#Francês da atualidade

Journal en français facile 17/01/2022 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Clémentine Pawlotsky : Merci d’écouter RFI, il est 20 heures en temps universel, 21 heures à Paris et Strasbourg.

Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Clémentine, bonsoir à tous.

CP : Le Parlement européen a rendu un dernier hommage à son ancien président, l’Italien David Sassoli, décédé le 11 janvier. C'était à l'occasion de l'ouverture de sa première session, à Strasbourg, dans l'est de la France.

SB : L'Allemagne s'engage à garantir la sécurité de l'Ukraine face à la menace d'une offensive russe. La ministre allemande des Affaires étrangères était en visite à Kiev aujourd'hui. Elle souhaite aussi « un dialogue sérieux » avec Moscou.

CP : Dans l'actualité également, Gaza inondée. L’enclave palestinienne a connu d'importantes intempéries ces derniers jours. Reportage à suivre avec notre correspondant à Jérusalem.

SB : Enfin, J-15 avant les Jeux olympiques d'hiver de Pékin. On en sait plus sur les conditions d'organisation de la compétition. Seuls les spectateurs invités seront autorisés à y assister.

-----

SB : La première session du Parlement européen s'est donc ouverte ce soir à Strasbourg, dans l'est de la France.

CP : Une session particulière, avec la venue du président français Emmanuel Macron mercredi. Il présentera les priorités de la présidence française du Conseil de l'Union européenne. Une session particulière avec, également, l'élection du prochain président du Parlement. Le vote aura lieu demain matin. La session d'aujourd'hui a commencé par un hommage solennel à David Sassoli, le précédent président du Parlement, décédé la semaine dernière. Juliette Gheerbrant.

(Transcription manquante)

SB : L'Allemagne s'engage à « garantir la sécurité de l'Ukraine » face à la Russie.

CP : C'est ce qu'affirme la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock. Elle est aujourd’hui à Kiev, en Ukraine. Il s'agit de son premier déplacement officiel dans le pays. Une visite qui intervient en pleine crise géopolitique : pour rappel, les Européens et les Américains accusent la Russie de vouloir lancer une offensive militaire contre leur allié ukrainien, mais dans le même temps, la ministre allemande des Affaires étrangères dit vouloir un « dialogue sérieux » avec Moscou.

« Chaque nouvelle agression - et nous l'avons dit à plusieurs reprises - aurait un prix élevé. Nous sommes prêts à entamer un dialogue sérieux avec la Russie, car la diplomatie est le seul moyen possible de désamorcer la situation actuelle, extrêmement dangereuse. Aucun pays n'a le droit de dicter à un autre la direction qu'il doit prendre, les relations qu'il peut avoir et les alliances qu'il peut rejoindre. Le levier le plus efficace dont nous disposons pour soutenir l'Ukraine est l'engagement sans équivoque et, surtout, unanime de l'Union européenne, du G7, de l'Otan, que toute nouvelle agression aurait un prix élevé pour le régime russe, économiquement, politiquement et stratégiquement. Et nous le pensons très sérieusement. »

CP : La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock.

SB : La France condamne « avec la plus grande fermeté » les attaques aux Émirats arabes unis.

CP : Selon le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, « ces attaques menacent la sécurité du territoire (...) et la stabilité de la région ». Des attaques revendiquées par les rebelles houthis du Yémen. Elles se sont produites à Abu Dhabi la capitale. Trois personnes ont été tuée dans l'explosion de camions-citernes.

SB : Le bilan du séisme qui a frappé l'ouest de l'Afghanistan aujourd'hui s'alourdit.

CP : Au moins 26 personnes sont mortes. La plupart dans l'effondrement des toits de leurs maison. Il s'agit du dernier bilan fourni par les autorités locales. L'Afghanistan est fréquemment touché par des tremblements de terre.

SB : Et pendant ce temps à Gaza, au Proche-Orient, ce sont les inondations qui font des ravages.

Les rues sont complètement noyées. D’importantes intempéries ont touché la région ces derniers jours. L'enclave palestinienne se retrouve complètement démunie face à ces conditions climatiques. « Démunie », c'est-à-dire sans ressources suffisantes. Et le système d'assainissement de la bande de Gaza est très vite saturé, bloqué. À Jérusalem, Sami Boukhelifa.

