#Francês da atualidade

Journal en français facile 19/11/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI, il est 21h ici à Paris, 20h en TU.
Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir en compagnie de Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Romain, bonsoir à toutes et à tous.

RA : À la Une ce soir, la pandémie de coronavirus qui continue de s'étendre. Nous irons en Espagne où malgré un taux de mortalité haut les masques de protection sont parfois distribués de manière aléatoire dans les hôpitaux.

ZK : L'investissement inédit du Royaume-Uni en matière de défense. D'ici 2024, le Premier ministre Boris Johnson prévoit de dépenser 53 milliards d'euros chaque année. Du jamais vu depuis 30 ans.

RA : En France, le ministre de l'Intérieur recule. Gérald Darmanin se voit contraint de modifier un article polémique de la loi sur la sécurité. Des menaces sur la liberté de la presse étaient évoquées.

ZK : Et puis, à la fin de cette édition, nous vous parlerons du lancement ce jeudi du nouveau modèle de la console de jeu du japonais Sony, la Playstation 5.

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ZK : La crise du coronavirus, et d'abord cette information : l'alerte sur la mutation des visons est levée.

RA : C'est une alerte qui avait fait grand bruit, les visons sont des petits mammifères qui sont très nombreux notamment au Danemark. Et il se trouve que le vison peut contracter le coronavirus, mais également le transmettre à l'être humain. L'alerte avait été lancée il y a deux semaines, le Danemark avait alors ordonné l'abattage de ses visons, et les deux tiers des bêtes ont été tuées. Mais l'alerte a été levée aujourd'hui car le Danemark a conclu que la mutation à l'homme du coronavirus chez les visons, c'est-à-dire le fait que les visons peuvent transmettre la maladie, est « très probablement éteinte ». De quoi rassurer en plein cœur de la pandémie.

ZK : La pandémie justement : on se penche sur la situation de l'Espagne.

RA : L'Espagne qui constitue l'un des pays qui enregistre le plus grand nombre de morts par rapport à sa population, avec 90 décès pour 100 000 habitants. Et ce qui inquiète, c'est que la protection n'est pas toujours assurée comme il faudrait : ainsi les masques sont parfois distribués de façon aléatoire explique Izazkun Baraniano, aide-soignante à l'hôpital Cruces de Bilbao :

« Ça ne dépend pas vraiment du service, mais plutôt de la personne qui supervise ce jour-là. Et après tout ce temps, je trouve incroyable qu’on soit encore en train de tergiverser, "tu mets un masque, t’en mets pas…", certains te disent "ah non, tu ne vas pas gaspiller". Alors qu’on devrait toujours être protégées, au cas où. Les patients sont souvent déplacés. Ils ont fait un PCR, qui doit être négatif à leur arrivée dans le service, d’accord. Mais ça peut changer en quelques heures. Ça fait un mois et demi que je suis dans ce service et c’est arrivé feux fois. Il n’y a pas eu de négligence, mais le patient développe des symptômes et il faut le changer de service. Et le problème, c’est qu’on s’en est occupé sans protection, et ça provoque beaucoup d’anxiété. Je crois que je suis une personne très résistante, comme mes collègues, résistante et très professionnelle. Mais je ne crois pas que je supporterais une autre vague comme celle du printemps, j’ai vu mourir des patients et j’ai accompagné trop de gens vers la mort, c’est terrible. »

RA : Le témoignage d’Izazkun Baraniano, aide-soignante à Bilbao en Espagne, au micro de notre envoyée spéciale Juliette Gheerbrant.
À noter qu'en Catalogne, les bars, restaurants et cinémas vont rouvrir lundi prochain, dans certaines conditions, avec un taux de remplissage de 50% maximum.

Et puis, le plan du gouvernement britannique pour venir en aide au secteur du sport. Londres annonce une aide de 335 millions d'euros à onze sports durement touché par la crise, en premier lieu au rugby à 15 qui hérite de quasiment la moitié de cette somme.

ZK : Et toujours à propos du Royaume-Uni les négociations sur l'après Brexit qui ont dû être suspendues.

RA : La raison : un cas de Covid dans l'équipe européenne, ces discussions entre Londres et Bruxelles avaient repris en début de semaine. La période est délicate, puisque nous sommes à six semaines de la fin de la période de transition fixée au 31 janvier, d'où l'importance de ces négociations. Et alors que la période est délicate, Londres vient d'annoncer l'augmentation de manière très importante ses dépenses militaires. Un investissement sans égal depuis 30 ans, Pauline Gleize.

