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Journal en français facile 20/06/2018 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Nathanaël Vittrant : RFI il est 20h en temps universel, 22h à Paris. Soyez les bienvenus dans cette édition du Journal en français facile, à mes côtés pour le présenter : Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Nathanaël, bonsoir à tous.

NV : À la Une, les familles de migrants arrêtés à la frontière entre le Mexique et les États-Unis ne seront plus séparées au moment de leur arrestation. Donald Trump a cédé pour une fois à la pression et a signé un décret annulant des mesures prises il y a quelques mois.

SB : Une base militaire du nord-ouest de l’Afghanistan attaquée par les talibans.

NV : Les autorités médicales françaises prennent position sur la maladie de Lyme. Une maladie provoquée par les tiques et qui fait débat parmi les médecins.

SB : Nicolas Hulot et Emmanuel Macron ensemble en Bretagne pour évoquer un projet d’éoliennes et montrer qu’entre eux tout va bien.

NV : Et puis la coupe du monde de football, l’Iran et le Maroc battus l’un et l’autre, respectivement par l’Espagne et le Portugal.

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SB : On commence donc par ce revirement de Donald Trump.

NV : Le président américain s’est finalement décidé à agir pour mettre fin à la séparation de familles de migrants à la frontière mexicaine. Les images des gamins arrachés à leurs proches par les gardes-frontières américains font scandale aux États-Unis. Donald Trump a donc signé il y a moins d’une heure un décret pour interdire le placement des enfants en centre de rétention, loin de leurs parents. Correspondance à Washington, Anne Corpet

« Nous voulons la sécurité pour notre pays, mais en même temps nous avons de la compassion nous voulons garder les familles unies » a déclaré Donald Trump. C’est un revirement majeur de la maison blanche le président américain avait toujours affirmé que seul le congrès pouvait agir pour empêcher la séparation des familles de migrants. Donald Trump reconnaît donc implicitement qu’il a eu tort, et qu’il a bien le pouvoir de renverser une politique initiée par sa propre administration, non par la loi comme il le prétendait.. Le président a dû céder à la pression politique qui était trop forte : les images de ces enfants derrière des grillages sur des matelas à même le sol, et la bande-son de leurs pleurs et de leurs appels à leurs parents ont suscité une très forte émotion aux États-Unis. De nombreux élus dont des membres éminents du parti républicain ont publiquement pris position contre cette politique. Les élections de mi-mandat approchent et le risque grandissait de voir les républicains sanctionnés à cause de cette politique. Donald Trump a donc cédé, mais il ne désarme pas sur le fonds : il continue d’exiger une loi qui restreint les flux migratoires, sans quoi, a-t-il précisé « nous serons débordés par la criminalité venue d’autres pays.

SB : Cette politique américaine avait été critiquée partout dans le monde, y compris par les voisins canadiens des États-Unis.

NV : Justin Trudeau le Premier ministre canadien la jugeait inacceptable, “la façon dont nous traitons les plus faibles définit qui nous sommes en tant que personnes, en tant que pays et en tant que communauté internationale”. Sur un tout autre sujet, Justin Trudeau a aussi annoncé que la consommation et la culture du cannabis deviendront légales au Canada à partir du 17 octobre prochain.

SB : En Afghanistan, les forces de sécurité visées dans des attaques menées par les talibans.

NV : C’est dans le nord-ouest du pays que cela se passe. Une trentaine de soldats et de policiers ont été tués, plusieurs autres blessés. Cette attaque des rebelles talibans intervient trois jours après la fin d’un cessez-le-feu qu’ils avaient décrété à l’occasion de la fin du mois de ramadan. Le ramadan étant la période de jeûne chez les musulmans. Les précisions de Sonia Ghezali.

Un grand nombre de talibans arrivait par des chemins différents explique le chef du Conseil provincial de Badghis. C’est vers 1h du matin heure locale que des dizaines d’insurgés ont lancé l’assaut sur une base militaire de la province du nord-ouest de l’Afghanistan. Des renforts ont été dépêchés sur place indiquent les autorités afghanes précisant que l’un des convois est tombé dans une embuscade, un autre a été frappé par des explosions de bombes posées en bord de route. Les talibans reprennent les combats 3 jours après une trêve suivant celle que le président afghan avait décrétée à l’occasion des fêtes de l’Eid el fitr qui marquent la fin du ramadan. Ashraf Ghani a annoncé samedi dernier, la prolongation de dix jours du cessez-le-feu unilatéral. Les insurgés ne lui ont pas emboîté le pas. La liesse qui avait accompagné les accolades chaleureuses entre talibans, policiers et soldats à travers le pays, y compris à Kaboul lors des célébrations de l’Aid le week-end dernier est enterrée. Si les images avaient suscité de nombreux espoirs pour les négociations de paix, plusieurs voix se sont élevées contre l’entrée autorisée des combattants talibans dans les grandes villes. Les insurgés en ont profité pour envoyer des informateurs afin de collecter des renseignements et planifier des attaques affirme un responsable local.

SB : On continue Nathanaël avec le Soudan du Sud.