De l’eau jusqu’aux genoux, et parfois même jusqu’à la taille. Les vidéos d’enfants traversant des rues noyées sous plusieurs centimètres d’eau, font le tour des réseaux sociaux palestiniens. Chaque hiver, ces inondations deviennent de plus en plus pénibles, confie Randa, une habitante de Gaza : « À chaque fois qu’il y a une guerre, les missiles israéliens détruisent nos infrastructures de base, qui sont déjà très vétustes. De plus, ces fortes pluies se sont abattues sur Gaza samedi et dimanche. Il n’y a pas de ramassage d’ordures durant le week-end, et donc les détritus ont bouché les quelques canaux d’assainissement toujours fonctionnels. » À Gaza, en plus des zones urbaines inondées, de vastes parcelles agricoles ont été endommagées. Selon Mohamed Bakri, président du comité agricole de Gaza, là aussi Israël a une part de responsabilité : « Je ne suis pas en train de dire qu’Israël fait exprès de noyer Gaza. Mais Israël a construit plusieurs barrages en amont, qui bloquent l’écoulement naturel des rivières qui traversent Gaza. Et à chaque fois qu’il y a de fortes précipitations, les Israéliens ouvrent les vannes de leurs barrages pour évacuer leur surplus d’eau, et c’est le déluge ici, ça provoque aussi l’érosion de nos terres agricoles. » Pour le moment ce sont surtout les plantations de fraises, « l’or rouge de Gaza », qui sont le plus durement touchées. Sami Boukhelifa, Jérusalem, RFI.

SB : Les vols réguliers de l'ONU au Mali ont été suspendus temporairement, annonce faite aujourd’hui par le porte-parole de l'organisation, Stefane Dujaric.

CP : Cette mesure s'applique en attendant les résultats des discussions avec les autorités maliennes. La semaine dernière, la junte au pouvoir à Bamako depuis le putsch d'août 2020 a fermé ses frontières aux États de la Cédéao. À noter que la force de Casques bleus de la Minusma, effectuent constamment des vols entre la sous-région et le Mali.

SB : Elle était très attendue. La politique concernant l'accueil du public aux Jeux olympiques d'hiver de Pékin a enfin été annoncée par le Comité international olympique.

CP : Ces Jeux olympiques d'hiver commencent dans 15 jours et comme à Tokyo l’été dernier, il n'y aura pas de billets mis en vente, mais des groupes de spectateurs soigneusement choisis pourront y assister en tant qu’invité. Les explications d’Alejandro Valente.

La Chine rêvait de faire des Jeux d'hiver le symbole du succès de sa politique zéro Covid. La propagation du variant Omicron a ruiné ce beau projet, et le Comité international olympique, en accord avec les autorités chinoises, vient d'en tirer les conséquences : aucun billet ne sera mis en vente pour les épreuves olympiques. Un scénario qui rappelle celui des Jeux d'été, l'année dernière, lorsque le huis clos avait été décidé à Tokyo afin d'éviter une flambée de l'épidémie. Rappelons que les Jeux commenceront juste après le Nouvel an chinois, période qui provoque en temps normal un grand brassage de population. Mais dans le cas de Pékin, une porte a été laissée ouverte pour permettre à quelques spectateurs triés sur le volet d'assister aux compétitions. Comment et par qui seront-ils choisis ? Le communiqué du CIO reste très vague sur la question, indiquant qu'un « programme adapté » sera mis en place pour inviter et accueillir ces spectateurs, qui devront se soumettre à un contrôle strict anti-Covid. Une formule qui laisse la porte ouverte aux autorités de Pékin pour choisir soigneusement ces quelques privilégiés.

CP : C’est ainsi que se termine ce Journal en français facile.

Et si vous êtes apprenant, enseignant ou simplement curieux de la langue française, sachez que votre expérience nous intéresse. RFI Savoirs, la plateforme dédiée à l'apprentissage du français, lance une enquête auprès de ses utilisateurs. Si vous souhaitez y répondre, rendez-vous sur rfi.my/experience.

 

 

 

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias