau, pour un 3e mandat. L'issue de ce scrutin est pour l'instant très incertaine. Il se jouera entre Justin Trudeau et son principal rival politique, le conservateur Erin O'Toole. 

ZK : Autre pays qui organisait ses élections législatives et locales, ce week-end : la Russie.

CP : Un scrutin sans grande surprise, les résultats officiels ne sont pas encore proclamés mais la victoire du parti au pouvoir ne fait aucun doute puisque les opposants au Kremlin avaient été exclus de ces élections. La formation du président Vladimir Poutine, Russie Unie, est actuellement créditée de 49,82% des voix, selon des résultats portant sur 99,98% des bureaux de vote. À Moscou, Anissa el Jabri. 

Russie Unie a rempli sa mission les élections ont été « concurrentielles, dans la transparence et la probité », voilà en substance ce qu’a dit le porte-parole du Kremlin aujourd’hui. Quant au président, qui avait à peine tenu un meeting avec le parti Vladimir Poutine a simplement remercié les russes pour je cite « leur confiance ». Question réglée pour le pouvoir, pas un mot pour la contestation du parti communiste arrivé deuxième au scrutin avec 20% il dit refuser de reconnaître le vote électronique à Moscou. 2 millions de voix qui ont fait basculer la capitale russe du côté de Russie Unie. Sa demande d’autorisation de manifester a été refusée pour cause de Covid. Reste qu’ils sont nombreux dans l’opposition à avoir retenu les leçons des mois dernier, la répression, les arrestations et l’exil. Pas d’appel à protester du côté du camp Navalny, dans un message de son équipe sur Instagram, l’opposant emprisonné a surtout ironisé sur les résultats. Ses proches parlent je cite « d’une douma illégitime ». Anissa el Jabri, Moscou, RFI.

ZK : Politique encore, cette fois au Liban : le parlement accorde sa confiance au nouveau gouvernement.

CP : Les parlementaires étaient réunis en session plénière aujourd'hui. Ils ont examiné le plan d'action du gouvernement dirigé par le Premier ministre Najib Mikati. Un plan censé stopper l'effondrement du pays. 85 députés ont donc accordé leur confiance à la nouvelle équipe gouvernementale. 15 ont voté contre. 

ZK : Au Rwanda, Paul Rusesabagina écope de 25 ans de prison.

CP : Cet ancien hôtelier qui a inspiré le film « Hotel rwanda » a été condamné pour terrorisme. Il  a été reconnu coupable « d'avoir fondé et d'appartenir » au Front de libération nationale (FLN), groupe rebelle accusé d'avoir mené des attaques meurtrières au Rwanda en 2018 et 2019. Les soutiens de Paul Rusesabagina ont toujours dénoncé un procès politique contre celui qui est devenu un féroce critique du président Kagamé. Les 20 autres accusés de ce procès ont quant à eux écopé de peines allant de 3 à 20 ans d’emprisonnement. 

ZK : En France, le président Emmanuel Macron demande pardon aux harkis et annonce une loi de réparation.

CP : Les harkis, ce sont ces anciens combattants algériens recrutés comme auxiliaires de l'armée française pendant la guerre d’Algérie, entre 1954 et 1962. Ils ont par la suite été abandonnés par la France. 60 ans après ce conflit qui a permis à l’Algérie d'obtenir son indépendance, Emmanuel Macron fait donc un geste symbolique fort. Le chef de l'État français dit vouloir réparer les injustices vécues par les harkis. Le récit d’Aram M'bengue. 

« Je demande pardon, nous n’oublions pas... » C’est en ces termes que le président de la république s’est excusé au nom de la France devant une partie de la communauté harki reçue ce lundi à l’Élysée. Cet acte fort de la part d’Emmanuel Macron signe désormais l’ouverture d’un nouveau chantier dans la gestion de ce dossier très sensible, celui de la réparation. En effet, le président de la république a annoncé une future loi de réparation, car pour lui, il est maintenant question de réparer les fautes qui ont été commises par la France vis-à-vis des harkis. Une commission nationale sera mise en place dans ce sens, pour essayer de refermer des blessures restées ouvertes depuis 59 ans. Cette réparation, dont les modalités restent à définir, concernera d’abord les premières générations de combattants harkis, ensuite leurs veuves et leurs enfants qui ont vécus dans les camps de transit. Aujourd’hui, on estime à environ 800 000 le nombre de harkis et leurs descendants vivant en France.

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