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Journal en français facile 16/06/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h à Paris.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la Une ce soir, le sommet Joe Biden-Vladimir Poutine. Une rencontre jugée « constructive » par les président américain et russe. Et qui intervenait dans un contexte de tensions inédites entre les deux pays.

SB : Dans cette édition, le portrait du nouvel ambassadeur américain en Israël. Il a été nommé hier, il s'agit de Thomas Nides. Un homme qui avait défendu les aides aux Palestiniens. Sa nomination est donc perçue comme un signe d'ouverture des États-Unis concernant les questions israélo-palestiniennes.

RA : Et puis en Iran, trois candidats jettent l'éponge, cela veut dire qu'ils ne participeront pas à l'élection présidentielle qui aura lieu vendredi. Nous entendrons l'un d'entre eux dans ce journal.

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SB : C'était donc leur premier face-à-face depuis l'élection de Joe Biden.

RA : Le président américain a rencontré son homologue russe Vladimir Poutine. Cela s'est déroulé à Genève en Suisse, les échanges ont duré près de quatre heures en présence de leurs délégations respectives. Ce sommet était très attendu car les relations entre les États-Unis et la Russie sont particulièrement tendues depuis le début du mandat de Joe Biden. On se souvient que le président américain avait répondu « oui » quand un journaliste américain lui avait demandé si Vladimir Poutine était « un tueur ». L'objectif de ce sommet était donc d'apaiser le ton. Qu'est-ce qui en est ressorti ? Le bilan avec l'envoyé spécial de RFI à Genève, Vincent Souriau.

C’était une première rencontre, une prise de température. Personne ne s’attendait à des avancées fracassantes. Et il n’y en a pas eu. J’ai fait ce pourquoi j’étais venu, résume Joe Biden. J’ai plaidé pour les droits de l’homme, et pour un ensemble de règles basiques sur lesquelles nous devons nous accorder. La Maison Blanche a soulevé deux sujets qui fâchent. Le cas de l’opposant russe Alexeï Navalny qui risque de mourir en prison ; et les cyberattaques attribuées par le renseignement américain à des groupes basés en Russie. Dans les deux cas, Vladimir Poutine ne s’est pas démonté. Navalny et son organisation incitent à l’insurrection, nous agissons dans le cadre de la loi, balaie le président russe. Quant à la cybersécurité, c’est vous, les Américains, qui commettez le plus d’attaques informatiques au monde, cessez de nous accuser sans preuve. En résumé, ni gagnant, ni perdant. Une seule avancée concrète : depuis trois mois, il n’y avait plus d’ambassadeur américain à Moscou ni d’ambassadeur russe à Washington. Les diplomates seront de retour à leur poste à très court terme.

SB : Quelques heures avant ce sommet Joe Biden faisait une annonce importante : la nomination d'un nouvel ambassadeur américain en Israël.

RA : Il s'agit de Thomas Nides. C'est une annonce qui intervient à un moment important en Israël puisque, depuis dimanche, il y a un nouveau Premier ministre Naftali Bennett. Et donc dans ce contexte, Thomas Nides est nommé ambassadeur américain. C'est un démocrate expérimenté, qui avait défendu ardemment, avec fermeté, les aides aux Palestiniens. Des aides qui avaient été gelées sous le mandat de Donald Trump. Pour le président Joe Biden, cette nomination est donc un signe de rupture avec l'administration précédente et un message d'ouverture sur les questions israélo-palestiniennes. La correspondance à Jérusalem de Sami Boukhelifa.

« C’est une bonne personne », confie une source diplomatique à Jérusalem, qui se réjouit de travailler avec lui. Mais avant cela, la nomination de Thomas Nides doit d’abord être validée par le Sénat américain où les démocrates disposent d’une courte majorité. Une fois cette étape franchie, il deviendra officiellement le remplaçant de David Friedman, ardent défenseur de la politique belliciste de l'État hébreu. Le choix de Thomas Nides, en tant qu’ambassadeur des États-Unis en Israël, n’est pas anodin. Il intervient après la formation d’un nouveau gouvernement israélien, sans le Premier ministre Benyamin Netanyahu. Depuis Washington, l’administration de Joe Biden souhaite clairement ouvrir une nouvelle page dans les relations israélo-américaines. Ancien banquier, haut responsable du département d’État, Thomas Nides s’était opposé aux tentatives des républicains au Congrès de retirer les financements destinés à l’UNRWA, l’agence de l’ONU en charge des réfugiés palestiniens. Dès ses premiers mois au pouvoir, le président Joe Biden est revenu sur cette mesure, s’engageant pour une aide de 235 millions de dollars aux Palestiniens. Sami Boukhelifa, Jérusalem, RFI.

SB : En Iran, dans deux jours a lieu l'élection présidentielle.