NV : Le plus jeune pays du monde en guerre civile depuis 2013. Sous la pression de la communauté internationale, les deux responsables de ce conflit le président sud-soudanais Salva Kiir et le chef rebelle qui fut aussi son vice-président Riek Machar se retrouvent à Addis Abeba pour une nouvelle tentative de relancer le processus de paix.

SB : En France, les médecins et les autorités s’intéressent de plus en plus à la maladie de Lyme.

NV : C’est une maladie qui se transmet par les tiques, ces petites bêtes que l’on trouve dans les champs et les fougères, par exemple. La Haute Autorité de Santé vient de publier des recommandations sur la manière dont soigner les malades. La maladie de Lyme peut entraîner des douleurs au niveau des articulations, des troubles cardiaques, au niveau du cœur ou neurologiques, au niveau du cerveau. La Haute autorité reconnaît qu’il s’agit d’une maladie chronique, c’est-à-dire une maladie de longue durée qui évolue dans le temps. Ces recommandations étaient très attendues, car tous les médecins ne sont pas tous d’accord sur le sujet. Valérie Cohen.

C’est donc une petite bête qui sème la discorde. Via une morsure, elle peut parfois transmettre à l’homme la bactérie responsable de la maladie de Lyme. Souvent, une plaque rouge apparaît sur la peau, signant l’infection. Des antibiotiques en viennent alors facilement à bout, quand ils sont pris très tôt. Là-dessus, tout le monde est d’accord. C’est après que les avis divergent. Car cette plaque n’est pas toujours présente, ou passe inaperçue. L’infection peut atteindre différents organes, et occasionner des complications : et c’est sur la prise en charge à ce stade, plus tardif, de la maladie que 2 clans s’affrontent avec force. D’un côté, de nombreux médecins hospitaliers qui défendent le protocole officiel : quelques semaines d’antibiotiques, qui permettent de terrasser l’infection. Si des signes persistent, c’est que selon eux le patient n’est pas atteint de Lyme, mais d’une autre maladie. Pas si simple pour l’autre clan, qui regroupe les associations de malades et quelques médecins. Pour eux, ce traitement n’éradique pas toujours la bactérie, et il existe donc une forme chronique de Lyme, avec des symptômes invalidants persistants. Une forme qui nécessite de longs mois de traitements. Fait majeur nouveau : cette idée de chronicité est intégrée dans le document de la Haute autorité de santé. Un premier vrai pas en avant pour les malades et les quelques médecins engagés dans la lutte pour cette reconnaissance.

SB : Emmanuel Macron au côté de Nicolas Hulot en Bretagne, dans l’ouest de la France…

NV : Le président français et son ministre de l’écologie ont évoqué un projet d’éoliennes en mer. Un projet prévu pour 2023. L’occasion pour les deux hommes de s’afficher ensemble alors que Nicolas Hulot peine à faire exister les questions environnementales au sein du gouvernement. Reportage Anthony Lattier.

Au pied du phare du Cap Fréhél, Emmanuel Macron et Nicolas Hulot sont interpellés par un agriculteur :
– Moi ça fait 20 ans que je suis installé et je n’ai jamais utilisé de glyphozate.
– On est d’accord qu’on ne se connaissait pas il y a 30 secondes, hein ?!
– On ne se connaissait pas.
– C’est très bien ça.
Nicolas Hulot voulait inscrire l’interdiction de cet herbicide dans la loi… Emmanuel Macron a dit non… Le président se justifie à nouveau sous l’œil de son ministre…
– L’interdire pour tout le monde par la loi en pensant qu’on fait de la magie, on n’y croit pas. Simplement parce que les gens doivent prendre leurs responsabilités d’abord. Mais c’est faux de dire qu’il n’y a pas d’autre solution.
– Vous voyez je bois du petit lait bio.
Nicolas Hulot heureux de voir le chef de l’État à nouveau s’engager. Tout va bien entre nous assure le ministre.
L’un et l’autre on est incapable de dissimuler. Donc vous avez vu qu’on s’entend très très bien. Mais il est normal ou alors c’est prendre les gens pour des imbéciles, d’imaginer que parfois il faille phaser un certain nombre de choses, que parfois on est face à des injonctions contradictoires. Mais on trouve toujours des solutions. On avance, on engrange des progrès.”
Concernant son avenir au sein du gouvernement, il reste quand même prudent : je prends les choses jour à après jour. Anthony Lattier, Saint Bireuc, RFI.

NV : Un mot avant de nous quitter Sylvie sur la coupe du monde de football, le match entre l’Iran et l’Espagne s’est terminé 10 minutes avant le début de ce journal. Les Iraniens avaient pourtant égalisé à l’heure de jeu, but refusé pour hors-jeu après visionnage de la vidéo. Toujours dans le groupe B le Portugal a mis fin aux rêves du Maroc en battant les Lions de l’Atlas 1-0 grâce à une tête de Cristiano Ronaldo. Le Maroc d’ores et déjà assuré de ne pas disputer les 8es de finale. Et puis l’Uruguay s’est imposé face à l’Arabie Saoudite, là aussi 1 à zéro.

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