Boris Johnson entend dépenser 27 milliards d'euros supplémentaires sur quatre ans, portant sur cette période le budget annuel moyen à 53 milliards d'euros. L'an dernier, il s'élevait à 42,5 milliards d'euros. Un surcroît de dépense militaire nettement supérieur aussi à ce que le Premier ministre britannique avait promis dans son programme électoral. Boris Johnson dans une déclaration au Parlement annonce la création d'une nouvelle agence dédiée à l'Intelligence artificielle. Le Royaume-Uni se dotera aussi d'un nouveau commandement spatial. Il sera capable selon Downing Street d'envoyer des satellites britanniques et une première fusée depuis l'Écosse en 2022. Boris Johnson assume pleinement ces dépenses supplémentaires en pleine crise économique. Le Premier ministre britannique assure avoir pris cette décision au cœur de la pandémie parce que je cite : « la défense du Royaume doit passer avant tout ». Il espère aussi que les projets financés créeront 40 000 emplois au total dans le pays. Autre objectif de cette augmentation des dépenses militaires : « renforcer l'influence [du pays] dans le monde », « renforcer également [sa] capacité à se joindre aux États-Unis et à ses autres alliés. »

RA : L'annonce de ce plan a immédiatement été saluée par le secrétaire américain à la défense du président sortant Donald Trump, ce plan intervient au moment où Boris Johnson veut nouer d'étroites relations avec la nouvelle administration américaine de Joe Biden.

ZK : RFI, il est 21h06 à Paris.
En France, un article de la proposition de loi sur la sécurité fait polémique.

RA : L'article 24, qui encadre la diffusion d'images de policiers. En clair, la diffusion de ces images pourrait être passible d'un an de prison de 45 mille euros d'amende. Plusieurs rédactions, des partis politiques, mais également des élus du camp du président de la République y voient une atteinte à la liberté de la presse. Une pression qui porte ses fruits puisque le chef du gouvernement a demandé au ministre de l'Intérieur en charge de cette proposition de loi, Gérald Darmanin, de revoir sa copie. Explications Julien Chavanne.

Jean Castex a sifflé la fin de la récréation. Le Premier ministre a demandé à Gérald Darmanin de revoir sa copie sur l’article 24. Un texte « trop clivant », résume Matignon. Résultat, Gérald Darmanin a cédé. Il a proposé ce jeudi soir un amendement garantissant la liberté de la presse. Autre modification, un cliché ou une vidéo pourraient être jugés condamnables si « manifestement » - le mot a été ajouté -, le « but » est de « porte[r] atteinte à l’intégrité physique ou psychique d’un policier ». La pression sur le ministre de l’Intérieur était montée d’un cran cette semaine. Une manifestation à l’appel de journalistes, mardi, a dégénéré en affrontements avec la police. Et au sein de la majorité, plusieurs cadres du Modem et d’En Marche ne cachaient plus leur malaise. Christophe Castaner, le patron des députés marcheurs, et prédécesseur de Gérald Darmanin place Beauvau a relayé ces inquiétudes au sommet de l’État. Pour Jean Castex, ce recadrage est l’occasion d’affirmer son autorité sur un gouvernement où les poids lourds parlent souvent plus forts que lui. « Arbitrer, c’est son rôle. Si on se rend compte aujourd’hui qu’il a de l’autorité, tant mieux ! », assène un conseiller du Premier ministre.

ZK : Et puis, une sortie qui fait beaucoup de bruit : celle de la Playstation 5.

RA : Le dernier modèle de la console de jeu vedette de Sony. Une sortie qui fait du bruit, mais en ligne car en raison de la pandémie ce lancement ne peut se faire comme d'habitude dans les magasins. L'objectif de l'entreprise japonaise, c'est d'écouler davantage de Playstation 5 que de Playstation 4 et de battre son rival de Microsoft dont la console est la Xbox. Correspondance à Tokyo de Frédéric Charles.

L'épidémie de Covid-19 force Sony à ne vendre qu'en ligne sa nouvelle console Playstation 5 au Japon, mais aussi ailleurs dans le monde. « Le Covid-19 nous rend très nerveux. Nous avons voulu éviter de longues queues devant les magasins. Seuls les clients qui, en septembre, ont réservé en ligne la nouvelle machine peuvent l'obtenir dans un nombre limité de magasins », explique Jim Ryan, le responsable des consoles chez Sony. Avec les confinements à répétition dans le monde, Sony espère vendre au moins 8 millions de Playstation 5 d’ici la fin de l'année fiscale en cours, en mars prochain. Le Covid-19 cause aussi du retard dans la production et la livraison des consoles. En raison de l'arrêt du travail dans certaines usines de Sony. À Tokyo, les magasins qui n'ont pas reçu assez de consoles organisent des loteries pour départager les fans. Certains qui en obtiennent une la revendent aussitôt en ligne sur la plateforme Mercari à plus du double de son prix. Frédéric Charles, Tokyo, RFI.

RA : C’est ainsi que ce termine ce Journal en français facile.

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