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Journal en français facile 20/03/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. 

Julien Coquelle-Roëhm : L'heure de retrouver comme tous les soirs votre Journal en français facile que j'ai le plaisir de présenter ce soir avec Frédéric Suteau. Bonsoir Frédéric !
 
Frédéric Suteau : Bonsoir Julien, bonsoir à toutes et à tous. 
 
JCR : À la une de ce journal, le coronavirus qui frappe lourdement l'Italie, deuxième pays le plus touché du monde, qui compte depuis hier plus de morts que la Chine. Le pays a franchi aujourd'hui la barre des 4 000 décès et recense plus de 47 000 contaminations. Pour faire respecter les mesures de confinement l'armée va être déployée.
 
FS : En France où on recense plus de 12 000 cas et 450 morts désormais, le confinement pourrait être prolongé. Les médecins demandent d'aller plus loin et d'imposer un confinement radical.  Pour l'instant, le gouvernement renforce les contrôles.
 
JCR : Et puis en Israël, la Cour suprême invalide la procédure d'urgence lancée par le gouvernement, elle prévoyait la surveillance des téléphones des personnes contaminées. Il faudra un contrôle du parlement disent les juges.

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FS : C'est une nouvelle fois un nombre record de morts du coronavirus que l'Italie a recensé aujourd'hui.

JCR : 627 décès de plus en 24 heures et plus de 6 000 nouveaux cas détectés dans le pays. C'est encore la région de la Lombardie autour de Milan qui paye le plus cher, la région du nord qui vient d'obtenir le déploiement des militaires pour faire respecter le confinement. Correspondance à Rome, Anne Tréca.

Après des jours de négociation avec Rome, le gouverneur de Lombardie vient d’obtenir ce qu’il voulait : l’armée dans les rues. 114 soldats seront déployés à Milan, la capitale économique italienne, pour contrôler le confinement obligatoire des habitants. Avec des patrouilles d’hommes en armes, les autorités espèrent surtout créer un choc psychologique car la Lombardie est toujours la région la plus frappée par le coronavirus. Depuis presqu’un mois maintenant, elle essaie d’enrayer la courbe des contagions et pour l’instant c’est sans succès. Le coronavirus a fait plus de morts en Italie qu’en Chine et la moitié des victimes italiennes étaient en Lombardie. Jeudi, en une seule journée, on y a compté 2 271 cas nouveaux de positivité, dont 635 pour la seule ville de Milan, capitale économique de l’Italie. Or, l’analyse des réseaux de téléphonie mobile l’a montré : malgré le danger, 40 % des personnes continuent à se déplacer ! Le métro de Milan le matin est encore plein. À noter, les militaires entrent aussi en scène au sud du pays, dans la région de Campanie, une centaine de soldats sont actuellement en train de prendre les choses en main. Et maintenant la Sardaigne demande aussi main forte à l’armée.

FS : Faire respecter les mesures de confinement, c'est aussi ce que veut le gouvernement français. Le pays est confiné depuis mardi midi, les déplacements non essentiels sont interdits mais le ministre de l'Intérieur dénonçait cet après-midi les attitudes « imbéciles » de ceux qui ne respectent pas les restrictions.
 
JCR : Christophe Castaner s'exprimait à la sortie du Conseil de Défense pour faire le point sur la lutte contre l'épidémie de Covid-19. Aucun durcissement ou prolongement du confinement n'a été évoqué malgré les demandes des médecins. En revanche, le ministre de l'Intérieur a prévenu un durcissement des sanctions. Écoutez. 
 
[Transcription manquante]
 
JCR : Les propos de Christophe Castaner recueillis par Valérie Gas.
 
FS : La France où un nouveau détenu a été testé positif aujourd'hui dans une prison près de Montpellier. Neuf autres personnes des membres du personnel ont été contaminés en prison dans le pays.
 
JCR : Et le sort des détenus en période d'épidémie inquiète partout dans le monde. Les cellules sont souvent surpeuplées, l'Iran évoque par exemple un échange de prisonniers avec la France. Il pourrait concerner le chercheur Roland Marchal emprisonné depuis juin. D'autres libérations ont été annoncées dans ce pays très touché pour désengorger les prisons. Du côté de l'Irlande où l'on prévoit 15 000 cas de Covid-19 à la fin du mois, des mesures sont prises jour après jour et, dans les prisons, Émeline Vin, on diminue le nombre de détenus.