RA : La campagne s'achève demain au petit matin. C’est une campagne qui n'a pas passionné les Iraniens : les trois débats télévisés entre les candidats ont été jugés globalement ennuyeux par la presse, et la population est désabusée face à la crise économique. Une forte abstention est donc attendue pour ce scrutin qui se tiendra vendredi. Le conservateur Ebrahim Raïssi est présenté comme le favori. Il aura face à lui trois autres candidats, contre six ce matin - trois candidats ont en effet annoncé aujourd'hui qu'ils se désistaient, qu’ils ne participeraient pas à cette élection. Parmi eux, Mostafa Tajzadeh, candidat réformiste, on va l'entendre. Il se désiste pour soutenir un autre candidat réformiste Abdolnasser Hemmati. Que penser de cette stratégie ? Faut-il voter alors que les réformateurs accusent les conservateurs au pouvoir d'avoir éliminé leurs candidats. On écoute Mostafa Tajzadeh :

« Il y a deux approches au sein des réformateurs. Un premier groupe estime que nous pouvons encore gagner en incitant les gens à participer. Ce n'est pas parce que monsieur Hemmati le mérite réellement, mais uniquement pour dire ‘non’ à monsieur Raïssi. Le deuxième groupe estime que nous ne pouvons pas gagner, et qu'il ne faut pas participer pour ne pas légitimer cette élection. Face à cette division, nous ne voulons pas mettre de l'huile sur le feu. Moi, je ne vais pas voter par exemple, mais je n'invite pas pour autant les gens à s'abstenir. Je pense qu'ils ont conçu le jeu de manière à ce que monsieur Raïssi remporte plus de 50% des votes. Mais je ne veux pas affaiblir cette partie des réformateurs qui espèrent encore pouvoir faire échouer cette supercherie électorale. Donc, je garde le silence, je ne vote pas. Je serai heureux si monsieur Hemmati gagne l'élection, même si je pense qu'ils ont tout conçu pour que monsieur Raïssi devienne président. »

RA : Mostafa Tajzadeh, désormais ancien candidat à l'élection présidentielle qui se tiendra vendredi en Iran. Propos recueillis par l'envoyée spéciale de RFI à Téhéran Oriane Verdier.

SB : L'Euro de football, dans un instant on fera le point sur les matchs du jour, mais d'abord un geste du Portugais Cristiano Ronaldo qui a coûté très cher.

RA : Qui a coûté très cher à Coca-Cola. C'était lundi en conférence de presse, à la veille du match du Portugal contre la Hongrie, la star, Ronaldo, a écarté les bouteilles de Coca-Cola qui étaient placées devant lui. Cela a totalement fait chavirer l'action du groupe américain qui est l’un des sponsors de l'Euro de football. Explications d'Ariane Gaffuri.

« De l’eau » dit Cristiano Ronaldo en brandissant une bouteille d’eau après avoir repoussé les deux bouteilles de Coca-Cola disposées devant lui. Un geste de quelques secondes, qui a coûté 4 milliards de dollars à Coca-Cola. Il faut dire que Ronaldo, c’est non seulement le meilleur buteur de toute l’histoire de l’Euro devant Platini, c’est 400 millions de fans sur les réseaux sociaux. Vincent Claudel, économiste, spécialiste du football chez Ineum Consulting : « L’impact de ce geste de Cristiano Ronaldo par rapport à Coca-Cola, mais on peut dire aussi de Paul Pogba, hier, par rapport à la bouteille de bière qu’il a écartée, pose la question d’un sponsor d’un évènement par rapport aux acteurs eux-mêmes du jeu. Coca-Cola ou Heineken ont misé 40 à 50 millions d’euros pour être des partenaires de l’UEFA et de la compétition. À travers ce geste, même si l’organisateur leur confère des droits et une visibilité, ils sont remis en cause par les acteurs du jeu eux-mêmes. Donc, c’est peut-être une question qui est posée sur l’avenir du sponsoring. » La défiance de Ronaldo envers Coca-Cola ou de Paul Pogba envers Heineken, si elle marque une nouvelle tendance pour une alimentation saine, risque toutefois d’être sévèrement sanctionnée.

RA : Ariane Gaffuri.

SB : Et puis l'Euro de football, sur le terrain, avec actuellement le match de l'Italie.

RA : L'Italie affronte la Suisse, les Italiens forts de leur victoire lors du premier match contre la Turquie. Autre rencontre de ce même groupe -le groupe A- qui s'est jouée un peu plus tôt, le Pays-de-Galles a battu la Turquie 2-0. Et puis le troisième match du jour mettait aux prises la Russie à la Finlande dans le groupe B : victoire des Russes 1-0.

Fin du Journal en français facile.

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