En une dizaine de jours, 224 condamnés ont quitté les maisons d’arrêt, soit 5 % de la population carcérale, dans le cadre d’une stratégie des Services Pénitentiaires pour lutter contre la diffusion du covid-19. Ces quelque deux cents détenus ne bénéficient pas d’une remise de peine… Ce sont des condamnés pour des délits, jugés non violents, et qui ne posent aucune menace à la société, selon les services pénitentiaires. Leur libération d’ailleurs est temporaire. Comme partout, les prisons s’inquiètent de devenir des mini-foyers épidémiques : des espaces confinés, accès parfois limité à de l’eau chaude et du savon ou du gel hydroalcoolique… Elles redoutent également des troubles dans leurs enceintes alors que les visites ont été limitées, une par semaine et par prisonnier, quinze minutes maximum, pas d’enfants. Cette crainte de trouble à l’ordre public, s’étend d’ailleurs à la société irlandaise dans son ensemble : la police nationale a fait entrer dans ses rangs, ce vendredi, 300 nouvelles recrues, à un niveau jamais égalé depuis dix ans. Émeline Vin, Dublin, RFI.

JCR : Et dans ce contexte, on parle de plus en plus d'un médicament, la chloroquine. Serait-elle un bon remède au Covid-19 ? Ce traitement très utilisé contre le paludisme a été testé sur un petit nombre de patients en Chine et en France avec des résultats encourageants. Donald Trump a annoncé hier qu'il serait mis à disposition aux États-Unis mais les autorités sanitaires appellent à la prudence, faute d'essai clinique large et de données solides et publiques.
Au Nigéria par exemple les médecins s'inquiètent que beaucoup de personnes prennent de la chloroquine sans encadrement et sans indications de dosage. Deux cas d'empoisonnement à la chloroquine ont été hospitalisés à Lagos.
 
FS : Sur le continent africain justement, ils ne sont plus qu'une petite vingtaine de pays à ne pas être contaminée officiellement par le coronavirus. Le Tchad a enregistré son premier cas aujourd'hui et fermé ses écoles, ses mosquées et ses restaurants. Un homme est mort du Covid-19 pour la première fois au Gabon. C'est le deuxième mort en Afrique subsaharienne.
 
JCR : Et les mesures s'accumulent sur le continent. La Tunisie annonce un confinement général sans donner de date. Le Maroc est passé en état d'urgence sanitaire. Pour la première fois depuis plus d'un an, les Algériens n'ont pas manifesté ce vendredi. L'Afrique du Sud s'inquiète, 60% de la population pourrait-être contaminée si rien n'est fait. Une situation qui n'empêche pas le président guinéen Alpha Condé de maintenir les élections législatives et le référendum sur la nouvelle Constitution très controversé prévus dimanche. Des tirs ont été entendus dans un camp militaire et des heurts ont eu lieu à Conakry aujourd’hui.
 
FS : Et puis, autre polémique cette fois en Israël toujours concernant le coronavirus, le gouvernement de Benyamin Netanyahu avait autorisé mardi le recours à la surveillance électronique dans le cadre de la lutte contre l'épidémie.
 
JCR : Les téléphones portables de certaines personnes atteintes avaient ainsi été suivis pour retracer leur parcours et prévenir ceux avec qui elles ont été en contact. La mesure avait été dénoncée par plusieurs responsables politiques et représentants de la société civile qui y voyaient une dérive autoritaire. L'exécutif avait en effet utilisé une procédure d'urgence sans passer par le Parlement. La Cour Suprême a mis aujourd'hui des limites à ce procédé. A Jérusalem, Guilhem Delteil. 

C'est un désaveu double pour Benyamin Netanyahu et son parti, le Likud, que la Cour suprême a infligé, jeudi soir. Elle a tout d'abord estimé que la crise sanitaire pouvait permettre des mesures exceptionnelles comme une surveillance accrue des citoyens. Mais celles-ci, souligne-t-elle, ne peuvent se faire sans contrôle du tout. La Cour a donc donné jusqu'à mardi midi au gouvernement pour qu'il détermine avec la Knesset une procédure qui permettra au parlement de vérifier que l'utilisation des données récoltées n'est pas abusive. En attendant, les services de sécurité sont autorisés à surveiller les téléphones mais la police ne peut lancer de procédures sur la base de ces renseignements. Et si aucun accord n'est trouvé avec les parlementaires, le décret sera alors tout simplement annulé. La Cour invalide donc la procédure d'urgence invoquée par le premier ministre pour se passer d'un contrôle parlementaire. Mais elle impose aussi au chef du gouvernement, s'il veut préserver son décret, une réouverture du parlement. Ses travaux ont été suspendus par le président de la Knesset, également membre du Likud, mercredi, deux jours seulement après la rentrée parlementaire. Et la commission qui doit négocier avec le gouvernement n'a pas été formée. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

JCR : Et c'est ainsi que se termine ce Journal en français facile, merci de l'avoir suivi et merci à vous Frédéric !

FS : Merci Julien ! Bonne soirée on se retrouve sur le site de RFI Savoirs quand vous voulez !

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